Vendredi 3 août 2007
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Français
Dans la continuité des deux premiers colloques internationaux du même nom qui ont réuni à Montréal en
2002 et en 2006 les chercheurs et les professionnels travaillant dans le commerce équitable ou s'y intéressant, le 3ème Colloque International sur le Commerce Equitable se tiendra à
Montpellier du 14 au 16 mai 2008 sur le thème: "Nouvelles dimensions du commerce équitable : implications et défis".
Vous trouverez plus d'informations ainsi que l'appel à communications sur www.ftis2008.org
Ce Colloque est organisé par le CIRAD*, la Plate-Forme pour le Commerce Equitable et l'IEDES** dans le cadre du projet PICRI Commerce Equitable soutenu par la Région Ile-de-France,
l'association FairNESS qui réunit chercheurs et doctorants travaillant sur le commerce équitable, et la Chaire de Responsabilité Sociale et de Développement Durable de l'Université du Québec
à Montréal.
Contact: organisation@ftis2008.org <mailto:organisation@ftis2008.org> .
*Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement **Institut d'Etudes sur le Développement Economique et Social
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English
Following the first two international conferences of the same name held in Montreal in 2002 and 2006, researchers, fair trade operators, and all those interested will be invited to
the 3rd Fair Trade International Symposium which will be held in Montpellier, France on May 14th-16th, 2008, covering the topic of " New dimensions in fair trade: implications and challenges
".
For more information and call for papers, please go to www.ftis2008.org/en
The Symposium is organised by CIRAD *, PFCE** and IEDES*** within the framework of PICRI Fair Trade which is supported by the Ile-de-France region, network FairNESS of researchers and
PhD students working on Fair Trade and Social Responsibility and Sustainable Developement Research Comittee from the Université du Québec, Montréal.
Contact: organisation@ftis2008.org
*Agricultural Research Centre for International Development, **French Platform for Fair Trade, ***Institute for Economic and Social Development.
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Español
Como continuación de los dos primeros congresos internacionales del mismo nombre que reunieron en Montreal en 2002 y 2006 a investigadores y actores que trabajan en el comercio justo o que se
interesan en él, el 3° Congreso Internacional sobre el Comercio Justo se llevará a cabo en Montpellier, Francia del 14 al 16 de mayo de 2008, bajo la temática de "Nuevas dimensiones del comercio
justo: implicaciones y desafíos."
Usted encontrará mayor información sobre el evento y la convocatoria de comunicaciones en www.ftis2008.org/sp/ .
Este Congreso está organizado por el CIRAD *, la PFCE** y el IEDES*** dentro del marco del proyecto PICRI Comercio Justo apoyado por la región Ile-de-France, la red FairNESS que reúne a
investigadores y a estudiantes de doctorado que trabajan por el Comercio Justo, y la Cátedra de Investigación en Responsabilidad Social y Desarrollo Sostenible de la Universidad de Quebec en
Montreal.
Contacto: organisation@ftis2008.org .
*Centro de Cooperación Internacional en Investigación Agronómica para el Desarrollo, **Plataforma francesa por el Comercio Justo, ***Instituto de Estudios sobre el Desarrollo Económico y Social
Par Pierre W. Johnson
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Vendredi 5 octobre 2007
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On accuse souvent les "labels" de commerce équitable de subir depuis de nombreuses années une dérive commerciale. Dans un article du Monde Diplomatique de ce mois de septembre,
Christian Jacquiau, auteur des "Coulisses de la grande distribution" puis des "Coulisses du commerce équitable" reprend cette accusation, en énumérant l'ensemble des liens commerciaux établis par
Max Havelaar avec des entreprises privées multinationales au cours des dernières années. Pourtant ces liens sont de nature très diverses, et certains sont simplement la conséquence de
l'accent privilégié mis sur la distribution de produits du Sud. Nous essayons ci-dessous de distinguer ces partenariats par leur nature, pour donner aux lecteurs des éléments objectifs permettant
de se faire une opinion.
La distribution massive de produits labellisés
Le plus grand nombre de partenariats évoqués dans l'article de C. Jacquiau concerne le secteur de la distribution, en grande et moyenne surface, ou en chaîne franchisée : Lidl, Mac Donald's,
Starbucks, Leclerc, etc. Or ces "partenariats" découlent simplement de l'objectif affiché de l'association Max Havelaar : vendre en volume des produits labellisés (donc payés à un prix garantis)
issus de petits producteurs du Sud. Bien sûr, cela aide à soutenir financièrement l'association Max Havelaar qui fait payer une licence aux importateurs, mais on ne peut reprocher au système de
s'auto-financer, du moins de ce côté-ci de la chaîne commercial.
Il ne s'agit d'ailleurs pas à proprement parler d'accord commerciaux, mais de distribution de produits "labellisés" équitables par ces distributeurs. Même si l'éthique de ces derniers peut
sérieusement être mise en doute, la stratégie de Max Havelaar est d'ouvrir des canaux de distribution pour les producteurs du Sud dans la grande distribution du Nord. On peut le reprocher en
remettant en cause la stratégie presque exclusivement commerciale de FLO (ensemble des labels de type Max Havelaar dans 20 pays du Nord), mais il faut alors présenter et construire des stratégies
alternatives.
Comme l'écrit Thomas Coutrot, dans sa révision critique du dernier ouvrage de Christian Jacquiau, "Le choix entre circuit équitable (les Magasins du Monde, par exemple, tenus par des
bénévoles et des salariés d’associations) et grande distribution n’est pas un choix entre le Bien et le Mal, mais un arbitrage entre plusieurs contraintes." (...) "la distribution en circuit
équitable permet une proximité bien plus grande avec le consommateur, un travail pédagogique et politique plus approfondi. En revanche elle ne touche que des consommateurs déjà sensibilisés".
Dans la logique de distribution massive de produits labellisés, refuser de vendre en grande distribution ou dans des boutiques franchisées de multinationales serait non seulement suicidiaire, mais
aussi illégal. Le label "Fairtrade" détenu par FLO et, en France, Max Havelaar est jurdiquement une marque commercial, et ce dernier ne pourrait refuser la distribution des
produits qu'il "labellise" dans ces centres de distribution sans aller contre la loi du commerce, et être accusé de "refus de vente".
Le cas du "coton équitable"
Le partenariat de Max Havelaar France avec la société cotonnière Dagris (ex Compagnie Français pour le Développement des Fibres Textiles) pour le lancement du "coton équitable",
officialisé en 2005, est d'une autre nature. Fruit d'un long travail de définition d'un "prix équitable" et de débouchés pour le coton africain vendu à ces conditions, Dagris est un élément
essentiel dans une construction du "coton équitable", qui permet à 3 280 paysans d'Afrique de l'Ouest (sur 240 000 paysans africains commercialisant à travers la société) de vendre leurs cotons à
un prix préférentiel.
Dans cette opération, Max Havelaar France a assuré pour l'ensemble du système FLO International l'étude et le lancement du "coton équitable". Trois éléments qui limitent fortement cette
initiative de l'organisation de commerce équitable française mériteraient d'être retenus :
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Le bénéfice du coton équitable pour les producteurs africains est extrêmement limité.
La valeur du coton brut dans un produit textile représente moins de 3% de la valeur de ce produit. L'essentiel du prix payé par le consommateur couvre les frais et les
marches de la filature, de la confection, du design, des distributeurs et des marques. Même avec un prix garanti (+46% à +70% au cours des deux dernières récoltes au Sénégal et au Mali), plus élevé
que le prix sur le marché national, cette valeur n'excède pas cette proportion. L'essentiel de la valeur ajoutée est en effet dans la transformation du coton, le design et la
commercialisation, qui reste, même lorsque le coton est labellisé, contrôlé par les opérateurs européens (Kindy, Célio, Camif, ou bien des entreprises européennes textiles plus modestes). En
limitant la part des producteurs à la matière première, Max Havelaar ne remet pas en cause (ou pas encore) la répartition de la valeur ajoutée, et le cantonnement des africains à la production de
matière première. Certes, les producteurs reçoivent de meilleures prix, mais dans quelles conditions ?
Dans la pratique, la mise en place de filière labellisée « coton équitable » en Afrique de l'Ouest se fait semble-t-il souvent au risque des producteurs : la Fédération Yakaar Niani Wulli de
producteurs de coton de Koussanar au Sénégal a constaté à ses dépens que, même dans cette filière labellisée, aucun des acheteurs de la filière n'était en mesure de préfinancer la production, et le
coton ne leur a été payé qu'après environ un an, une fois qu'il eut parcouru tout le cycle de transformation. Le certificateur de commerce équitable FLO-Cert a néanmoins demandé le paiement
des frais d'inspection dès le début du cycle, soit un million de francs CFA, et a ensuite fait parvenir aux producteurs une facture pour ces frais, augmentée des intérêts pour retard de
paiement. Elle exige également une documentation pour chacun des 3 niveaux d'organisation, ce qui est très lourd pour les producteurs. Enfin, les producteurs ont constaté l'absence de
transparence sur la construction du prix sur l'ensemble de la filière.
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Le coton est équitable, mais qu'en est-il de la division du travail et de la répartition de la valeur ajoutée ?
Est-il crédible d'apprendre, lorsqu'on achète un vêtement labellisé "commerce équitable", que seul le coton y est payé un prix équitable ? Qu'en est-il de 97% de la valeur de ce
produit ? Les transformateurs bénéficient simplement d'un agrément de Max Havelaar, qui se contente de faire confiance à des firmes d'audit social, avec les limites que l'on connait. Il n'y a
pas en tout cas construction de filières de textile équitable permettant une meilleure répartition de la valeur ajoutée, et favorisant le développement d'industries (filatures, textile) à forte
valeur sociale au Sud.
L'opération "coton équitable" a révélé ainsi de façon très évidente le manque de vision de la part de Max Havelaar et du système FLO des questions du développement au Sud. Pourtant FLO a des
agents au Sud, qui s'occupent soit du contrôle des organisations de producteurs (inspecteurs) doit d'orienter les stratégies commerciales de ces organisations. Il est dommage que l'analyse des
questions de développement n'entre pas dans leur stratégie.
Considérer le commerce équitable comme un outil pour le développement, et non pas comme une fin en soi permettrait de construire des stratégies de développement, dans lesquels les producteurs des
pays du Sud participerait à la "remontée des filières" et de la valeur ajoutée correspondante, et des bénéfices qui en découlent.
Tel qu'il existe ajourd'hui, le commerce équitable risque bien d'apparaître comme un alibi pour les pratiques courantes peu recommandables des grandes marques. Ce n'est cependant pas la
distribution des produits équitables dans les grandes surfaces qui est condamnable, mais le fait qu'elle ne réponde qu'à une stratégie strictement commerciale, et non à des objectifs de réel
développement des producteurs et de leurs communautés. Tout développement véritable suppose une maîtrise croissante de son avenir, or celui-ci n'est pas possible, même en cas de développement
purement économique, lorsque les rôles dans la chaîne de production - transformation - distribution et par conséquent dans la chaîne de valeurs sont figés, comme dans le système actuel.
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Faiblesse de i'analyse du contexte et des risques internationaux : le cas Dagris
Le cas particulier du "coton équitable", et l'actualité de ce produit font apparaître une autre conséquence de l'orientation purement commerciale de cette initiative, corollaire
d'un manque d'orientation stratégique sur les questions du développement. C'est une certain cessité sur les mouvements de l'économie internationale et notamment sur ses aspects idéologiques
et politiques. L'article qui présente celui de Christian Jacquiau dans le Monde Diplomatique est consacré au coton, aux raisons profondes et aux conséquences possibles de l'évolution de la
société Dagris vers la privatisation. Il est fort utile pour éclairer l'article de C. Jacquiau, qui synthétise également bien certains aspects du contexte politique français de l'initiative.
Déjà, lors du lancement du "coton équitable" en 2005, le fait que Dagris expérimente par ailleurs l'utilisation du coton génétiquement modifié (OGM) a fait bondir bon nombre d'associations, et de
consom'acteurs.
En bref, dans un contexte de crise du secteur, les institutions financières internationales préconisent la privatisation des acteurs de la filière coton, notamment en Afrique, arguant que la "mise
en concurrence" sera nécessairement bénéfique aux producteurs, promesse qui n'a jamais été suivi de réalité. Ce mouvement de privatisation et de démantélement de filières assez bien intégrées
verticalement est bien entrepris. Dagris ne pouvait rester à l'écart. La société est suspecte, pour être publique, de répondre à des intérêts franco-français. Pourtant, Olivier Piot, l'auteur
de l'article "Paris brade le coton subsaharien" démontre, faits à l'appui, que la Compagnie Français pour le Développement des Fibres Textiles, puis Dagris, avaient joué un rôle dans le maintient
d'un tissu productif rural en Afrique de l'Ouest, avec un politique de prix garanti qui permettait au moins aux producteurs de prévoir avec plus ou moins de précision le montant de leur revenus
d'une année à l'autre. Ceci risque de disparaître rapidement, si la privatisation de Dagris, bien en cours, poursuit son chemin. En effet, IDI, une société aux objectifs purement financiers, est
actuellement en très bonne position pour contrôler le groupe.
Cette situation était, non pas prévisible, mais dans les scénarios possibles, depuis une demi-douzaine d'années. La mise en place du "coton équitable" avec un partenaire industriel aussi sujet aux
vents de la finance et de la libéralisation représente un danger de plus pour le mouvement du commerce équitable. Elle est simplement la conséquence d'une stratégie orientée uniquement vers la
distribution et l'achat de produits primaires du Sud, à l'exclusion d'une vision plus élaborée des enjeux du développement.
Conclusions
Comme le note C. Jacquiau au début de son article, deux conceptions (ou plus) du commerce équitable co-existent dans ce mouvement : l'une misant toute sa stratégie sur la commercialisation massive
de produits d'exportation des petits producteurs du Sud (ce que C. Jacquiau appelle la "marchandisation du commerce équitable"), l'autre sur la construction de filières aux conditions sociales et
environnementales solidaires d'un bout à l'autre de la chaine.
C'est cette confrontation entre une logique qui suit l'économie dominante et une autre basée sur l'économie sociale et solidaire qui permet, et elle seulement, de comprendre les ambiguïtés
d'acteurs, même "historiques", du commerce équitable. Ces deux logiques semblent répondre à une priorité différenciée donnée à l'un ou l'autre des objectifs du commerce équitable (créer des
débouchés, promouvoir un autre commerce, peser sur le commerce international).
En réalité, la persistance de ces ambiguïtés témoigne de l'existence d'un tournant pour le mouvement du commerce équitable. Il est nécessaire de mettre en pratique une nouvelle conception du
commerce équitable, qui prenne pour point de départ les exigences du développement des producteurs, et non principalement les opportunités commerciales de créer des marchés dans lesquels ces
derniers restent cantonnés à leurs rôles de fournisseurs de matière première, même mieux rémunérés.
Références
> L'article de Christian Jacquiau dans le Monde Diplomatique de septembre 2007
> Pour une critique constructive de l'ouvrage de Christian Jacquiau, Les Coulisses du Commerce Equitable, lire l'article de Thomas Coutrot, économiste du conseil scientifique d'ATTAC
sur le site de Trans'Form'Action.
Par Pierre W. Johnson
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Jeudi 20 décembre 2007
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00:44
Le commerce équitable est-il réservé à l'exportation de matières premières, et d'artisanat plus ou moins bon marché ? Plusieurs décennies de ce mouvement qui promeut "des
partenariats commerciaux pour un développement durable des producteurs défavorisés et marginalisés" pourraient le laisser croire. D'abord confiné à des réseaux de distribution alternatifs, le
commerce équitable envahit dans les années 1990 et 2000 les rayons de la grande distribution, avec des produits labellisés de type : café, thé, chocolat, bananes... des produits certes
alimentaires, mais pas nécessairement des produits de base (quoiqu'il soit également possible de se procurer du sucre ou du riz équitable). Il y a quelques années, le coton labellisé
équitable fait son apparition, mais "le label du commerce équitable" manque le rendez-vous du tissage ou de la confection équitable.
Pas très moderne, donc, l'image du commerce équitable, sauf quand elle croise les tendances actuelles à des produits sains et biologiques. Mais que dit le commerce équitable du gros du
commerce international ? Jusqu'à présent encore peu de choses. Pourtant, de nombreuses initiatives originales existent dans ce mouvement, tentant de répondre par des solutions innovantes aux
problèmes d'un commerce aveugle aux droits de l'homme et de l'environnement. Ainsi, United Peppers a développé, à partir de la
Belgique, une filière équitable pour des produits technologiques.
Il s'agit ni plus ni moins de produits comme une webcam, Lili, ou un hub, Oscar, issus du commerce équitable ! Ces objets technologiques, indispensables au communiquant moderne, sont fabriqués au
Vietnam selon les critères du commerce équitable : une rémunération juste, des conditions de travail confortables, une représentation sociale des employés, une égalité entre les hommes et les
femmes et le refus du travail des enfants, la suppression des intermédiaires, la garantie d’un travail durable et une production locale. Ces produits respectent également l'environnement,
puisqu'ils utilisent du kapok, fibre naturelle imputrescible et imperméable.
Alors, continuez à surfer et à chater, mais faites-le équitable !
Par Pierre W. Johnson
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Vendredi 21 décembre 2007
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09:20
Extrait des news du Salon Européen du Commerce Equitable :
Ecocert propose depuis février 2007 une démarche de contrôle et attestation en commerce équitable.
L’élaboration du référentiel ESR (pour "échanges Equitables, Solidaires, Responsables") a duré plus d’une année, avec la collaboration active d’un collectif représentatif (constitué d’opérateurs,
de représentants des consommateurs, de personnalités qualifiées). Il s’applique aux produits alimentaires, cosmétiques, textiles, services, et reste évolutif. L’objectif est de poser les
conditions d’un contrôle tierce partie, efficace, indépendant, garantissant le respect des règles sur toute la filière, pour assurer ainsi la confiance du consommateur.
Références :
La norme ESR (Ecocert)
Le Salon Européen du Commerce Equitable
ECOCERT Proposes a New Guarantee System for FairTrade
In February 2007, Ecocert proposed a control and authentication approach for
Fair Trade. The creation of the ESR reference, standing for “Fair, in Solidarity, Responsible exchanges”) lasted for more than a year with the active help of a representative group composed of
operators, consumers and qualified representatives. This approach applies to food, cosmetics, textiles and services, and is progressive. The goal is to set the conditions of a third party’s
control that would be efficient, independent and guarantee adherence to regulations in the entire sector to warrant consumers’ trust.
References :
The ESR norm (Ecocert)
The European Fair Trade Fair
Par Pierre W. Johnson
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Vendredi 25 avril 2008
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10:58
Aujourd'hui s'ouvre le 4e forum national du commerce équitable, à la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris.
Ce forum est organisé par les "poids lourds" du commerce équitable : l'association Max Havelaar France, le groupe SOS (auquel appartient l'importateur La Compagnie du Commerce Equitable" et la
Plate-forme française du Commerce Equitable. Bien qu'il ne représente donc pas toutes les sensibilités du commerce équitable, c'est un lieu de débat, de découvertes, d'approfondissement de la
réflexion, par exemple sur la mise en place et l'impact des filières de commerce équitable.
Aujourd'hui à 17 heures, vous pourrez également assister à un débat sur "la musique assiégée", ou quelles sont les relations de l'industrie de la musique avec les valeurs de l'écologie et de
l'équité. Charlotte Dudignac, auteure avec François Mauger du livre du même nom, animera ce dépend. Nizar Barakat interviendra pour l'association Dyade 38. J'interviendrais pour l'association
Fairplaylist. Le tout se terminera en une transition musicale, au son des accents mélodieux et riches de Seheno, chanteuse malgache.
Cette manifestation gratuite a lieu cette année aujourd'hui, 25 avril, et demain, samedi 26 avril. Alors n'hésitez pas à y assister !
Par Pierre W. Johnson
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Samedi 10 mai 2008
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A l’Assemblée Générale d’IFAT, la Fédération Internationale du Commerce Equitable, en 2008,
les organisations du Sud présentes, et notamment la Forum Indien du Commerce Equitable, ont exprimé leur volonté qu’IFAT mette au point des critères et un système de garantie crédible pour les
organisations du Sud. Cette volonté a été traduite dans des résolutions.
Le groupe de travail pour la mise au point de ces critères a travaillé d’arrache-pied depuis lors. Une réunion importante du Comité Technique a notamment eu lieu enfévrier dernier. Des
projets pilotes pour tester le concept d’un Label pour les Organisations de Commerce Equitable ont été mis en place en Thaïlande et au Kenya, à la fois pour des producteurs de produits alimentaires
et artisanaux. Lors de cette réunion de février, IFAT a décidé de baptiser le projet Sustainable Fair Trade Management System (SFTMS). Nous n’avons pas encore la traduction officielle de cette
expression, mais celle-ci veut dire Système de Gestion Durable du Commerce Equitable. Il a été également décidé de mettre au point des standards pour ce système, en invitant les parties prenantes à
les commenter. La première réunion des parties prenantes aura lieu au Caire le 19 mai 2008, lors d’une réunion importante et ouverte d’IFAT et de son réseau africain COFTA.
Ces critères annoncent-ils une nouvelle bataille de standards et de labels ou bien d’un système qui convient à tous les types d’organisations de producteurs ? Les organisations pourront en discuter
au Caire ou bien commenter la version présentée par IFAT.
Ces standards sont en cours de traduction en français. Ils seront prêts pour la conférence du Caire. Vous pourrez ainsi les retrouver sur le site internet d’IFAT.
Par Pierre W. Johnson
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Mardi 10 juin 2008
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/2008
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On nous fait part de la naissance d'un nouveau site de commerce éthique : Tootetik.
Celui-ci a été créé par la société Distriforce. François Cazals, gérant de cette entreprise, est un spécialiste du cybermarketing. On retrouve la famille Cazals, semble-t-il, dans le domaine
de l'édition (livre de Claude Cazals).
François Cazals est un spécialiste du domaine des produits naturels et diététiques, de l'agriculture biologique et du commerce éthique. Il a exercé des fonctions de direction dans des entreprises
du secteur comme La Vie Claire, le groupe France Maïs, Dietarmony et Yves Ponroy.
Une offre qui pour l'instant reste limitée aux cosmé bio et quelques produits, mais qui est à suivre.
Par Pierre W. Johnson
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Lundi 7 juillet 2008
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09:16
Je viens de recevoir d'un lecteur cette vidéo amusante...
Mais vous pouvez aussi offrir des bijoux ou des vêtements du commerce équitable...
Par Pierre W. Johnson
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Mercredi 8 octobre 2008
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La région Bretagne nous informe qu'une filière textile biologique et équitable en provenance d'Afrique de l'Ouest a été montée, et qu'en décembre plus de mille tonnes approvisonneront en matière
première de qualité, la filière textile bretonne. Cette récolte 2008 est le premier résultat d’un programme de co-développement sur 3 ans conclu entre la Bretagne et l’UEMOA (Union économique et
monétaire ouest africaine), auquel s’associent aujourd’hui 5 grandes entreprises textiles de l’ouest.
Armor Lux, Ekyog, Dolmen, Fileuse d’Arvor et TDV ont signé le 18 septembre avec Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional, et Alain Yvergniaux, président de la commission développement
économique, une déclaration commune d’intention dans laquelle ils s’engagent à respecter les principes éthiques de ce projet.
Face à la demande croissante des consommateurs des pays du nord, les entreprises de transformation rencontrent de plus en plus de difficultés dans leurs approvisionnements en coton biologique. D’où
l’idée du Conseil régional d’aider à l’organisation d’une filière d’un genre nouveau qui associe développement économique et solidarité internationale en répondant aux attentes des pays africains :
« trade, not aid », « du commerce, pas d’aides ». Du coton équitable… et bio.
En accompagnant, à hauteur de 743 000 € sur 3 ans, l’ingénierie de 5 000 cotonculteurs maliens et burkinabés, ce sont 3 000 T annuelles qui devraient être récoltées en 2010 sur 4 000 ha, par des
paysans bénéficiant des pratiques du commerce équitable, tant du point de vue des conditions de travail que des revenus.
Cotonculteur malien. Crédit : Chrystel
Delaigue
Ces 5 000 hommes et femmes ont évolué de la culture du coton conventionnel, gros consommateur de pesticides, à celle du coton biologique qu’ils exploitent selon
un mode de production respectueux de la santé humaine et de l’environnement ; une mutation qui s’est faite avec l’appui technique d’Helvétas, ONG présente de longue date en Afrique de l’Ouest. Bien
au-delà de l’effet de mode Cette partie du continent africain, réputée pour la qualité de son coton, voit là une forte opportunité à saisir pour prendre position sur ce marché de niche, qui va bien
au-delà du simple effet de mode.
Le renforcement du projet au Burkina-Faso et son extension à d’autres pays cotonniers de l’UEMOA (Sénégal et/ou Bénin) pourra être envisagée dès la campagne 2009, en fonction de financements
d’autres partenaires. A l’étude également, la construction, sur place, d’un outil industriel de 1ère transformation qui permette de créer de la valeur ajoutée et des emplois.
Source : Agrisalon.
Par Pierre W. Johnson
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Vendredi 14 novembre 2008
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La PFCE (Plate-Forme pour le Commerce Equitable), interlocuteur de 39 organisations de commerce équitable avec les pouvoirs publics, et l'AFD (Agence Française
de Développement) publient ensemble dans la collection "Savoirs communs" deux études illustrant la place du commerce équitable dans l'action internationale des collectivités locales :
"Coopération décentralisée et commerce équitable" et "Migrants et commerce équitable".
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Cette publication peut-être téléchargée en suivant ce lien.
A signaler également la publication du Memento 2008 des systèmes de garantie du commerce équitable.
Par Pierre W. Johnson
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