Sony développe une bio-batterie fonctionnant au glucose
Selon GreenBiz.com, Sony a développé une bio-batterie, qui utilise le glucose pour générer assez d'électricité pour faire tourner un Walkman, soit 50 milliwatt, un record
mondial. Ce type de bio-batterie casse les carbohydrates grâce à des enzymes servant de catalyseur.
Cette technologie promet d'être propre, car le sucre est produit natuellement par les plantes par photosynthèe. Mais cela ne les met pas à l'abris d'une analyse de la surface plantée qui serait
nécessaire pour un usage massif, comme le montre l'antécédent, bien plus impactant il est vrai des agro-carburants (appelés à tord bio-carburants).
Sony travail notamment sur un système d'électrodes efficace pour ce type de batterie, et espère lui trouver un jour des applications pratiques.
Une enquête a dévoilé au 21 août que le coût de l'éco-construction a été surestimé de 300%, selon le Conseil Mondial des Affaires pour le Développement Durable (WBCSD), qui a
commandé l'étude
Cette enquête a été commandée par Lafarge, et United Technologies Corporation, avec la participation de CEMEX, DuPont, Electricité de France, Gaz de France, Kansai, Philips, Sonae Sierra, et
Tepco.
Alors que les 1400 personnes interrogées pensaient que le prix de l'éco-construction était de 17% au dessus de celui de la construction conventionnelle, la différence ne serait que de 5%. Les
mêmes personnes pensent que la contribution des bâtiments à l'effet de serre est de 19%, alors qu'il est en réalité de 40.
A global survey revealed on August 21 that the cost of eco-construction costs dramatically lower than believed, according the the World Business Council on Sustainable Development (WBCSD).
This survey was chaired by Lafarge and United Technologies Corporation. Other participating companies are CEMEX, DuPont, Electricité de France, Gaz de France, Kansai, Philips, Sonae Sierra, et
Tepco.
Respondents to a 1400 person global survey estimated the additional cost of building green at 17 percent above conventional construction, more than triple the true cost difference of about 5
percent. At the same time, survey respondents put greenhouse gas emissions by buildings at 19 percent of world total, while the actual number of 40 percent is double this.
The report is available on the web site of the WBCSD.
Les liens entre le développement du Velib et l'augmentation de la publicité à Paris fait réagir nombre d'associations de consommateurs. En témoigne le règlement local de
publicité (RLP) qui doit être adopté à Paris le 27 septembre, et la pétition qui la dénonce (datée du 20 septembre).
Le projet de RLP, qui doit être adopté le 27 septembre par le groupe de travail sur la publicité, présente d’importants reculs liés à la signature sans concertation du contrat avec l’entreprise
JCDecaux, faisant dépendre le projet « Vélib » d’un surcroît de publicité. Les associations dénoncent notamment le projet de généraliser le défilement des dispositifs et l’augmentation résultante
du nombre de publicités (jusqu’à plus de 220%).
Les associations demandent à Bertrand Delanoë et à la majorité municipale parisienne de renoncer à revoir ainsi à la baisse le projet de R.L.P. et à ouvrir des pourparlers avec l’afficheur JCDecaux
pour qu’il renonce à un certain nombre des nouveaux dispositifs et procédés publicitaires prévus.
Elle demande notamment à la Mairie de Paris :
- L’interdiction des panneaux défilants et lumineux ;
- Le respect de ses engagements de ramener le nombre d’obstacles urbains de 8 m² à 200 ;
- La séparation des marchés publicitaires et des vélos en libre-service.
La phase finale du Grenelle de l'Environnement a commencé ce matin, après 3 mois de réunions en 6 groupes de travail de 40 membres répartis en 5 collèges.
Groupe 1 : Energie et climat
Groupe 2 : Biodiversité
Groupe 3 : Santé et environnement
Groupe 4 : Agriculture
Groupe 5 : Institutions et gouvernance
Groupe 6 : Modes de développement
Il y avait également deux ateliers intergroupes sur les OGM et les déchets.
Les organisations écologistes, réunies dans l'Alliance pour la Planète, ont dénoncé à plusieurs reprises des négociations sans processus clair
et transparent, l'Etat se contentant souvent d'écouter les autres parties prenantes (ONGs, employeurs, syndicats et collectivités locales) sans exercer sa capacité d'arbitrage et de décision.
Les synthèses sur lesquels les délégués devaient se prononcer et apporter des commentaires arrivaient souvent la veille ou quelques jours à peine avant les réunions. On pourrait évoquer aussi
les raisons ayant poussé le gouvernement à organiser les "consultations citoyennes" dans des villes moyennes, parfois moins accessibles à la majorité de la population (Laval, Brest, Dreux pour la
région parisienne, etc.). Et la fin de non-recevoir adressé aux associations réclamant au moins la suspension de la construction de la centrale nucléaire EPR pendant les discussions.
Face à cette situation, les associations ont assez tôt mis en place deux sites Internet diffusant tous les documents internes du Grenelle (voir ci-dessous) et permettant aux internautes de réagir.
Devant des sujets perçus comme techniques ou complexes, l'appropriation citoyenne en a été cependant assez limité. Les associations elles-mêmes auraient pu mobiliser plus largement l'opinion,
comme savent le faire les ONGs anglosaxones (comme Oxfam GB, ou la coalition Our World is Not for Sale) pour ce qui se présentait comme une occasion unique de "changement de cap" politique et économique de notre société. Cela n'a pas été le cas, tant il parait
difficile dans notre pays de mobiliser les citoyens au-delà des intérêts corporatistes, même lorsque des enjeux essentiels sont en cours (signalons par exemple le silence relatif de l'opinion
public sur la franchise médicale, qui signe la fin du système de santé à la française).
Le président de la République a annoncé qu'il serait le seul maître des décisions officielles prises demain soir à l'issue des tables de négociation finales du Grenelle de l'Environnement. La
méthode a au moins le mérite d'être claire. Il est donc encore un petit peu trop tôt pour qualifiée la portée de ce qui, plus que des accords, seront des décisions politiques de l'Etat, à
l'issue de ce vaste exercice de consultation.
The International Forum on Globalization published this fantastic video on "Greensumption".
If you want to save the planet while changing your lifestyle to something exciting, just watch this preview on Youtube.
Le Forum International sur la Globalisation a publié cette video extraordinaire sur "la consommation verte". Si vous voulez sauver la planète en changeant votre mode de vie vers quelque chose
d'excitant, regardez cet extrait sur Youtube (en anglais seulement).
L'Adels (Association pour la Démocratie et l'Education Locale et Solidaire) organise une soirée interactive sur le Grenelle de l'environnement et les
territoires.
> Quel est l'impact des mesures du "Grenelle de l'environnement" et, plus généralement, sur le défi écologique dans les programmes municipaux ?
> Quel bilan du dernier mandat ?
> Quelles perspectives pour les politiques municipales à venir ?
Cette soirée aura lieu :
le mardi 4 décembre prochain, à 18H30
dans les nouveaux locaux de l'Adels :
1 rue Sainte-Lucie dans le 15e arrondissement de Paris (métro Charles Michels ou Félix Faure)
Vous êtes cordialement invités !
Vous êtes aussi invités à contribuer par écrit
soit sur le mail de l'Adels (adels"at"adels.org) soit sur le blog de
l'Adels
Vous trouverez, sur ce blog :
le texte d'appel à contributions
les mesures retenues dans le cadre du Grenelle de l'environnement sur urbanisme et gouvernance et sur démocratie écologique
un article de Nicolas Leblanc et une interview de Patrick Viveret :
la contribution sur la place des pays de l'Unadel / APFP / LEADER France
une contribution d'Yves Peuziat, militant associatif à Rouen
Vous pouvez utilement aussi aller sur le site agora-grenelle.fr réalisé par 4D avec l'ADELS, l'ODP, villes et internet....
Un pot d'inauguration de les nouveaux locaux de l'Adels suivra le débat.
Suite à la Conférence internationale sur le Climat, qui s’est déroulée à Bali du 3 au 15 décembre, l'association 4D vous convie à un évènement / débat, lundi 17 décembre, à partir de 18h, à la
Maison de l’Architecture, Cité Européenne des Récollets (Paris 10e, Gare de l'Est).
Bali finit, et maintenant ?
Les Conférences de l’ONU sur les changements climatiques sont souvent trompeuses. Les plus médiatisées ne sont pas toujours les plus riches en résultats concrets ; et d’autres moins spectaculaires
ont à l’inverse permis des progrès tangibles, par exemple en améliorant les moyens opérationnels qui manquaient.
Pour ce qui concerne celle qui s’achève à Bali, nous avons d’abord eu la chronique de l’impasse annoncée, comme conséquence du paradoxe entre une opinion enfin consciente du risque et des
volontés politiques tragiquement décalées.
Mais qu’en est-il vraiment à l’issue de cette Conférence ?
Engage-t-elle un agenda de négociations ou restera-t-on dans l’attentisme jusqu’à l’élection présidentielle américaine ?
Des alliances se nouent-elles, pour constituer un ensemble jouant un rôle moteur ?
L’Europe renoue-t-elle avec l’époque où elle tirait la négociation ? Comment s’annonce le contexte de la prochaine présidence française ?
Y voit-on plus clair sur le partage du travail entre pays à situations économiques contrastées ?
A cette question et à beaucoup d’autres,
Pierre RADANNE
Président de 4 D, présent à Bali dans la délégation de la Francophonie,
s’efforcera d’apporter des réponses en dialoguant avec
des délégués d’ ONG françaises
des négociateurs au nom de la France et de l’Europe,
au cours d’un débat
qui aura lieu lundi 17 décembre 2007, à 18h, à la Maison de l’architecture (Paris 10e).
Date et lieu
LUNDI 17 décembre 2007, à 18h00
A la Maison de l’architecture (salle de la chapelle) - 148, rue du faubourg Saint-Martin, 75 010 Paris
Métro Gare de l’Est (sortie « Faubourg Saint Martin »)
Informations complémentaires
Pour toute information complémentaire concernant les activités de 4D, n’hésitez pas à consulter le site Internet de l’association : http://www.association4d.org ou à la joindre par mail (contact"aat"association4d.org) ou par téléphone (01.44.64.74.94)
La France d'Outre-Mer, aux Antilles, a son centre pour un développement durable et solidaire, le Centre Caraïbéen de Développement Durable et Solidaire (CD2S). Formé par des
personnes de différents horizons (voir la section "Qui sommes-nous du site ?), il part d'un constat présenté dans leur manifeste.
Ce week-end, le CD2S présente "La mangrove comme indicateur du développement durable et solidaire " le samedi 15 et dimanche 16 décembre 2007 à l'Atrium de
Fort-de-France en Martinique .
L’Encyclopédie du Développement Durable est un projet des Editions des Récollets, en lien avec l'association 4D, qui vise à articuler les connaissances et la réflexion francophones
sur le développement durable.
Il se trouve que je travaille pour le développement de ce projet depuis la mi-novembre, et je peux donc vous en parler assez précisément.
Le constat dont part l'Encyclopédie du Développement Durable est le suivant :
Le développement durable est souvent invoqué de manière confuse, superficielle ou fragmentée, rendant nécessaire une approche pédagogique, sérieuse et
transversale.
Ainsi, l’objectif de l’Encyclopédie du Développement Durable est de permettre à un large public d’avoir accès à des références et à des réflexions d’auteurs engagés et/ou d’experts, pour faire
lui-même le point sur les enjeux du développement durable, et sur les réponses qui y sont donnés à différentes échelles et dans différents secteurs (analyse des politiques du développement durable,
et des actions des différents acteurs).
Le citoyen pourra ainsi appréhender les liens entre des questions d’ordre apparemment diverses (scientifiques, techniques, politiques, économiques, culturelles, sociales…), sans être piégé par les
cloisonnement thématiques.
Deux types d’entrée seront possibles dans l’Encyclopédie du Développement Durable :
Par le cheminement intellectuel proposé, qui va de l’émergence de la prise de conscience et de l’élaboration du concept de développement durable aux questions posées par les
rapports des sociétés humaines et de leurs activités avec l’environnement.
Par un ensemble de mots-clés qui permettent de faire le lien entre questions connexes, mais classées différemment.
Cette encyclopédie s’appuie sur un large réseau d’expertise concernant les enjeux et les questionnements liées au développement durable, construit en collaboration avec
l’association 4D. Elle s’appuie également sur l’expérience du débat citoyen et sur une vision ouverte mais approfondie de cet enjeu essentiel pour nos sociétés.
Le Comité Editorial de l’Encyclopédie du Développement Durable est garant, avec le Comité Scientifique de l’association 4D, de la qualité et du sérieux de l’article, de ses références et de sa
réflexion. Plus de 200 personnes qualifiées participent à ce projet, en transmettant leurs savoirs et/ou en présentant leurs vues dans leurs domaines de compétences.
L’EDD est gérée par les Éditions des Récollets, une coopérative d’édition.
Le site Internet de l'Encyclopédie du Développement Durable est en cours de préparation, et ouvrira début février 2008. Pour vous abonner ou pour plus d'informations, vous pouvez écrire à :
contact "chez" encyclopedie-dd.org.
Pour le MEDEF, le développement durable doit devenir un atout concurrentiel pour les entreprises.
La préoccupation du syndicat du patronat français est affirmée avec d'autant plus de forces, qu'elle n'était pas très audible précédemment. Jusqu'à présent, le développement durable était
pour les grandes entreprises plutôt un effet de communication qu'une préoccupation véritable.
Nous apprenons que Laurence Parisot, présidente du MEDEF, a déclaré aujourd'hui : « la lutte contrele
changement climatique, la préservation de la biodiversité et de l’environnement, ne doivent pas être vus comme des contraintes mais comme des opportunités. De nouveaux marchés vont s’ouvrir, de
nouveaux produits et services devront être inventés, de nouveaux modes d’échanges devront être créés. C’est une chance pour notre économie, il faut que les entreprises françaises la
saisissent ! »
Mais quelle conception le MEDEF a-t-il du développement durable ? On peut le percevoir à l'engagement qu'à pris celui-ci de publier un rapport annuel mettant
en évidence les progrès réalisés par les entreprises dans cinq domaines stratégiques :
la lutte contre le changement climatique
la préservation des ressources naturelles
la protection de la biodiversité
la réduction des impacts sur les milieux
le renforcement des actions en faveur de l’environnement et de la santé
On voit bien qu'il s'agit là d'une conception presque exclusivement environnementale du développement durable. Or le développement durable ne se
réduit pas à cette dimension, il vise au contraire à intégrer les aspects économiques, sociaux et culturels dans la stratégie des entreprises, l'action des pouvoirs
publics et des citoyens. Et cela parce que les défis actuels remettent en question non seulement l'impact de l'activité économique, mais aussi les modes de management, la répartition du
pouvoir et des richesses, etc.
La tentation du MEDEF serait-elle de résoudre les problèmes environnementaux sans remettre en question les modes de gestion et de management qui ont empêché l'intégration des activités
économiques aux préoccupations des citoyens ? On sait qu'une gouvernance autoritaire au service de l'écologie est toujours possible, mais il ne s'agit alors plus de développement
durable.
La mutation des activités économiques au bénéfice du développement durable est possible. Mais elle demande d'abandonner une navigation des entreprises au seul bénéfice des actionnaires.
Le développement durable demande la prise en compte des parties prenantes (clients, fournisseurs, mais aussi citoyens voisins de l'activité,
salariés, etc.) à la définition des objectifs et des résultats de l'entreprise. Or les autres terrains d'action du MEDEF (réforme du droit du travail, etc.) augurent mal
d'une ouverture du monde de l'entreprise au-delà des intérêts d'une petite élite technico-financière. Il faudrait suggérer au MEDEF de relire les classiques du développement durable, et
d'essayer de comprendre le sens de cette démarche, plutôt que de se poser en épigone d'une notion mal assimilée.
Commentaires