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Droits économiques, sociaux et culturels

Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 23:25
Nous reprenons ici une information du Grand Ouest, qui nous parait importante pour notre région :

Dans les Yvelines, le président du Conseil Général décide d'aller à contre-courant du développement durable. En effet, Pierre Bédier, Président du Conseil général 78, a décidé de préempter les terres de Flins et des Mureaux, pour y construire un circuit automobile. Le département est prêt à débourser 122 millions d’euros en prélevant l’argent du contribuable, pour ce projet qui va à l'encontre des résolutions prises lors du Grenelle de l’Environnement. Mais pourquoi est-il soutenu par Christine Lagarde et François Fillon ?

De plus, les terrains choisis sont en partie non constructibles d’après le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) dernièrement adopté, et’ils sont situés en bordure de Seine et sur un champ de captage alimentant une des plus grosses usines d’eau potable participant à l’approvisionnement en eau de près de la moitié des Yvelines et de la moitié de Hauts-de-Seine.

Il y a un an, Pierre Bedier, Président de l’EPAMSA, a sollicité et obtenu des aides européennes (FEADER) pour le développement de l’agriculture sur le territoire constitué par les espaces ruraux de Chanteloup, Vernouillet, Chapet, Bouafle, Les Mureaux et Epône. Aujourd’hui, le président du Conseil général semble avoir changé son fusil d’épaule…

Enfin, cette décision arbitraire fait beaucoup de tort au développement local du bio. Après 7 mois de travail, de réunions et de négociations, la SAFER, organisme chargé de l’aménagement et du développement de l’espace rural, avait attribué mi-octobre les terrains à 1 céréalier et 2 maraîchers dans le cadre d’une dynamique régionale de développement de l’agriculture biologique. Cette décision avait été accueillie comme une excellente nouvelle en Ile de France où le foncier se fait si rare. Dans de telles conditions d’urbanisation, il sera difficile d’atteindre en 2012 les 6% de production bio prévus par le Grenelle de l’Environnement sachant que l’Ile de France n’en compte actuellement que 0.78%…



Parce qu’il a tout d’un non sens économique, écologique et social, le projet de circuit de Formule 1 a généré la création d’un collectif de protestation. C’est la voix d’une cinquantaine d’organismes (agriculteurs, associations environnementales, riverains, municipalités, organisations politiques, etc.). Ce groupe refuse de subir pollution atmosphérique et sonore pour ce qui s’annonce être un véritable gouffre financier. Contre ce chantier inepte, la résistance s’organise : déjà 8 recours gracieux et 1 contentieux déposés par le groupement qui a appelé la population à une manifestation, le samedi 17 janvier dernier, encadrée par les tracteurs des agriculteurs chassés par la F1.

mail : contact@collectif-flinssansf1.org

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Vivre bien autrement !
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 23:22

Le manque d'accès à l'eau potable est la principale origine des maladies dans les pays en développement. Un milliard de personnes dans le monde ne bénéficient pas de cet accès, et 2,5 milliards de systèmes d'assinissement décent.


image : Flickr


La déclaration finale du 5e Forum Mondial de l'Eau, qui a eu lieu ces derniers jours à Istanbul, ne mentionne une fois de plus pas le droit des populations d'accéder à l'eau potable et à l'assainissement. Quelques pas ont cependant été faits dans la prise de conscience du problème par rapport au 4e Forum Mondial de l'Eau Mexico en 2006, mais seuls une vingtaine d'Etats, conduits par l'Espagne et des pays latino-américains, ont fait une déclaration séparée sur le droit universel d'accès à l'eau potable et à l'assainissement.


Pour la première fois, les Etats présents s'engagent, par le Préambule à la Déclaration Finale, à agir pour "économiser l'eau", notamment dans le secteur agricole,  et à préserver les écosystèmes aquatiques et de lutter contre les pollutions. Ils s'engagent également à des réformes institutionnelles dans le secteur de l'eau et de l'assainissement, pour atteindre une plus grande transparence et participation de la population.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Vivre bien autrement !
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /2009 21:56

Ces premières rencontres internationales, qui se tiendront lundi 15 juin, avec une ouverture samedi 13 par un programme de documentaire, se proposent d’ouvrir un espace de débat public et de faire évoluer le cadre juridique. Elles permettront de nourrir une réflexion sur les enjeux liés au commerce des ressources biologiques, d’exposer des cas concrets de biopiraterie, et d’identifier des pistes de ripostes et d’alternatives permettant de limiter cette pratique.

La biopiraterie est un problème d’une brûlante actualité pour la préservation des savoirs des communautés rurales et de la biodiversité. Mais il est d'une grande complexité et se pose à une échelle globale, de par la généralisation du régime des brevets américain, à travers notamment de l'Accord sur les Droits de Propriété Intellectuelle liés au Commerce. Par ailleurs, la communauté internationale a affirmé le principe d'un "partage équitable des bénéfices de l'utilisation de la biodiversité" par la Convention sur le Diversité Biologique rédigée dans le cadre du Sommet de la Terre de 1992. Les Etats sont garants de ce principe, mais comment est-il appliqué ?

L'objectif du Collectif pour une alternative la Biopiraterie a donc été de réunir des experts internationaux parmi les plus reconnus et de donner un espace de parole aux différentes parties prenantes : populations autochtones, experts gouvernementaux, scientifiques, juristes, entreprises, membres de la société civile…

Plus de 15 intervenants internationaux d’origines disciplinaires diverses seront réunis. Reconnus pour leur compétence, ils vont se succéder et échanger au cours de plusieurs tables rondes. L’Inde, l’Amérique du Sud et l’Afrique seront représentés à travers des cas concrets. Vandana Shiva, dont les actions de lutte contre la biopiraterie sont mondialement reconnues, ouvrira et accompagnera cette rencontre.


La biopiraterie selon India Together

Présentation du Collectif pour une alternative à la Biopiraterie

Programme des premières rencontres

- Samedi 13 juin de 14h à 18h, au Centre International de Culture Populaire (CICP).
Projections - Débats – Présentation de cas concrets de biopiraterie et du contexte juridique international.
Films : Les pirates du vivant, Marie Monique Robin (France-2005), Le jardin secret des bushmen, Rehad Desai (Afrique du Sud-2006), Les Fruits de la discorde, Anne Remiche-martynow (Belgique – 2004).
Adresse : CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 ; M : Rue des Boulets, ligne 9

- Lundi 15 juin de 11h à 18h35, à l’Assemblée Nationale : Colloque international contre la biopiraterie - sous le parrainage de Marie-Christine Blandin et Jacques Müller, sénateurs du groupe des Verts
11h-12h : conférence de presse
13h15 : Accueil des participants et introduction par les Parlementaires

• 1ère table ronde : La biopiraterie, une menace pour la diversité culturelle et biologique (Vandana Shiva, Jean-Dominique Wahiche, Patricia Gualinga, Marie Roué. Modératrice : Marie-Monique Robin)

• 2ème table ronde : Des cas de biopiraterie de plus en plus nombreux (Andrés Valladolid, Mariam Mayet, Magda Alvoet Modératrice : Corinne Arnould)

• 3ème table ronde : Lutte contre la biopiraterie et recherches d’alternatives (Patricia Gualinga, Manuel Ruiz, Matthieu Mellul, Pauline Lavaud, Daniel Joutard. Modératrice : Rachel Wynberg)

Entrée sur inscription : par mail : collectifbiopiraterie"at"gmail.com ou par téléphone au 01 53 25 10 40

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Choc & Chaos
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 23:17
Du 16 au 18 novembre a eu lieu un Sommet mondial sur la sécurité alimentaire à Rome, siège de la FAO, organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation. Sur un sujet aussi important, aucun des chefs d'Etat des pays les plus puissants de la planète n'étaient présents. Plus scandaleux encore : nos médias n'ont pratiquement pas consacré d'article à ce sommet, alors qu'un quotidien de référence titrait dans les mêmes jours sur les problèmes de l'obésité dans les pays riches. Un vrai oubli des priorités. Cette désertion politique et médiatique explique que des dirigeants aussi douteux que Kadhafi et Mugabe aient pu occuper le devant de la scène quelques heures.

Pour la majoirté d'entre nous qui n'ont pas pu lire d'informations sur ce sommet dans leurs journaux, voici un petit résumé des constats et des engagements pris malgré tout par la communauté internationale (60 chefs d'Etat et 191 ministres étaient présents) :

Pourtant, plus d'un milliard d'humains ne mangent pas à leur faim, la majorité étant des agriculteurs. Face à ce constat, les pays représentés se sont engagés, à noveau dira-t-on, à redoubler d'effort pour atteindre l'objectif du millénaire pour le développement stipulant la réduction de moitié du nombre de victimes de la faim. Le président de l'organisation internationale, l'ex-président sénégalais Abdou Diouf, regrette pourtant que la déclaration adoptée "ne contienne ni objectifs quantifiés ni échéances précises qui auraient permis de mieux suivre leur concrétisation".

Il s'agit surtout de passer des paroles aux actes. Pour cela, une profonde réforme du Comité de la sécurité alimentaire mondial est prévue. Celui-ci deviendrait un élément central du Partenariat mondial pour l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition.

Au cours des dernières années, les financements internationaux pour l'agriculture ont diminué. Les priorités de l'aide au développement (elle-même en diminution relative) étaient ces dernières années l'urbanisation et la luttre contre le SIDA. Pourtant la faim reste un problème critique. Les gouvernements se sont engagés à inverser cette tendance à la diminution.

Les participants ont également adoptés "cinq principes de Rome" explicitant comment seraient réalisés ces objectifs. La question du changement climatique a également été évoquée, afin d'anticiper sur ses effets, et d'inciter à l'adoption de mesures d'atténuation mettant l'accent sur les petits producteurs agricoles et les populations vulnérables.

Il faut remarquer cependant un vrai recul : le concept de souveraineté alimentaire n'a pas été officiellement évoqué, celui-ci mettant l'action sur le droit et la responsabilité des pays à produire et contrôler leur propre alimentation. Ce principe a été défendu par Via Campesina, en amont du Sommet, et sans doute également au Forum de la Société Civile, du 14 au 16 novembre. Il a de réelles applications pratiques, puisqu'il vise à la mise en place de système agricoles et alimentaires durables, plutôt que sur le seul aspect de la disponibilité des aliments.

Site officiel du Sommet Mondial sur la Sécurité Alimentaire

Détail des engagements (espace presse de la FAO)


Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Vive le désordre !
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