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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 00:00
Chroniques d'été du littoral (1)

Cet été, quetzal vous propose pendant quelques semaines d’en apprendre un peu plus sur la réalité humaine et écologique du littoral, à travers des chroniques originales. Ce premier épisode nous amène à la rencontre des marins du Joseph Roty II.

Solidement amarré sur le quai principal du port de pêche de Saint-Malo, le Joseph Roty II est le seul chalutier français et européen équipé pour la pêche au merlan bleu et la fabrication de surimi-base. Les périodes de pêche marquant une pause pour l’été, la Compagnie des Pêches Saint-Malo et son équipage organisent des visites guidées gratuites qui permettent aux passants de jeter un regard sur le monde méconnu de l'industrie de la pêche.

Par une belle journée de juillet, nous montons donc sur le pont de ce chalutier de 90 mètres de long, modeste pour les standards actuels de l'industrie.  Une visite guidée par un des marins du chalutier va commencer. Informative, franche et directe, celle-ci nous révèle bien des aspects d’un pan méconnu de la réalité sociale et économique de notre pays.

Le bâteau-usine Joseph Roty II a un équipage de 59 personnes (nous allons bientôt découvrir le pourquoi d’un nombre aussi cabalistique), pour des campagnes de pêche annuelles de cinq semaines pendant 7 mois (octobre à juin) entre l'Irlande, le Groënland et les îles Féroë.



Les conditions de navigation et de travail peuvent paraître extrêmes, lorsqu'on a toujours vécu à terre. La mer est le plus souvent de force 8 à 12, ce qui signifie, pour les initiés, des vents de 100 à 250 kilomètres / heure, à vous arracher les marins du pont. Le travail le plus intense est en effet sur le pont, au lancement et à la réception des filets. Par manque de vocations françaises pour un travail physiquement aussi exigeant, on y trouver principalement des marins de nationalité portugaise. Les polonais travaillent plutôt au dépeçage des poissons, et les français à différents étages.

Une carrière de marin commence à 18 ans au plus bas des 7 ponts, le plus près du point d'équilibre et donc le plus stable . Il y fait moins 30, mais cela tangue moins que dans les six ponts supérieurs. Petit à petit, le jeune marin montera aux ponts supérieurs, où tournent en permanence les machines, puis sur le pont extérieur quelques années plus tard. Les ponts supérieurs sont occupés par les cabines des onze officiers, puis, dominant la mer et l'ensemble du navire, le poste de commandement du capitaine.

Un bon capitaine doit maîtriser un nombre incalculable d'instruments de navigation et de mesure, et avoir un jugement très sûr. La moindre erreur peut causer la perte d'un des filets, d’une valeur de  160 000 euros au minimum. C'est un ingénieur de haut niveau, payé environ 500 000 € par an, selon notre guide. Il dispose de 40 mètres carrés de cabine, un luxe sur un tel navire, et reçoit tous ses repas du maître d'hôtel, qui gravit quotidiennement les 2 ou 3 ponts qui séparent la cuisine du poste de commandement avec des plats chauds, souvent renversés par le tangage, semble-t-il (pas de monte-plat automatique). Le capitaine reçoit pendant la traversée les visites principalement du responsable de la production, du mécanicien, et est accompagné d'un officier radio, responsable des télécommunications, un autre poste d'ingénieur de haut niveau.

Les marins-pêcheurs de base gagnent un salaire beaucoup plus modeste. L'équipage regroupe des français, portugais et polonais. Les marins français en contrat à durée indéterminée gagnent un salaire fixe de 980 € par mois environ, plus une prime d'intéressement (20%). Toute prime confondue, ils gagnent sur l'année entre 1800 et 2000 euros par mois. L'ancienneté ne donne droit qu'à de très lentes augmentations de salaire. Il vaut mieux dévoiler ses capacités et talents de commandant radio ou mécanicien très tôt.

Habituelle en mer, cette forte hiérarchie est justifiée par les besoins du travail en mer. Elle est tempérée par des conditions de travail également difficile, et par d’autres traditions :
-    Tout l'équipage est soumis à un rythme de travail harassant, quelque soit sa position hiérarchique. Des tours de 6 heures, sept jours sur sept.
-    Les  couloirs devant les cabines restent propres, on s'y déplace en chaussons. On peut fumer dans sa cabine si son voisin de cabine l'accepte, sinon point.
-    Le jeudi et le dimanche sont jours de grand nettoyage, auquel tous les marins participent.
-    Les anniversaires sont régulièrement fêtés.
-    Le boulanger fait des pains différents pour les français, les polonais et les portugais, qui à intervalles réguliers préparent également des plats typiques.
-    A la fin de chaque campagne, chaque membre de l’équipage part, quelle que soit sa position hiérarchique, avec la même quantité de poissons d’autres espèces que le merlan bleu, qui se sont laissés prendre par les mailles des filets. Il peut ramener souvent une centaine de kilos de poisson chez lui, dont il disposera à sa guise : partage avec la famille et les amis, voire vente, etc.

Pourquoi un équipage de 59 personnes, toute hiérarchie confondue ? Par ce qu'à partir de 60 salariés, le droit du travail français exige la présence d'un marin à bord, jugé comme une dépense supplémentaire indésirable. Tous les ans, des accidents arrivent cependant. Les blessés sont tout simplement héliportés à terre par les autorités du pays le plus proche. Une externalisation des risques ?

Quelques détails sur les caractéristiques de la production du Joseph Roty :

Le marin guide bénévole a su nous vanter les mérites du surimi, dont les français sont les premiers consommateurs en Europe. Le surimi est fait de filets de merlans bleus. La couleur orange est du paprika agrémenté de poudre de crabe (d'où le nom qu'on lui donne parfois, à tort, de « batonnets de crabe »). Beaucoup de personnes ignorent ces caractéristiques du surimi.

Les zones de pêche sont dans l'Atlantique Nord, au large de l'Irlande et de l'Ecosse. Les bancs de merlans sont détectés par échographie, toujours entre 400 et 800 mètres de fond, et à une température à peu près constante. Il y a là aussi des bancs d'espadons.

Une capture de 50 tonnes représente une bonne journée. Le navire peut en traiter jusque 90 par jour. Il capture environ 10 500 tonnes par an de merlan bleu.

Les bancs de merlans sont capturés grâce à un filet de plus d'un kilomètre de long, se terminant en une chaussette de quelques dizaines de mètres. Les mailles du filet sont de plus en  plus petites, jusqu'à 55 mm (plus grandes que le minimum autorisé, qui est de 32 mm). Une fois piégés dans la « chaussette » les merlans sont amenés à bord et aspirés jusqu'au pont où se fait leur préparation. Ils sont découpés automatiquement. Seule les parties dites nobles (la chair) sont gardées, soit un tiers environ du poids. Le reste est rejeté en mer, où il ira alimenter la chaîne alimentaire maritime.

Manger du surimi français est-il écologique ? La capture annuelle du Joseph Roty représente moins de 2 % du total des prises de merlan bleu réalisées par l’ensemble des pays pêcheurs en Atlantique Nord. Pour 2009, le total admissible de captures (TAC) entre les Etats signataires (Norvège, Islande, Féroës, Russie et Union Europénne) a été ramené à 590 000 tonnes afin d'assurer la préservation du stock de merlan bleu.

Voilà pour la préservation de l’espèce. Quant au surimi, il est généralement conservé dans un mélange contenant du glucose, mais si vous choisissez un surimi « bio » il sera conservé au sucre bio. Il existe également des surimis casher, etc.

A l'échelle internationale, le Joseph Roty est, nous l'avons dit, un chalutier de taille modeste. D'après notre guide marin, il semble que les nords-américains et les australiens aient des navires de taille beaucoup plus grande (3 ou 4 fois). En tout cas, cette petite incursion dans le monde de la pêche nous rappelle une réalité à la fois humaine, économique et environnementale, proche et méconnue.

J'espère que vous aurez apprécié ce récit autant que nous la visite.
Vous pouvez en savoir un peu plus sur ce bateau sur le site de la Compagnie des Pêches Saint-Malo.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods - Communauté : Vivre bien autrement !
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /2009 13:44
Nombre de citoyens ont pris conscience de l'ampleur des défis qui se présentent à nos sociétés. Qu'en est-il des entreprises ? Selon Bob Willard, celles-ci sont encore plus occupées que les citoyens urbains, et n'ont même pas le temps d'assimiler réellement l'expression "développement durable". Alors, que faire ? Leur parler leur langage : chiffre d'affaire, profits, gestion des risques, propose l'écrivain canadien.

Le rapport Stern a mis en chiffre, contestables, mais au moins indicatifs et parlant pour le monde des affaires, les services que nous rendent les écosystèmes, ainsi que le coût de l'action et de l'inaction sur le plan environnemental, au cours des prochaines années. Pour quelques pourcents du produit mondial, on peut éviter une catastrophe aux coûts incalculables, y compris pour les entreprises.

C'est là seulement un exemple du langage que l'on peut employer pour favoriser, non plus seulement une prise de conscience, mais le déploiement d'actions par les acteurs économiques.

Je vous recommande cette vidéo, en anglais. Elle est d'un format et d'un rythme adapté au Web et à notre "busy world" (malgré les cheveux blancs de l'auteur) :



Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 13:26
Vous connaissez une association qui mène une action remarquable dans un des trois domaines Nature, Solidarité ou Culture, principalement en direction des jeunes (moins de 26 ans), qui mérite d'être connue et pourrait bénéficier d'un petit coup de pouce financier ? Cette information vous intéressera certainement.

Mardi 23 juin, j'ai été invité à la présentation des Trophées des Associations, à la Fondation EDF. Auparavant sous l'égide de la Fondation de France, la Fondation EDF est maintenant indépendante. Dans un magnifique espace d'exposition consacré au mécénat d'entreprise, l'équipe des trophées nous a présenté ce prix, dédié pour une fois aux petites associations.

Ryadh Sallem, triple champion de Basket en fauteuil et directeur de CAPSSA ; association de prévention sur la cible jeune, et Priscilla Telmon, photographe, écrivain voyageur et réalisatrice de documentaires sur l’environnement, étaient parmi les figures marquantes de cette soirée. 

Les trophées des associations lancées par la Fondation EDF récompenseront à l'automne 30 associations qui contribuent à développer la connaissance et l’émergence de nouveaux comportements à l’égard de la nature et de la société. Le budget total des trophées est de 300 000 euros.

La Fondation EDF Diversiterre a souhaité que cette opération mobilise le plus grand nombre : bénévoles, témoins, citoyens… Les Trophées des Associations reposent sur un dispositif participatif ouvert à tous et accessible grâce à internet. 

Jusqu'au 30 septembre, toutes les associations pourront se portercandidates sur le site dédié tropheesfondation.edf.com, rubrique « Je suis une association ». Chaque association disposera d’un espace d’expression personnalisé où elle pourra se présenter et décrire ses actions ou programmes d’actions menés. Les associations candidates seront ensuite mises en ligne :  opportunité privilégiée pour faire la connaissance d’autres associations et se faire connaître. 

Les supporters, qu’ils soient bénévoles, bénéficiaires, citoyens… inscriront l’association de leur choix directement sur le site tropheesfondation.edf.com, dans la rubrique « Je suis supporter ». L’association sera ensuite contactée et informée de sa possibilité de participation aux Trophées des Associations.  

Les Trophées des Associations se composent de trois catégories : 

  Nature : cette catégorie récompense les associations locales qui agissent avec des jeunes en faveur de la biodiversité, de la beauté des paysages, des ressources naturelles et énergétiques. 

Solidarité : cette catégorie récompense les associations locales qui agissent pour l’intégration sociale, l’autonomie des jeunes ou favorisent le lien intergénérationnel. 

Culture : cette catégorie récompense les associations locales qui facilitent l’accès des jeunes à la culture et au patrimoine, et les encouragent dans la pratique culturelle et la création.

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Brèves - Short news - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /2009 21:56

Ces premières rencontres internationales, qui se tiendront lundi 15 juin, avec une ouverture samedi 13 par un programme de documentaire, se proposent d’ouvrir un espace de débat public et de faire évoluer le cadre juridique. Elles permettront de nourrir une réflexion sur les enjeux liés au commerce des ressources biologiques, d’exposer des cas concrets de biopiraterie, et d’identifier des pistes de ripostes et d’alternatives permettant de limiter cette pratique.

La biopiraterie est un problème d’une brûlante actualité pour la préservation des savoirs des communautés rurales et de la biodiversité. Mais il est d'une grande complexité et se pose à une échelle globale, de par la généralisation du régime des brevets américain, à travers notamment de l'Accord sur les Droits de Propriété Intellectuelle liés au Commerce. Par ailleurs, la communauté internationale a affirmé le principe d'un "partage équitable des bénéfices de l'utilisation de la biodiversité" par la Convention sur le Diversité Biologique rédigée dans le cadre du Sommet de la Terre de 1992. Les Etats sont garants de ce principe, mais comment est-il appliqué ?

L'objectif du Collectif pour une alternative la Biopiraterie a donc été de réunir des experts internationaux parmi les plus reconnus et de donner un espace de parole aux différentes parties prenantes : populations autochtones, experts gouvernementaux, scientifiques, juristes, entreprises, membres de la société civile…

Plus de 15 intervenants internationaux d’origines disciplinaires diverses seront réunis. Reconnus pour leur compétence, ils vont se succéder et échanger au cours de plusieurs tables rondes. L’Inde, l’Amérique du Sud et l’Afrique seront représentés à travers des cas concrets. Vandana Shiva, dont les actions de lutte contre la biopiraterie sont mondialement reconnues, ouvrira et accompagnera cette rencontre.


La biopiraterie selon India Together

Présentation du Collectif pour une alternative à la Biopiraterie

Programme des premières rencontres

- Samedi 13 juin de 14h à 18h, au Centre International de Culture Populaire (CICP).
Projections - Débats – Présentation de cas concrets de biopiraterie et du contexte juridique international.
Films : Les pirates du vivant, Marie Monique Robin (France-2005), Le jardin secret des bushmen, Rehad Desai (Afrique du Sud-2006), Les Fruits de la discorde, Anne Remiche-martynow (Belgique – 2004).
Adresse : CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 ; M : Rue des Boulets, ligne 9

- Lundi 15 juin de 11h à 18h35, à l’Assemblée Nationale : Colloque international contre la biopiraterie - sous le parrainage de Marie-Christine Blandin et Jacques Müller, sénateurs du groupe des Verts
11h-12h : conférence de presse
13h15 : Accueil des participants et introduction par les Parlementaires

• 1ère table ronde : La biopiraterie, une menace pour la diversité culturelle et biologique (Vandana Shiva, Jean-Dominique Wahiche, Patricia Gualinga, Marie Roué. Modératrice : Marie-Monique Robin)

• 2ème table ronde : Des cas de biopiraterie de plus en plus nombreux (Andrés Valladolid, Mariam Mayet, Magda Alvoet Modératrice : Corinne Arnould)

• 3ème table ronde : Lutte contre la biopiraterie et recherches d’alternatives (Patricia Gualinga, Manuel Ruiz, Matthieu Mellul, Pauline Lavaud, Daniel Joutard. Modératrice : Rachel Wynberg)

Entrée sur inscription : par mail : collectifbiopiraterie"at"gmail.com ou par téléphone au 01 53 25 10 40

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Choc & Chaos
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 23:00

4 jours de rencontre. 700 participants de 59 pays des 5 continents, une centaine d’interventions en français, anglais, espagnol, portugais… sur une quinzaine de thèmes transversaux : un événement marquant pour le mouvement de l'économie sociale et solidaire.

Voici, avec la permission de l'auteur, quelques réflexions inspirés de l'article de Françoise Wautiez, secrétaire du réseau de recherche-action ALOE, sur cette rencontre, dans lesquelles nous nous reconnaissons pleinement :

L’économie sociale et solidaire a démontré, au 4e Forum Globalisation de la Solidarité - Lux09,  la richesse de ses propositions et initiatives. Ce genre d’événements est très difficile à relater, mélange de ressentis, de rencontres, de frustrations de ne pas pouvoir avoir participé à plusieurs ateliers en même temps, de ne pas pouvoir avoir compris plus précisément le projet d’un tel ou un tel en Afrique ou en  Asie, expérience de plus de vingt ans qui doit se raconter en 5 minutes à peine.

Cependant, le format de la rencontre était bien pensé. Chaque atelier thématique se déroulait le matin pendant 1h30 sur trois jours : le premier « on illustre », le deuxième « on débat », le troisième « on propose ».

Le jeudi, par exemple,  les intervenants se sont posé la question de la place de l’économie solidaire dans les lieux de décision et de son peu de visibilité malgré le poids qu’elle représente dans certains pays. Patrick Viveret a parlé du blocage de l’imaginaire en général qui a mené aux différentes crises que l’on connaît, ce blocage étant aussi présent dans les forces transformatrices de la société, y compris l’économie sociale et solidaire. Selon lui, l’ESS n’a pas l’ambition de ses moyens, elle ne s’inscrit pas de façon volontaire dans une approche transformatrice malgré sa vision systémique qui inclut une autre approche de la richesse,  du pouvoir, de l’argent, de nos modes de vie mais aussi une capacité à chercher des solutions innovantes aux différents problèmes posés dans l’économie et la société.

Paul Singer, le très attendu secrétaire d’Etat  à l’Economie Solidaire au Brésil, l’un des points du globe où l’ESS a un poids de plus en plus important, s’est posé la question de savoir si l’ESS représentait une alternative au modèle dominant. Son point de vue est qu'il faut renforcer l’Etat, entité élue démocratiquement, ce qui a soulevé de très nombreuses questions dans le public. Mais Paul Singer a enfin déclaré que l’ESS pouvait être une alternative, qu’elle avait acquis un poids de plus en plus important dans plusieurs pays d’Amérique Latine, le Brésil bien sûr, mais aussi par sa reconnaissance dans les constitutions de la Bolivie et de l’Equateur et dans ce qu’il a appelé « le socialisme du XXIème siècle de Hugo Chavez » au Vénézuela.

L'après-midi était dédié à des rencontres continentales du Réseau Intercontinental de l'Economie Sociale et Solidaire et à des plénières avec des personnalités engagées dans le mouvement. 

L’impression d’ensemble était que l’économie sociale et solidaire représente une richesse incroyable de pratiques mais aussi de théories, un maillage de réseaux difficilement compréhensible, mais souffrant parfois d'un manque de visibilité, sans doute  provoquée par un manque d’ambition collective. Les rencontres du RIPESS sont certainement un moment de référence dans cette construction collective, difficile mais nécessaire.

Ben Quiñones et les réseaux d’Asie seront les hôtes de la prochaine rencontre en 2013. Les conclusions et les résolutions du RIPESS, notamment en ce qui concerne le volet européen du RIPESS, seront bientôt disponibles sur le site.

Liens utiles

L'article de Fr. Wautiez sur le site d'Aloé

Revue de presse de l’événement

Télécharger et lire la déclaration finale de Lux09 (une page).

Télécharger et lire la synthèse des ateliers thématiques

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Economie solidaire - Solidarity Economy - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 23:51

Le groupe de travail des Nations unies qui se penchait sur la question vient de publier les critères internationaux pour la réalisation d'une Analyse sociale du cycle de vie (ASCV). Vous pouvez les consulter 
ici.

La gestion du cycle de vie devient un sujet de plus en plus incontournable dans tout processus de développement durable, car l'Analyse Sociale du Cycle de Vie s'ajoute à l'ACV environnementale (ISO 14040) et l'Analyse des coûts du cycle de vie (ACCV). Les différents volets du développement durable se trouvent ainsi couverts par l'Analyse du Cycle de Vie.

La publication des critères pour l'ASCV témoigne de la prise en compte croissante des aspects sociaux et sociaux-économiques dans les processus de décision des dirigeants. Le guide publié examine en détail l'apport de l'ASCV, et ses différences avec d'autres méthodes d'évaluation de la responsabilité sociale.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 00:00
Voici une information pour tous ceux et toutes celles qui s'intéressent  à l'entrepreneuriat social.

Ashoka est une organisation internationale fondée en 1980 par Bill Drayton (ancien consultant de McKinsey&Co et ex-directeur de l’Agence de l’Environnement américaine), qui entend participer à la structuration et au développement du secteur de l’Entrepreneuriat Social dans le monde, afin qu’il amplifie son impact sur la société.

Bill Drayton est parti de 2 idées, pour lancer Ashoka :

1. "Il n’y a rien de plus puissant au monde qu’une idée nouvelle dans les mains d’un véritable entrepreneur"

2. Il faut doter le secteur social d’une structure équivalente aux "fonds de capital-risque", c'est-à-dire capable d’identifier et d’accompagner les entrepreneurs innovants pendant la phase de développement de leur activité.

L’approche choisie est donc celle du "capital-risque philanthropique" : Ashoka "investit" dans les Entrepreneurs Sociaux, qu’elle sélectionne pour leur projet innovant et leurs qualités entrepreneuriales, tout en attendant un "retour sur investissement" qui est social et non pas financier. Ce "retour" se cacule en fonction de l’augmentation de l’impact que les Entrepreneurs Sociaux ont sur la société.

Concrètement, Ashoka sélectionne chaque année, puis finance et accompagne dans leur développement, des innovateurs qui vont servir de modèle pour le reste du secteur (plus de 60% ont déjà vu leur idée reproduite). L'association les fait également travailler ensemble en finançant des collaborations, notamment thématiques. Elle contribue par ailleurs à l’évolution du secteur de l’entrepreneuriat social en développant toute une gamme de programmes et d’initiatives (voir ci-dessous).

Ashoka a été lancée en Inde en 1980, et s’est rapidement développée au niveau international en Asie, puis en Amérique Latine, en Afrique, en Europe de l’Est. Depuis sa création Ashoka fonctionne exclusivement sur des fonds privés (entrepreneurs, fondations familiales et fondations d’entreprise, entreprises ...) et développe des synergies entre le monde des entreprises et celui de l’Entrepreneuriat Social.

En 2000, Ashoka a commencé à ouvrir des antennes dans les pays dits développés : Etats-Unis, Canada. En 2006, les activités ont démarré à Paris, Madrid, Francfort, Londres et Dublin. Depuis, Ashoka travaille également en Autriche, Belgique et Suisse.

En tout, quelque 70 pays sont aujourd’hui concernés.


En France, Belgique et Suisse, Ashoka a déjà sélectionné 21 Entrepreneurs Sociaux innovants depuis le lancement de l’association à Paris en 2006. Ces entrepreneurs ont rejoint le réseau de plus de 2000 de leurs pairs dans le monde. En Suisse, Marie-Dominique Genoud-Champeaux, créatrice de la Fondation As’trame, et Christine Theodoloz Walker, d'Intégration pour Tous (IPT), ont été sélectionnées (liens vers les sites respectifs) respectivement en 2007 et 2008.

Parmi les autres programmes développés par Ashoka pour contribuer à l’évolution du secteur de l’entrepreneuriat social :
•    Le Concours Impact permet à des organisations à vocation sociale de mettre sur pied des bonnes pratiques de développement, et en fait bénéficier l’ensemble du secteur. Il consiste à :
• stimuler la créativité des concurrents sur les questions de mobilisation/pérennisation de ressources et de stratégie de développement,
• permettre aux organisations participantes de progresser sur les questions stratégiques en formalisant leur Business Plan,
• compiler les bonnes pratiques mises à jour et les diffuser vers l’ensemble du secteur.
Le concours Impact 2008-2009 a permis, après 4 mois de formation/coaching mis en musique par Ashoka et ses partenaires, aux 10 organisations sélectionnées de défendre leur Business Plan devant un jury, puis devant plus de 500 personnes réunies lors du Salon des Entrepreneurs, à Paris, le 4 février 2009... Les lauréats : Infirmiers de rue (Belgique) et Nes&Cité (France) pour le "Grand Prix ", EnerCoop (France) pour le "Coup de coeur du public".

•    Le Programme Jeun-E-S veut sensibiliser les jeunes à leur rôle d’acteur de changement social.
En outillant des jeunes porteurs de projets, en leur donnant accès aux Entrepreneurs Sociaux soutenus par Ashoka, et en les mettant en réseau, il participe à l’essor de l’ensemble du secteur. Des actions de sensibilisation sont également menées pour que toujours plus de jeunes lancent des initiatives sociales et environnementales.

Vous pouvez, en allant sur le site d'Ashoka en français :

- Affiner ou compléter vos connaissances sur l'entrepreneuriat social (volet "entrepreneuriat social")
- Connaître mieux l'action d'Ashoka en faveur de l'entrepreneuriat social, et trouver des informations utiles
- Recommander un projet / proposer la candidature d’un(e) Entrepreneur(e) Social(e) innovant(e) (colonne de droite "Actualités")
- Trouver des liens vers d'autres ressources sur l'entrepreneuriat social (volet "entrepreneuriat social")
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Economie solidaire - Solidarity Economy - Communauté : Vivre bien autrement !
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 16:03
Cet article publié par Enviro2B illustre plusieurs principes portés en France par le Collectif Richesse :

- La gestion des véritables richesses suppose d'avoir une vision de long terme, de respecter les cycles naturels, et d'arriver à un accord entre les acteurs concernés.

Même si les espèces maritimes "produits de la mer" sont encore vus comme des stocks à préserver, on entre dans le domaine qualitatif, lorsque le principe de la conservation du milieu marin, voire de sa restauration, est adopté.

- L'identification des points de désaccord (le thon rouge) est aussi important que celui des accords.

On peut se réjouir de cette avancée, dans ce domaine qui nous tient à coeur.

Bonne lecture.

 Le Grenelle de la mer sous vent portant


Peu médiatisé, le Grenelle de la mer semble pourtant avancer dans le bon sens, à en croire les écologistes qui annoncent être tombé d'accord sur un plan de gestion à long terme de la réserve halieutique avec les représentants syndicaux des marins pêcheurs.

A l’occasion de la 3e réunion des Groupes de travail qui s'est déroulé mercredi dernier, les principales centrales syndicales CGT et CFDT et la fédération France Nature Environnement annoncent avoir trouvé ne position commune. Qualifié d'"historique", cet accord est tout à la fois symbolique que pratique selon les écologistes de France Nature Environnement.

Pour le collectif, symboliquement, cette prise de position montre que des acteurs de terrain de nature et de sensibilité différente peuvent parvenir à des propositions concrètes communes et bénéfiques sur tous les plans. FNE tient à saluer la prise de conscience très forte des grands syndicats français et européens dans les années récentes, tant pour ce qui concerne l’urgence écologique que pour la chance que représente la prise en charge de cette question, pour l’emploi, la dignité des personnes et l’équité sociale.

Plan de gestion à long terme

Sur un plan concret, et en dépit de l’existence de différences de points de vue sur un certain nombre de questions clairement identifiées et énoncées, comme par exemple la pêche du thon rouge, cette déclaration commune introduit une série de propositions concrètes et ambitieuses pour effectuer l’indispensable changement de cap. Les organisations signataires demandent la mise en place de plans de gestion à long terme fondés sur le double principe du non-dépassement des capacités de renouvellement des stocks (rendement maximal admissible) et de la conservation du milieu marin, voire de sa restauration.

Plus concrètement, selon cet accord, ces plans doivent prévoir un travail de partenariat entre pêcheurs et scientifiques pour le renforcement des connaissances et le suivi de la situation, et la préservation de la biodiversité et des écosystèmes associés aux pêcheries. Par ailleurs, écologistes et syndicalistes souhaitent l’encouragement des circuits courts et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et le renforcement de la qualité sanitaire des produits de la pêche, notamment en ce qui concerne les enfants.

New Deal des mers

FNE précise que d’autres questions essentielles comme la traçabilité des produits ou l’éco-conditionnalité des aides au secteur, sont également concernées par l’accord. Pour Christian Garnier, vice-Président de FNE, responsable du suivi du Grenelle de la mer : « La position commune des trois organisations constitue une étape significative dans un processus de renouvellement profond de la stratégie maritime de la France et de l’Europe. Dans cette perspective de progrès d’un « New deal des mers », elle est naturellement ouverte à d’autres partenaires qui voudraient œuvrer dans la même direction. »
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods - Communauté : Vivre bien autrement !
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 14:43
C'est actuellement la quinzaine du commerce équitable. Pourquoi ne profiter du temps encore incertain pour lire un ouvrage collectif sur le sujet, invitation au voyage et à la réflexion sur le commerce équitable ?

Prenez une tasse ou un verre de votre boisson favorite, éventuellement accompagné d'un morceau de chocolat, et plongez-vous dans un voyage original et riche d'enseignements au pays du commerce équitable.



 

Vous découvrirez sept expériences sur le terrain dans différentes régions du monde. Au gré de ce voyage, le lecteur partira notamment au Chiapas au cœur d’une petite organisation de producteurs de café, en Bolivie au sein d’une exploitation de quinoa, en Inde pour explorer des formes moins traditionnelles de commerce équitable…

 

Les auteurs vous invitent à découvrir les multiples visages d’un mouvement en pleine expansion qui cherche à retrouver l’humain derrière le consommateur, la communauté derrière le producteur et à redéfinir le lien social et politique entre ceux qu’on a trop longtemps réduits à des agents économiques désincarnés. En marge des critiques stériles qui l’assaillent ces dernières années, mais sans pour autant glisser dans un discours idéalisé, ils proposent de réfléchir aux enjeux que le commerce équitable soulève en regard des appels à un commerce international plus juste et des possibilités d’un marché alternatif fondé sur d’autres valeurs

 

Cet ouvrage a été coordonné par la Chaire Economie et Humanisme et le Chantier Commerce Equitable, avec des contributions de Corinne Gendron, Arturo Palma Torres, Véronique Bisaillon, Pierre Johnson, Eugénie Malandain, Julien Boucher, Chantal Hervieux, Rosemary Gomes, Ana Isabel Otero, Olga Navarro-Flores, Julie Lafortune, Caroline Mailloux et Alice Friser. L'auteur de ces lignes a notamment coordonné avec des étudiants de l'UQAM le chapitre 3 : "La démocratie des instances internationales de commerce équitable" et 6 : "D'autres voies pour le commerce équitable - Un visage du commerce équitable à l'indienne".

 

Ouvrage disponible en librairie et auprès des auteurs.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Commerce équitable - Fair Trade - Communauté : Vivre bien autrement !
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 11:31
Les 8 et 9 mai auront lieu les premières rencontres du réseau vaudois d'économie sociale et solidaire à Pully (Suisse)

1. Contexte en Suisse romande


Il existe, en Suisse romande (dont Vaud est un des six cantons), de nombreuses intiatives d'économie sociale et solidaire. Celles-ci s'expriment notamment dans les domaines suivants, tels qu'ils sont envisagés par l'Association de Promotion de l'ESS du canton de Vaud :
 
Habitat associatif et coopératif, Agriculture de proximité, Promotion économique locale, Entreprises d'Insertion Sociale, Mobilité douce, Secteur artisanal et industriel coopératif, Economie non monétaire (SEL), Commerce équitable et biologique, Micro-entreprises culturelles, sportives et de bien-être, PME à visage humain et sans but spéculatif, etc.

Actuellement, entre 5% et 10% des échanges commerciaux s'effectuent dans le cadre d'une économie sociale et solidaire (des chiffres plus précis pour le canton doivent être donnés par un programme de recherche sur plusieurs années). Entreprises, associations, coopératives ou fondations génèrent des revenus et sont des acteurs économiques. Même les dirigeants des SA & Sàrl peuvent inscrire dans leurs statuts qu'elles ne visent aucun but lucratif.

Quelques exemples d'activités exercées dans le canton : Chèques Emploi, activités d'insertion par la récupération, jardins ou restau d'insertion, théâtre forum, etc.

L'association Smala (qui soutient des micro-entreprises d'innovation sociale depuis 1993) et APRES- GE (Chambre genevoise de l'ESS) se sont associées pour préparer le lancement suisse d'une ou plusieurs entreprise collective partagée (ECP) inspirées des expériences françaises existantes (en France elles sont appelées Coopérative d'Activité et d'Emploi). Le Secrétariat à l'Education et à la Recherche soutient ce transfert d'innovation sociale. En Europe, 3 autres pays (Portugal, Suède et Italie) ont bénéficié d'un soutien de l'UE pour développer une ECP adaptée au contexte de leur pays.
 
Dans une entreprise collective partagée, où différentes professions se côtoient  :  déménageurs,  graphistes,  artisans alimentaires, arthérapeutes... Tous prospectent et trouvent leurs clients, tous ont leur identité propre. Mais une seule entreprise facture, encaisse, salarie et facilite le partage (de matériel, de savoir-faire, de clients). C'est le principe des ECP, dont les participants se nomment des "entrepreneurs salariés".
 
2. La mise en réseau

On constate cependant une certaine difficulté, voire de la réticence, des initiatives de base de l'ESS de Suisse romande à s'organiser en réseau. Bien que se connaissant souvent les unes les autres, les organisations fonctionnent de manière encore relativement cloisonnée comparé à d'autres pays.

Voici quelques hypothèses sur ces difficultés, que les rencontres visent à surmonter :

-       Difficulté de certains acteurs de se reconnaître dans la dénomination "économie sociale et solidaire". Soit c'est le côté "social" ou "solidaire" qui dérange, soit pour certaines associations, le côté "économie", et ce malgré la réalité de l'association de ces deux objectifs dans leurs activités.
-       Difficulté à faire reconnaître que les organisations de l'ESS sont des acteurs de l'économie

3. Actions
 

L'Association pour la Promotion de l'Economie Sociale et Solidaire en canton de Vaud APRES-VD s'inspire notamment de son homologue, initié par l'association APRES-GE, constituée en chambre genevoise de l'ESS en 2005, après une rencontre fondatrice à la fin de l'année 2004, qui avait regroupé 200 participants de Suisse romande. 200, c'est aussi le nombre de membres de la chambre de l'ESS créée en 2005.

Dans le canton de Vaud, un comité de pilotage a été créé en 2005, auquel participe une dizaine d'organisations participent au Copil, avec une ouverture sur l'extérieur (APRES-GE et FBES) :
 
Banque Alternative Suisse (BAS.ch) - Dominique Roten
Action Solidaire et Création d'Entreprises (ASECE.ch) - Yvette Jaggi
Chambre de l'Economie Solidaire (APRES-GE.ch) - T. Pellet & C. Taddeo
Union des Sociétés Lausannoises (lausanne-USL.ch) - Bertrand Sonnay
Fédération Romande des Consommateurs; section VD (FRC.ch) - Théo Bondolfi
Association Eglise et Monde du Travail (EMDT) - Jean-Pierre Thévenaz
Lausanne Roule (lausanneroule.ch) - Lucas Girardet
Association Smala (lasmala.org) - Pierre Delcourt et Marie-Jane Berchten
Ass. Transdisciplinarité & Entreprise Sociale (APTES.ch) Frédéric Richard
Fondation Ynternet.org pour l'inclusion numérique (Ynternet.org) Mariette Glauser

Ce comité de pilotage a mis en place un site internet en 2009 qui permet aux organismes vaudois qui pratiquent une économie à visage humain de se connecter en réseau. Ce réseau vaudois sera lancé officiellement aux rencontres des 8 et 9 mai 2009 à Pully. Les participants peuvent faire figurer leurs organisations et leurs prestations sur un annuaire, dont 1000 exemplaires seront imprimés pour ces rencontres.
 
Une trentaine d'organisations se sont déjà mises en réseau, et au moins 60 d'entre elles se sont inscrites aux rencontres.

4. Valeurs et objectifs de l'ESS


APRES-VD décline de la façon suivante les valeurs et objectifs de l'ESS :
 
Economie Sociale et Solidaire (ESS), une économie à dimension humaine, ici et maintenant.
L'objectif des acteurs de l'ESS est de contribuer à:
- Replacer l'être humain au centre de l'économie
- Utiliser le capital comme outil au service du bien commun
 
Les 7 valeurs de l'ESS, adoptées par APRES-VD et APRES-GE sont :
 
Bien-être social : être plutôt qu'avoir
Citoyenneté : chaque contributeur a une voix qu'une compte
Ecologie : produire pour vivre et non vire pour produire
Autonomie : autonomes mais pas individualistes
Solidarité : 1+1 > 2
Diversité : riches de nos différences
Cohérence : dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit

5. Programme de la rencontre des 8 et 9 mai 2009

Le 8 mai

Espace projets : l'innovation sociale et solidaire.

Une salle pour le conseil et l'accompagnement personnalisés de 15 à 30 minutes sur rendez-vous directement pris sur place avec :

- appui à la vie associative par www.avec-association.ch
- doléances & solutions administratives : avec Bertrand Sonnay
- performance et implication pour vos projets, avec Daniel Held
- ne réinventons pas la roue, animé par Geneviève Morand (Rézonance)

Buffet / Stands (saveurs et couleurs solidaires)

Ateliers : micro-crédit, femmes qui entreprennent, entrepreneurs salariés, économie numérique.

Débat en plénière : Entreprendre solidairement : pourquoi, comment ?

Le 9 mai

Ateliers : La Charte, APRES-VD, les réseaux

Débat : quelles clés de succès pour l'Economie Sociale et Solidaire ?

Télécharger la brochure sur www.apres-vd.ch

Le préprogramme de ces rencontres se trouve ici.

Contact : info"at"apres-vd.ch
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Economie solidaire - Solidarity Economy - Communauté : Vivre bien autrement !
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