Jeudi 19 mars 2009
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Nous reprenons ici une information du Grand Ouest, qui nous parait importante pour notre
région :
Dans les Yvelines, le président du Conseil Général décide d'aller à contre-courant du développement durable. En effet, Pierre Bédier, Président du Conseil général 78, a décidé de préempter les
terres de Flins et des Mureaux, pour y construire un circuit automobile. Le département est prêt à débourser 122 millions d’euros en prélevant l’argent du contribuable, pour ce projet qui va à
l'encontre des résolutions prises lors du Grenelle de l’Environnement. Mais pourquoi est-il soutenu par Christine Lagarde et François Fillon ?
De plus, les terrains choisis sont en partie non constructibles d’après le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) dernièrement adopté, et’ils sont situés en bordure de Seine et sur un
champ de captage alimentant une des plus grosses usines d’eau potable participant à l’approvisionnement en eau de près de la moitié des Yvelines et de la moitié de Hauts-de-Seine.
Il y a un an, Pierre Bedier, Président de l’EPAMSA, a sollicité et obtenu des aides européennes (FEADER) pour le développement de l’agriculture sur le territoire constitué par les espaces ruraux de
Chanteloup, Vernouillet, Chapet, Bouafle, Les Mureaux et Epône. Aujourd’hui, le président du Conseil général semble avoir changé son fusil d’épaule…
Enfin, cette décision arbitraire fait beaucoup de tort au développement local du bio. Après 7 mois de travail, de réunions et de négociations, la SAFER, organisme chargé de l’aménagement et du
développement de l’espace rural, avait attribué mi-octobre les terrains à 1 céréalier et 2 maraîchers dans le cadre d’une dynamique régionale de développement de l’agriculture biologique. Cette
décision avait été accueillie comme une excellente nouvelle en Ile de France où le foncier se fait si rare. Dans de telles conditions d’urbanisation, il sera difficile d’atteindre en 2012 les 6% de
production bio prévus par le Grenelle de l’Environnement sachant que l’Ile de France n’en compte actuellement que 0.78%…
Parce qu’il a tout d’un non sens économique, écologique et social, le projet de circuit de Formule 1 a généré la création d’un collectif de protestation. C’est la voix d’une cinquantaine
d’organismes (agriculteurs, associations environnementales, riverains, municipalités, organisations politiques, etc.). Ce groupe refuse de subir pollution atmosphérique et sonore pour ce qui
s’annonce être un véritable gouffre financier. Contre ce chantier inepte, la résistance s’organise : déjà 8 recours gracieux et 1 contentieux déposés par le groupement qui a appelé la population à
une manifestation, le samedi 17 janvier dernier, encadrée par les tracteurs des agriculteurs chassés par la F1.
mail : contact@collectif-flinssansf1.org
Dimanche 15 mars 2009
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Depuis le 1er Forum Social Mondial, en janvier 2001 à Porto Alegre (Brésil) l’importance et la visibilité de l’économie sociale et solidaire dans le mouvement pour
une autre mondialisation vont croissantes. A chaque édition du FSM des centaines de séminaires réunissant les réseaux de ce mouvement ont lieu, ainsi que des ateliers thématiques et autres
rencontres sur l’économie sociale et solidaire. Ce mouvement participe pleinement à son niveau au succès des forums sociaux, événements plus larges que ceux organisés par l’ESS elle-même, et qui
lui donne l’occasion de rencontrer d’autres types de mouvements.
Les thèmes discutés et les témoignages apportés sont assurément divers : commerce équitable, finances solidaires, démocratie et développement local, autogestion des entreprises, coopératives,
économie populaire, monnaies sociales, indicateurs de richesse, auxquels s’ajoute maintenant : modes de développement soutenable, stratégies face à la crise financière internationale, entre autres.
Les débats sont de plus en plus riches année après année.
L’économie sociale et solidaire s’ouvre également davantage aux mouvements sociaux : syndicalisme, mouvements de femmes, souveraineté alimentaire, pour les droits économiques, sociaux et culturels,
etc. Cela inaugure bien de la préparation de la 4e rencontre Globalisation de la Solidarité en avril 2009, malgré les difficultés originelles de sa préparation.
Présence au FSM de Belem
L’économie sociale et solidaire était bien présente au Forum Social Mondial 2009. Ses principaux organisateurs, le Forum Brésilien d’Economie Solidaire, le Réseau Intercontinental des Promoteurs de
l’Economie Sociale et Solidaire (RIPESS, officiellement constitué en 2004, en prolongement des forums Globalisation de la Solidarité), l’Organisation Mondiale du Commerce Equitable (IFAT), INEES
(organisation luxembourgeoise qui doit accueillir la prochaine rencontre du RIPESS) et le Fondation France Libertés, notamment, ont organisé plus de 115 ateliers et séminaires. Des milliers de
personnes étaient présentes à ces ateliers et séminaires.
Le RIPESS était officiellement représenté pour la première fois au Forum Social Mondial 2004. Mais c’est au FSM de Nairobi en 2007 qu’il a présenté pour la première fois un programme fort et
articulé, avec une centaine d’organisations. Pour Belem, son objectif était d’affirmer la confluence de l’économie solidaire avec d’autres réseaux et mouvements sociaux.
Les activités proposées à Belem ont connu un franc succès. La conférence du 30 janvier, proposant un dialogue avec les réseaux et mouvement sociaux, a eu 180 auditeurs dans une salle prévue pour
120. Les participations croisées ont été nombreuses, plus encore que d’habitude, affirmant l’esprit d’ouverture de ce mouvement. Plusieurs mouvements et coalitions internationales (Tax Justice
Movement, Our World is Not for Sale, etc.) se sont ainsi associés au mouvement de l’ESS, dans la recherche d’alternatives et de solutions à la crise.
Mondialisation du mouvement de l’économie solidaire
Le Forum Social Mondial 2004, qui avait lieu pour la première fois sur le continent asiatique, à Mumbai en Inde, a été l’occasion, dans sa préparation et sa tenue, de trouver un langage commun
entre les mouvement sociaux impliqués dans l’économie en Occident et en Asie du Sud et Sud-Est. Une partie importante de la « people’s economy » indienne s’est ainsi retrouvée et connectée au
mouvement de l’économie sociale et solidaire, tel qu’il s’était construit au Québec, en Amérique latine et en Europe. Puis c’était au tour de l’Afrique de regrouper les initiatives se reconnaissant
dans ce mouvement, à l’occasion de la troisième rencontre du RIPESS « Globalisons la Solidarité » en novembre 2005 à Dakar, qui fut un moment marquant de convergence et d’élargissement de ce
mouvement, sous le slogan « Renforcer le pouvoir d’agir des peuples ».
L’impulsion donnée en Asie s’est poursuivie sur sa lancée, puisque tous les deux à trois ans (2004, 2007…) a lieu en Asie du Sud-Est l’Asian Forum for Solidarity Economy, partie intégrante du
mouvement international de l’économie sociale et solidaire.
Le monde anglo-saxon pour sa part connaît des mouvements très importants actifs soit dans le plaidoyer par rapport aux politiques économiques, soit dans le « développement communautaire ». Malgré
la proximité géographique avec le Québec et l’Amérique centrale, culturelle avec l’Europe, le concept d’ « économie solidaire » y trouvait peu d’écho ou d’équivalent. En 2007, se forme pourtant un
début de réseau d’économie solidaire aux USA, l’année du premier forum social de ce pays. Le Forum Social Mondial de Belem a été l’occasion d’affirmer l’existence de ce réseau, qui pourrait être
porteur de propositions pour l’ensemble du mouvement.
Logo du RIPESS, depuis la rencontre de Dakar
2005
Préparation de Lux 09
La prochaine rencontre internationale des réseaux d’économie sociale et solidaire (4e rencontre « globalisation de la solidarité ») aura lieu du 22 au 25 avril 2009 au Luxembourg. Le slogan pour
cette édition est : « Une autre économie existe : les innovations de l'économie sociale et solidaire ». Un comité de pilotage se réunit régulièrement depuis 2 ans pour la préparer. 12 thèmes ont
été choisis, et sont coordonnés par des organisations de l’ESS. Des mécanismes de solidarité sont prévus pour la participation d’organisation du Sud.
Une présentation a été faite à Belem de la rencontre Lux 09, et plusieurs nouvelles organisations ont adhéré au processus proposé par le comité de pilotage. Par exemple RENAPESS (Mali) et le Réseau
Canadien de Développement Communautaire ont proposé d’organiser des ateliers en collaboration avec d’autres organisations. Cela devrait permettre à ce partenaire du Sud de mobiliser des fonds pour
les délégations africaines à Lux 09. D’autres organisations, comme Caritas, le CCFD, les Maristas, ont affirmées être intéressés à soutenir les délégations du Sud.
La programmation Lux 09 prend forme, et plusieurs organisations ont respecté les délais pour soumettre des propositions. Le dialogue en ligne n’est pas aussi dynamique que souhaité, mais
l’organisation des forums a cependant été allégée, et son efficacité accrue devrait faciliter la participation. http://forum.lux09.lu/
Cet article a été repris par le réseau APRES-VD (réseau vaudois de l'économie sociale et solidaire,
Par le portail de la société civile au Maroc E-Joussour, et sans doute par d'autres sites Internet.
Lundi 9 mars 2009
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23:51
Pour aller de Macapa à Belem, la Fondation France Libertés, qui a organisé ce voyage, avait prévu, sur une idée d'Alain Ruellan, spécialiste des sols amazoniens, de
prendre le bateau de ligne qui part de Santana, près de Macapa pour arriver à Belem. Notre départ pour cette destination mythique fût donc quelque peu épique: après 30 minutes, notre bus s'arrête
devant le port, une petite ville, où des porteurs nous attendent pour charger nos sacs sur des chariots, et enfin sur l'un des ponts de notre navire. Les rares cabines du bateau nous ont été
louées, et la plupart des passagers, dont la moitié de la délégation, dormiront en hamac sur l'un des ponts. Ceux du pont supérieur sont plus chanceux que ceux du pont inférieur, qui bénéficient du
bruit assourdissant des moteurs. Mais pour l'heure, la police militaire contrôle tous les passagers, suite à un incident plus ou moins grave impliquant un touriste, la veille. Par chance nous
naviguons avec la députée Jeanette, femme de Capi, également présent. Jeannette a fait en sorte que , pour ce voyage, la compagnie respecte les normes de sécurité, et notamment le nombre maximum de
passagers.
Après avoir investi notre cabine, nous nous dirigeons tous vers la terrasse supérieure, coeur du navire. Un bar en occupe la plage avant. Et une ambiance des plus festives y règnera pendant notre
trajet. L'arrière du pont inférieur, lui, est consacré à la cuisine et au mini-restaurant associé.

Après quelques heures de navigation sur l'immense fleuve, nous rentrons tout à coup dans un canal qui traverse l'île de Marajo, qui sépare l'Amazone et le Tocatins, mais recueille leurs alluvions
depuis des millénaires. Nous observons avec enchantement de très près, les rives de la forêt équatoriale et ses centaines d'espèces d'arbres, où prédomine localement le palmier açai, qui donne de
petits fruits jaunes, très appréciés localement, et depuis quelques années plus globalement au Brésil. Tous les 300 à 500 mètres, de petites maisons sur pilotis, parfois éclairées au générateur,
parfois non, marquent la présence de l'être humain dans cette contrée où la nature reste souveraine. Des petits enfants de 3 à 10 ans manœuvrent des pirogues, qui s'élancent par défi dans notre
sillage.
Nous avons la chance de voyager avec l'ancien gouverneur de l'Amapa, M. Capiberibe, et Alain Ruellan, spécialiste des sols. Chacun d'entre eux nous explique la situation et les perspectives de
cette population, les ribeirenhos. Si ceux-ci pouvaient accéder à un bien-être un peu meilleur, la perspective d'exode rural serait repoussée. Vivant en auto-subsistance de la cueillette des fruits
et d'activités agricoles, ses deux grands défis sociaux sont l'éducation et l'accès aux soins. L'équipe de Capi avait mis au point un système de ramassage scolaire par bateau, qui malheureusement a
été abandonné, comme nombre des innovations de son mandat. Quant à la santé, de nombreux postes sont sans médecins et médicaments. D'un point de vue économique, il serait possible d'organiser
l'écoulement des produits forestiers, après avoir mis au point des plans de gestion durable. Mais les autorités présentes ne s'intéressent pas au développement durable de ces populations, mais
seulement aux grands projets miniers et forestiers, qui détruisent la forêt.

Peu après notre entrée dans cette zone de "pas perdus" (suivant le roman d'Alejo Carpentier), le spectacle d'un front de pluie en émerveille plus d'un. La pluie tombe tout à coup en trombes. Des
bâches tombent des bords du bateau pour protéger les passagers en hamac. Puis, la terrasse du pont supérieur est témoin d'une fête improvisée, malheureusement sans caïpirinha, Une nuit noire est
tombée, seulement interrompue par les allers et retours d'un projecteur pour "assurer la sécurité".
Le lendemain, après quelques heures de sommeil dans des conditions plus ou moins bonnes, le paysage est plus ouvert, et nous sommes comme dans un bras de mer, constitué par la rencontre des deux
fleuves, l'Amazone et le Tocantins. Nous croisons maintenant quelques cargos et des îles flottantes, avant de voir, au bout de quelques heures, Belem et ses grands immeubles à l'horizon. Forum
Social, nous voilà.
Samedi 28 février 2009
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L'avion a survolé le majestueux fleuve, avant de se poser sur la piste de Macapa, capitale de l'Etat le plus septentrional du Brésil. Le vol de Cayenne a duré une
heure seulement. Nous retrouvons la chaleur moite à laquelle nous nous sommes vite habitués en Guyane.
Nous sommes accueillis dans l'aéroport par l'ancien gouverneur de l'Etat d'Amapa, João Capiberibe. Celui-ci est une "figure" de la région, comme au dit au Brésil, car il a été le premier à
s'intéresser au développement durable en Amazonie, et surtout à l'appliquer avec des programmes novateurs au cours des deux mandats qu'il a exercé de 1995 à 2002. Malheureusement, son œuvre a été
en grande partie détruite par les nouveaux pouvoirs. Mais il en reste de nombreuses pistes, à explorer au plus vite si l'on veut que le l'Amazonie et ses populations vivent en harmonie.
Le soir de notre arrivée, Capiberibe et ses proches avaient organisé une grande fête pour nous sur la "marque de l'Equateur", une colonne informe séparant symboliquement les hémisphères Nord et
Sud. Danser au son du rap local des quilombos et goûter aux tapas régionaux à cet endroit emblématique nous livre cependant nos premières émotions de convivialité brésilienne.
Les deux jours suivants ont été marqués par la Rencontre franco-brésilienne sous l'Equateur, conférences et débats organisés par la Fondation France Libertés - Danielle Mitterand - et du côté
brésilien par la Fondation João Mangabeira, dans lesquels s'affirment la volonté d'un dialogue Nord-Sud, autour de
l'impact de la crise, de la notion de développement durable et d'une nouvelle conception de la richesse.
Macapa est davantage une bourgade à la croisance désordonnée qu’une ville pleine de charme. Tropisme culturel, les constructions de béton y ignorent superbement le potentiel qu'offre la forêt toute
proche en terme d'éco-construction, voir de construction bioclimatique. L'air conditionné règne brutalement dans les salles de réunion, les bureaux, et les chambres d'hôtel, comme dans de
nombreuses villes tropicales et équatoriales. Mais c'est dans la délicieuse Posada Equinox, tenue par un couple franco-brésilien, consul honoraire de France, que nous nous retrouvons pour profiter
un peu du bien-vivre brésilien, et de cette gentillesse dont nous aurons bien du mal à nous défaire. Un grand jardin flanqué d'un kiosque convivial qui abrite des tables et un coin bar offre une
fraîcheur bienvenue, et quelques attraits floraux pour les colibris amazoniens. Ces jours riches en rencontres, en échanges, nous confortent dans l'idée qu'un autre choix de société est
possible.
Nous avons la chance de compter dans la délégation un spécialiste des sols (podologue), Alain Ruellan, ancien directeur de l'Institut de Recherche pour le Développement, qui a travaillé en
Amazonie, et nous explique les problématiques spécifiques au développement durable dans cette région. Il apparait ainsi que les activités dites extractivistes (noix du Brésil, fruits divers et
latex) sont parmi celles qui sont les plus soutenables, c'est-à-dire qu'elles permettent à la fois de préserver les ressources naturelles et de faire vivre, même modestement, les populations qui
les pratiquent. Elles ont cependant besoin d'appui, et surtout de circuits de commercialisation équitables. L'ancien gouverneur de l'Amapa avait esquissé ce travail, qui a été abandonné par le
pouvoir actuel, amis des industries minières et forestières. A ce stade, nous ne savons quelles organisations ont pu lui donner suite.
Le documentaire "Amapa, le développement durable en Amazonie présente l'action du Capiberibe comme gouverneur, à travers quelques unes de ses principales actions. Vous pouvez lire mon compte-rendu
de ce film sur le site du festival "Autres Brésils".
Nous profitons d'un temps ensoleillé le dimanche suivant notre arrivée pour visiter la forteresse de Macapa, construite au XVIIe par les portugais sur le 8e modèle de Vauban. Situé devant la vaste
Amazone, il défendait la région et ses habitants des incursions françaises, hollandaises et espagnoles. Des jeunes se baignent dans ce fleuve tranquille, juste sous un ponton, sans doute sont-ils à
l'abri des effluves des eaux usées de la ville. Le fleuve est grand.
La délégation est ensuite invitée dans un restaurant où nous mangeons à nouveau de la nourriture typique de l'Amazonie, une des meilleures du Brésil : poissons fluviaux d'espèces différentes, tous
aussi suculents les uns que les autres, sauce au jus de manioc, feuilles à l'effet légèrement anesthésiant sur la langue, sans compter d'inombrables jus de fruits locaux. Le repas se termine en
fête, avec des rythmes de différentes régions, annonçant l'ambiance du Forum Social Mondial. Les intellectuels brésiliens de la délégation manient aussi bien la guitare, la clarinette et le chant
que le verbe et le concept. Le mari de Christina, députée d'origine quilombo élue avec le plus de voix du pays, improvise une chanson de bienvenue émouvante.
Les échanges des jours précédents nous ont fait prendre conscience des dangers de la destruction de la foret amazonienne, et de l'importance que pourrait avoir le Forum Social Mondial de Belem pour
construire de nouvelles solidarités permettant d'enrayer, ici comme ailleurs, les conséquences d'un mode de développement désastreux.
Dimanche 22 février 2009
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Chaque département d'outre-mer a sa particularité. Les événements de Guadeloupe et de Martinique en sont l'illustration. Notre voyage en Guyane française nous a
permis de comprendre quelques caractéristiques de ce plus vaste des départements français, qui par sa situation géographique est unique. Il faut reconnaître qu'en métropole nous ne savons presque
rien de cette terre européenne en Amérique du Sud.
Couverte à 96% de forêt équatoriale, encore très peu fragmentée, riche d’une diversité biologique et culturelle exceptionnelle, la Guyane mérite mieux que l’indifférence. A l’heure où la présidence
française propose au géant brésilien un partenariat aux contours indéfini pour encourager la recherche sur la biodiversité, des échanges avec des acteurs de la société guyanaise nous ont convaincu
que la société civile française devrait s’intéresser à ce territoire et à ses populations. Nous évoquerons dans cet article une seule des questions qui se posent sur ce territoire, une question qui
n’est souvent évoquée qu’à demi-mots par les pouvoirs publics, alors qu’elle apparaît fondamentale dans la gestion des risques écologiques, sanitaires et sociaux du département.
L'orpaillage connait en effet depuis les années 1990. un boom sans précédent en Guyane. C'est l'annonce imprudente d'importants gisements d'or dans ce département français, qui a immédiatement
provoqué une nouvelle ruée. Les chercheurs viennent de Guyane et de tous les pays limitrophes et de la région (Amérique du Sud, Caraïbes). Depuis la conquête de l'Amérique, le mythe de l'Eldorado
ne semble pas avoir faibli. Ce métal précieux attire toujours autant des personnes, qui y voient l’opportunité d’échapper rapidement à la misère. Or c’est souvent une illusion, car l’or profite
surtout à ceux qui ont ou savent prendre des positions établies dans cette filière, légalement ou illégalement, et très peu souvent aux chercheurs aux pieds nus, venus du Brésil ou d’ailleurs.
On connaît les chiffres seulement approximativement, puisqu’une grande partie de l’exploitation du minerai précieux est illégale. En 2008, seulement 20 personnes ont obtenu des permis légaux,
contre quelques centaines les années précédentes. Des milliers d'autres mènent cette activité illégalement. Ce sont environ 30 tonnes d'or qui sont produites par an dans les 3 Guyanes, mais c'est
sans doute en Guyane française qu'il est le plus concentré et le plus facile d'accès, comme le montrent les cartes publiées par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières.
Les orpailleurs sont souvent des migrants venus de pays voisins par toute sorte de voies : Brésil, autres pays d'Amérique du Sud et bassin carribéen. Ils s'enfoncent dans les parties les plus
reculées de la forêt, près du Rio Maroni, et tentent à leur tour leur chance. Au mieux, ils trouveront quelques kilogrammes par an, ce qui n'en feront pas des personnes riches, mais leur
permettront de survivre. Mais la recherche de l'or pollue l’écosystème forestier, et contamine les amérindiens de certaines parties du territoire, en touchant d'abord les plus faibles: enfants,
vieillard et femmes enceintes.
Comment ? Le processus, quoique complexe, est de mieux en mieux compris, et les recherches scientifiques récentes permettent de préciser comment l’orpaillage contribue à la contamination des
écosystèmes et de la chaîne alimentaire. En voici une présentation synthétique, en l’état actuel de la recherche.
Le sol guyanais est naturellement riche en mercure, peut-être la conséquence d'activités volcaniques au cours des ères géologiques antérieures. En conditions naturelles, il y a dans le sol à la
fois fixation et libération de ce mercure. La déforestation et l’orpaillage contribuent fortement à la libération de ce mercure, et favorisent la méthylisation du mercure, qui contamine la chaîne
alimentaire.
Le mercure est utilisé par l’orpailleur, car il permet de repérer, par amalgame, les particules d'or les plus fines dans les boues riveraines des fleuves. Une fois l'or fixé, l'orpailleur peut
laisser le mercure s'évaporer. Certains sont ainsi contaminés directement, par inhalation. Mais c'est surtout par son insertion dans la chaîne alimentaire, une fois déposé dans l'eau, que le
mercure empoisonne les populations locales. Le bouleversement des sols induit par cette activité et l’ouverture de bassins de décantation favorisent les processus qui aboutissent à la
transformation chimique du mercure en sa forme la plus toxiques.
Dans les couches inférieures des rivières ou des bassins de décantation, le mercure est transformé en methylmercure par des bactéries, sa forme la plus assimilables par les organismes vivants.
Assimilé par le plancton, puis par différents organismes, sa concentration augmente comme le poids d'une pyramide en proportion de sa hauteur. On le retrouve ainsi dans les poissons carnivores à
une concentration qui peut être 60 millions de fois supérieure à celle qu'il a dans l'eau (pour l’espèce Hoplias aimara), et mille fois supérieure à celle des poissons herbivores ou frugivores. Ces
données sont le résultat d'études scientifiques du programme "Environnement, vie, société" mené par le CNRS depuis 1996-1997.
Depuis une dizaine d'années, on sait que les villages indiens de Twenké et Antecume Pata du Haut Maroni sont exposés à des teneurs importantes en mercure. En 2005, la concentration mesurée dans les
cheveux avait augmentée d'environ 20% par rapport aux chiffres de 1995. En 1998, déjà, l’Inserm avait observé un taux d’imprégnation au mercure supérieur à la norme OMS chez plus de 70% des enfants
amérindiens Wayanas du Haut-Maroni.
Cette exposition est dûe à la consommation de poissons contaminés. Les espèces traditionnellement consommées par les amérindiens se situent en haut de la chaîne alimentaire. Certes, des campagnes
d'information ont été menées, non sans résultats, pour inciter les populations à restreindre leur consommation des 5 espèces de poissons les plus contaminés. Mais quelle autre mesure prennent les
autorités, pour résoudre le problème à la source? L’opération Harpie, brutale et ponctuelle, s’est révélée insuffisante pour résoudre le problème, et propsoer des alternatives.
Une question lancinante occupe certains esprits : l'orpaillage durable existe-t-elle? Il est difficile de l'imaginer, car sans mercure, il semble bien que l'orpaillage ne serait pas rentable. Grâce
au mercure, l'orpailleur peut récupérer 90% de l'or, sans mercure c'est seulement 20 à 30% sans mercure. Or l'utilisation du mercure est interdite depuis le 1er janvier 2006 . D’autres techniques
existent, mais elles sont complexes, et ne résolvent pas nécessairement la question de la libération du mercure par les activités humaines intrusives, comme l’orpaillage. D’autre part, la «
soutenabilité » de cette activité ne se réduit pas à la question du mercure : en déboisant les zones visant et en décapant les sols (par des lances à haute pression), les techniques d’orpaillage,
qu’elles soient artisanales ou industrielles, détruisent l’équilibre précieux et fragile de la forêt, de ses cours d’eau et de ses espèces. En outre, elles libèrent et activent le mercure
naturellement contenu dans les sols guyanais. L’exploitation minière, même « contrôlée » poserait les mêmes problèmes.
Finalement, l’aspect le plus important de la question est peut-être le suivant, comme l’avait déjà exprimé Montesquieu il y a plus de deux siècles : l’orpaillage, légal et illégal, interpelle nos
représentations, en posant aux autorités et à la société la question : Qu’est-ce que la richesse ? Serait-ce la possession d’or par quelques uns, ou bien la vie et la santé des habitants et des
espèces de la forêt ? Les amériendiens semblent avoir choisi depuis longtemps leur réponse, puisqu’ils continuent à vivre de façon durable et convivial avec la forêt, sans être intéressés par les
mirages de l’orpaillage.
Quelques chiffres (source : WWF)
1 333 km de cours d’eau directement impactés (ONF 2006)
12 000 ha de forêt guyanaise directement impactée (ONF 2006)
3000 à 15000 travailleurs clandestins sur les camps d’orpaillage
Plus de 500 chantiers illégaux.
3 tonnes d'or produites et déclarées légalament en 2003, alors que plus de 9 tonnes sont exportées de Guyane et déclarées aux douanes cette année là. Environ
10 tonnes d’or extraite annuellement par les clandestins.
5 tonnes de mercure annuel rejetées dans le milieu naturel
Un taux d’imprégnation au mercure supérieur à la norme OMS chez plus de 70% des enfants amérindiens Wayanas du Haut-Maroni (Inserm, 1998).
La Guyane recèle encore un potentiel aurifère important : 120 tonnes en or primaire, et encore 15 à 20 ans de gisement alluvionnaire au rythme de son exploitation actuelle.
Bibliographie
Synthèse des principaux résultats du Programme de Recherche « Mercure en Guyane », septembre 2008, CNRS (en cours de publication).
L’orpaillage illégal en Guyane : fléau majeur pour la forêt, l’eau, et la santé humaine. Dossier de presse du WWF, septembre 2008.
« Guyane française : l’or de la honte », d’Axel May, éditions Calmann Lévy.
Dimanche 15 février 2009
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Voici les premières impressions de notre voyage en Amazonie
Après 8H20 de vol, nous voici en Guyane. Le premier contact que nous avons sur le territoire est la rencontre d'un village Améridien proche de Cayenne (vidéo). Après la présentation du chef
coutumier du village de Sainte Rose de Lima, celui-ci nous expose la dure réalité que vit son peuple à savoir une exploitation abusive de la forêt amazonienne et de la non reconnaissance de leur
identité.
En aparté et en refusant d'être nommé et filmé il nous confie que l'orpaillage est ce qui le détruit le plus les Amérindiens alors quoi faire? Que dire? Difficile de rester insensible et sans
réaction, mais un tabou intolérable demeure sur le sujet.
Malgré ces difficultés (chômage, regroupement dans des zones enclavés, isolés et en surpopulation) le village nous offre son meilleur sourire, avec une protection et une bénédiction du Chamane du
village, et des danses de bienvenue par une troupe de jeunes du village voisin de Cecilia.
Les chefs coutumiers de plusieurs villages nous présentent leur réalité, et la façon dont ils tentent d'articuler la culture amérindienne avec le contexte d'un département français.
Nous rencontrons également des jeunes amérindiens, qui ont pris l'initiative de lancer le premier magazine amérindien de Guyane, OKA Mag. Ils nous invitent à visiter son site http://www.okamag.fr et à nous y abonner.Une belle initiative locale.
Guyane 22 janvier 2009
Durant la journée, nous nous réunissions avec des chercheurs de l'Institut de la Recherche pour le Développement. Géographes, sociologues et anthropologues, ils nous font part de la complexité de
la situation et des particularités de la Guyane et de sa formation historique. Un sujet revient souvent : l'orpaillage et ses conséquences pour l'environnement et ses populations. Nous y
reviendrons prochainement, dans un article spécialisé.
Le soir, nous nous rendons au quartier des migrants brésiliens, BP 352, récemment baptisé "Arcoiris" (arc-en-ciel). Des présentations sont faites par des associations locales, et des habitants du
quartier. La situation des migrants dans ce département français nous semble dramatique. Les expulsions en provenance de la Guyane se chiffrent à 10 000 en 2008, et ne sont pas comptées dans le
bilan de l'exercice du ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Ce titre même interroge, dans une région dont la dynamique ne colle pas avec l'image de la République une et
indivisible. Les migrants n'ont souvent pas accès à l'eau potable. Mais ils peuvent montrer certains de leurs fils avec fierté, comme celui qui a fait des études brillantes en Guyane et en France.
La situation des droits de l'homme en Guyane est loin d'être idéale...
Mardi 10 février 2009
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Source : Twine, Sustainable Development
Over the past 10 years a full 80% of the land cleared in the Amazon has been for raising of beef cattle, That area now is the size of the nation of Iceland. Well, some
more (sort of) downer news about deforestation in the region comes via our colleagues over at Discovery News and involves new figures released by Brazil’s National Space Research Institute:
The most recent images showed a loss of 11,968 square kilometers (4,600 square miles) of forest from Brazil's Amazonian states between Aug. 2007 and July 2008. That
was up nearly 4 percent from the year before, but still nearly 20 percent below the rate of loss two years earlier.
For more on the direct link between deforestation rates and the price of soy around the world; as well as efforts by the Brazilian government to deal with this,
keep reading: Deforestation Ticks Up Again in Brazil
Par Pierre W. Johnson
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Mardi 20 janvier 2009
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20:00
Pourquoi partir pour l'Amazonie, en ce début d'année 2009 ?
D'abord, parce qu'il s'agit d'un monde inconnu et mystérieux pour nous, comme pour beaucoup.
Nous savons qu'il s'agit d'un milieu riche - 50% des espèces vivantes de la planète ! - mais aussi d'un milieu fragile, en danger et même en péril de disparition. Alors que nous connaissons tous
deux d'autres parties du Brésil, l'Amazonie sera, nous le savons, différente de tout ce que nous avons vu jusque là. Désir donc, d'avoir une première appréhension, un premier contact, et quelques
éléments de compréhension de la plus grande forêt équatoriale du monde, mais aussi celle qui disparait le plus rapidement (au rythme de 23 000 à 25 000 km2 par an). Nous découvrirons quelques unes
de ses immenses richesses naturelles, mais nous espérons comprendre un peu mieux les raisons de sa disparition progressive, et presque programmée.
Ensuite, parce qu'une partie de l'Amazonie est, cette année, le théâtre du grand rassemblement altermondialiste qu'est depuis 2001 le Forum Social Mondial. Celui-ci se tiendra du 27 janvier au 1er
février à Belem, dans l'état du Para. Plusieurs dizaines de milliers de personnes du monde entier sont entendues, alors que la capacité hôtelière pour les visiteurs n'est que de 4000 chambres
environ ! L'Amazonie sera, cette année, le symbole de la convergence de combats économiques, sociaux et environnementaux. En une sorte de prélude de la société civile aux négociations sur le climat
que les représentants des Etats tiendront en fin d'année à Copenhague, pour définir la feuille de route à suivre au cours de la prochaine décennie. Mais aussi pour rappeler que cette société a des
réponses et des positions sur les crises économique, financière, sociale et géopolitique actuelles.
Voyage de découverte, d'un milieu naturel, des hommes et des femmes qui y vivent, et du symbole qu'il représente pour l'avenir de notre planète et de nos sociétés, donc. Dans la première partie de
notre voyage, nous feront partie d'une délégation d'une vingtaine de personnes engagées.
Notre voyage sera d'une dizaine de jours seulement. C'est peu pour un milieu aussi grand. Mais la vie moderne, nos obligations professionnelles ne nous ont pas permis d'y rester plus longtemps.
Cependant, nous reviendrons, c'est certain.
Je m'efforcerais de faire tous les jours une chronique de ce voyage, des découvertes et des rencontres que nous allons faire. Pour cela, j'ai ouvert avec mon amie un blog spécial "Les portes de l'Amazonie". Vous pouvez vous y rendre en cliquant sur le lien, et vous inscrire pour recevoir les nouvelles régulières de ce voyage. Le site
Obiwi.fr en rendra également compte.
Lundi 29 décembre 2008
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22:59
107 entrepreneurs forestiers en Amazonie ont embauché des hackers pour faire intrusion dans le système de contrôle de transport du bois. Dans l'état du Para, une
des régions d'Amazonie brésilienne souffrant le plus de la déforestation, le gouvernement a faire migrer en 2006 les autorisations nécessaires à la commercialisation des espèces forestières,
jusque là sous forme papier, en format électronique, avec un système semblable à celui qui gère les transactions bancaires sécurisées.
Les entreprises incriminées n'ont pas hésité à faire intervenir des hackers informatiques pour leur permettre d'augmenter frauduleusement le quota d'extraction
forestière qui leur était légalement autorisé. Le gouvernement estime qu'environ 1,7 millions de mètres cubes de bois a pu être ainsi commercialisé illégalement.
L'enquête ayant débuté en avril 2007, 202 personnes sont actuellement accusées. Beaucoup des entrepreneurs incriminées sont suspectés d'autres types de délits,
environnementaux et sociaux (usage de main d'oeuvre esclave).
Rappelons qu'en Amazonie, environ 25 000 kilomètres carrés de forêt environ disparaissent chaque année, et que près de 20% de la forêt a déjà disparu depuis la
moitié du XXe siècle.
Source : Greenpeace Brésil
Hommage à Chico Mendés
Il y a 20 ans, le 22 décembre 1988, était assassiné devant son domicile, Chico Mendés, leader syndical des seringueiros, et défenseur de la forêt et des peuples
amazoniens.
"Au début, je pensais que je me battais pour sauver les hévéas ; puis j'ai pensé que je me battais pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je sais
que je me bats pour l'humanité."
Visitez ce superbe site
Par Pierre W. Johnson
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Mercredi 24 décembre 2008
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D'abord, le sapin de Noël
Ellipsos, un cabinet d'étude quebecois, a fait une analyse de cycle de vie (ACV) comparative des sapins de Noël naturels et artificiels. Le sapin de Noël en plastique est plus écologique seulement
si on le garde au moins 20 années. Ce qui est peut souvent le cas.
Téléchargez ici l'ACV.
Puis les cadeaux
Selon les calculs de chercheurs du très sérieux Institut de l’environnement de Stockholm, rendus publics récemment, les cadeaux de Noël des Britanniques
pèseraient 310 kilos de CO2 émis par habitant. Ces chercheurs ont poussé le vice jusqu’à ajouter au bilan carbone des cadeaux celui des activités, nourriture, déplacements, illuminations et autres
ingrédients des fêtes réussies. On double alors la mise, avec 650 kilos de CO2 par habitant. Source : http://www.eco-life.fr
Alors, faire la fête ou pas ?
D'après les calculs des scientifiques, dans un monde égalitaire donc fictif, nous n’aurions droit qu’à un montant de 1700 kilos d’émissions par an pour toutes nos activités et
consommations. S'agit-il, comme l'écrit un auteur « de la propagande de lugubres « décroissants » ou d’ascètes coincés
hostiles au progrès » ou bien de bon sens ? Je vous laisse juger.
Choisissez des cadeaux solidaires
Information publié sur le site Le Monde :
Sur le modèle des chèques cadeau traditionnels, EthiKdo donne accès à un réseau de boutiques alternatives, spécialisées dans le bio, le commerce équitable et
autres spécialistes de produits naturels, durables ou recyclés. En plus de faire plaisir, vous soutenez une filière qui le mérite (parce qu’elle poursuit d’autres buts que la simple rentabilité) et
vous sensibilisez le bénéficiaire de votre cadeau à cette alter-consommation. “Ah oui, tiens, je n’y avais pas pensé, mais c’est sympa cette boutique !”
Mais, il y a plus radical : le “certificat d’exemption de
cadeau “, qu’une asso canadienne a créé pour les réfractaire. Un Noël sans cadeau, c’est un peu sec, c’est vrai, mais l’impact écologique est vraiment nul (à condition de ne pas l'imprimer) ou
presque. L’écologie est-elle à ce prix-là ?
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