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Développement durable - Sustainable Development

Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 22:19


J'ai rencontré pour vous, à l'invitation du site Obiwi, et de l'attachée de presse de son éditeur, Erik Orsenna pour son dernier ouvrage "L'avenir de l'eau". Membre de l'académie française, Erik Orsenna a été professeur d'économie, conseiller du président François Mitterrand. Aujourd'hui, il est écrivain voyageur. "J'ai toujours rêvé d'être comme Tintin", dit-il.


Son dernier ouvrage est un projet de deux annés et 5 mois de voyages, financé par son éditeur, mais soigneusement préparé par lui-même. "Rien de moins simple que l'eau" nous dit Orsenna. Et d'explorer les multiples facettes de cette molécule porteuse de vie, d'énergie, mais aussi de maladie et parfois de mort.




Des bords des grands fleuves australiens au barrage des trois rivières en Chine, des usines de dessalement de pays émergents jusqu'aux bords du Gange, fleuve sacré et immonde, de Singapour la sage et ordonnée aux quartiers pauvres de Calcutta, des paysages féériques mais éphémères du Bangladesh aux variations du lac Tchad, des industries ultra-performantes aux mouvements pour la re-nationalisation de l'eau, Erick Orsenna a exploré tous les aspects et tous les lieux de cet élément, à la fois simple et complexe. Son livre est d'abord un merveilleux ensemble de contes, d'histoires.


Mais, comme ton bon recueil de contes, ceux-ci nous délivrent non seulement des images et des couleurs, mais également, et de façon légère, des enseignements. Et si certains sujets sont à peine abordés, et des controverses quelque peu contournées (il ne s'agit pas d'un essai), "l'avenir de l'eau" donne envie.


Envie d'en savoir plus, envie de connaître, envie de voyager, de naviguer. C'est donc une invitation au voyage, à la connaissance, mais aussi à la solidarité, et à un pragmatisme assumé pour la résolution des questions liées à cet élément.

 


Lien à l'aventure de l'eau sur le blog d'Erik Orsenna.

Ce site continue l'aventure du livre avec des chapitres inédits de l'ouvrage, des réactions et des suggestions des lecteurs.

 


Lien au même article sur Obiwi



Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Les créatifs culturels
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 13:20

Voici une nouvelle qui reste d'actualité, en cette fin d'année 2008, où l'on oublie un peu les engagements sur le développement durable pour se concentrer sur la crise financière :

Les Vingt-Sept de l'Union Europenne tente toujours de se mettre d'accord sur un durcissement des critères susceptibles d'encadrer la production de carburants d'origine végétale destinés à couvrir 10 % de la consommation des transports d'ici à 2020. L'objectif actuel est de 5% en 2015.

A ce stade, le débat se focalise sur la définition des critères de certification des agrocarburants. "Le consensus progresse sur le principe de normes strictes, mais l'on reste divisés sur les modalités", résume un diplomate. La discussion oppose les pays qui défendent, à l'instar de la France, de l'Allemagne et des nouveaux Etats membres, des filières nationales de production et ceux qui misent sur les importations pour combler leurs besoins. C'est le cas du Royaume-Uni, des Pays-Bas, ou des pays scandinaves.

Avec la France, certaines capitales ont suggéré de s'approvisionner dans les seuls pays ayant ratifié au moins dix conventions ou traités internationaux dans le domaine de l'environnement et des droits sociaux. Le protocole de Kyoto de lutte contre le réchauffement climatique, les textes sur le travail des enfants, ou les libertés syndicales seraient pris en compte.

Cependant, un tel dispositif, considéré comme de l'"impérialisme vert" par les pays émergents, a peu de chances de voir le jour sous cette forme.

Le commissaire chargé de l'énergie, Andris Piebalgs, a déjà proposé d'interdire les agrocarburants en provenance de régions indispensables à la biodiversité, ou menacées de déforestation. Une option moins contraignante consisterait à obliger l'ensemble des producteurs, et non plus les pays fournisseurs, à respecter une série de standards en matière de droits sociaux, de pollution de l'air, de l'eau, ou des sols.

Les Etats membres divergent aussi sur l'efficacité des agrocarburants en matière de lutte contre les gaz à effet de serre. Les pays scandinaves et le Royaume-Uni ne veulent certifier que les produits permettant une réduction de 50 % des émissions de CO2 par rapport aux énergies fossiles. D'autres, comme la France, souhaitent s'en tenir dans un premier temps au seuil actuel de 35 %, afin de développer leur production en attendant les agrocarburants de seconde génération. Et refusent de durcir ce critère avant l'horizon 2015-2020.

Les détracteurs des agrocarburants ont reçu l'appui du conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU, Jeffrey Sachs : pour cet économiste américain, les programmes de promotion adoptés en Europe et aux Etats-Unis "n'ont pas de sens dans des conditions de famine mondiale". Un argument qui fait bondir la Commission.

"Les biocarburants semblent être devenus un bouc émissaire", a rétorqué Mariann Fischer Boel, la commissaire en charge de l'agriculture. Pour elle, l'envolée du prix des céréales est essentiellement liée au développement de l'Inde et de la Chine, aux mauvaises conditions climatiques, ou à la spéculation.
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development
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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /2008 10:00

Some of the top changes I recommend, that you can vote for on www.change.org :



You can visit my Change.org profile here. Be sure to link !

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Choc & Chaos
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 10:21
L'avion a survolé le majestueux fleuve, avant de se poser sur la piste de Macapa, capitale de l'Etat le plus septentrional du Brésil. Le vol de Cayenne a duré une heure seulement. Nous retrouvons la chaleur moite à laquelle nous nous sommes vite habitués en Guyane.

Nous sommes accueillis dans l'aéroport par l'ancien gouverneur de l'Etat d'Amapa, João Capiberibe. Celui-ci est une "figure" de la région, comme au dit au Brésil, car il a été le premier à s'intéresser au développement durable en Amazonie, et surtout à l'appliquer avec des programmes novateurs au cours des deux mandats qu'il a exercé de 1995 à 2002. Malheureusement, son œuvre a été en grande partie détruite par les nouveaux pouvoirs. Mais il en reste de nombreuses pistes, à explorer au plus vite si l'on veut que le l'Amazonie et ses populations vivent en harmonie.

Le soir de notre arrivée, Capiberibe et ses proches avaient organisé une grande fête pour nous sur la "marque de l'Equateur", une colonne informe séparant symboliquement les hémisphères Nord et Sud. Danser au son du rap local des quilombos et goûter aux tapas régionaux à cet endroit emblématique nous livre cependant nos premières émotions de convivialité brésilienne.




Les deux jours suivants ont été marqués par la Rencontre franco-brésilienne sous l'Equateur, conférences et débats organisés par la Fondation France Libertés - Danielle Mitterand - et du côté brésilien par la Fondation
João Mangabeira, dans lesquels s'affirment la volonté d'un dialogue Nord-Sud, autour de l'impact de la crise, de la notion de développement durable et d'une nouvelle conception de la richesse.

Macapa est davantage une bourgade à la croisance désordonnée qu’une ville pleine de charme. Tropisme culturel, les constructions de béton y ignorent superbement le potentiel qu'offre la forêt toute proche en terme d'éco-construction, voir de construction bioclimatique. L'air conditionné règne brutalement dans les salles de réunion, les bureaux, et les chambres d'hôtel, comme dans de nombreuses villes tropicales et équatoriales. Mais c'est dans la délicieuse Posada Equinox, tenue par un couple franco-brésilien, consul honoraire de France, que nous nous retrouvons pour profiter un peu du bien-vivre brésilien, et de cette gentillesse dont nous aurons bien du mal à nous défaire. Un grand jardin flanqué d'un kiosque convivial qui abrite des tables et un coin bar offre une fraîcheur bienvenue, et quelques attraits floraux pour les colibris amazoniens. Ces jours riches en rencontres, en échanges, nous confortent dans l'idée qu'un autre choix de société est possible.
 
Nous avons la chance de compter dans la délégation un spécialiste des sols (podologue), Alain Ruellan, ancien directeur de l'Institut de Recherche pour le Développement, qui a travaillé en Amazonie, et nous explique les problématiques spécifiques au développement durable dans cette région. Il apparait ainsi que les activités dites extractivistes (noix du Brésil, fruits divers et latex) sont parmi celles qui sont les plus soutenables, c'est-à-dire qu'elles permettent à la fois de préserver les ressources naturelles et de faire vivre, même modestement, les populations qui les pratiquent. Elles ont cependant besoin d'appui, et surtout de circuits de commercialisation équitables. L'ancien gouverneur de l'Amapa avait esquissé ce travail, qui a été abandonné par le pouvoir actuel, amis des industries minières et forestières. A ce stade, nous ne savons quelles organisations ont pu lui donner suite.



Le documentaire "Amapa, le développement durable en Amazonie présente l'action du Capiberibe comme gouverneur, à travers quelques unes de ses principales actions. Vous pouvez lire mon compte-rendu de ce film sur le site du festival "Autres Brésils".

Nous profitons d'un temps ensoleillé le dimanche suivant notre arrivée pour visiter la forteresse de Macapa, construite au XVIIe par les portugais sur le 8e modèle de Vauban. Situé devant la vaste Amazone, il défendait la région et ses habitants des incursions françaises, hollandaises et espagnoles. Des jeunes se baignent dans ce fleuve tranquille, juste sous un ponton, sans doute sont-ils à l'abri des effluves des eaux usées de la ville.  Le fleuve est grand.

La délégation est ensuite invitée dans un restaurant où nous mangeons à nouveau de la nourriture typique de l'Amazonie, une des meilleures du Brésil : poissons fluviaux d'espèces différentes, tous aussi suculents les uns que les autres, sauce au jus de manioc, feuilles à l'effet légèrement anesthésiant sur la langue, sans compter d'inombrables jus de fruits locaux. Le repas se termine en fête, avec des rythmes de différentes régions, annonçant l'ambiance du Forum Social Mondial. Les intellectuels brésiliens de la délégation manient aussi bien la guitare, la clarinette et le chant que le verbe et le concept. Le mari de Christina, députée d'origine quilombo élue avec le plus de voix du pays, improvise une chanson de bienvenue émouvante.


Les échanges des jours précédents nous ont fait prendre conscience des dangers de la destruction de la foret amazonienne, et de l'importance que pourrait avoir le Forum Social Mondial de Belem pour construire de nouvelles solidarités permettant d'enrayer, ici comme ailleurs, les conséquences d'un mode de développement désastreux.
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Chroniques du temps présent
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 23:51
Pour aller de Macapa à Belem, la Fondation France Libertés, qui a organisé ce voyage, avait prévu, sur une idée d'Alain Ruellan, spécialiste des sols amazoniens, de prendre le bateau de ligne qui part de Santana, près de Macapa pour arriver à Belem. Notre départ pour cette destination mythique fût donc quelque peu épique: après 30 minutes, notre bus s'arrête devant le port, une petite ville, où des porteurs nous attendent pour charger nos sacs sur des chariots, et enfin sur l'un des ponts de notre navire. Les rares cabines du bateau nous ont été louées, et la plupart des passagers, dont la moitié de la délégation, dormiront en hamac sur l'un des ponts. Ceux du pont supérieur sont plus chanceux que ceux du pont inférieur, qui bénéficient du bruit assourdissant des moteurs. Mais pour l'heure, la police militaire contrôle tous les passagers, suite à un incident plus ou moins grave impliquant un touriste, la veille. Par chance nous naviguons avec la députée Jeanette, femme de Capi, également présent. Jeannette a fait en sorte que , pour ce voyage, la compagnie respecte les normes de sécurité, et notamment le nombre maximum de passagers.

Après avoir investi notre cabine, nous nous dirigeons tous vers la terrasse supérieure, coeur du navire. Un bar en occupe la plage avant. Et une ambiance des plus festives y règnera pendant notre trajet. L'arrière du pont inférieur, lui, est consacré à la cuisine et au mini-restaurant associé.



Après quelques heures de navigation sur l'immense fleuve, nous rentrons tout à coup dans un canal qui traverse l'île de Marajo, qui sépare l'Amazone et le Tocatins, mais recueille leurs alluvions depuis des millénaires. Nous observons avec enchantement de très près, les rives de la forêt équatoriale et ses centaines d'espèces d'arbres, où prédomine localement le palmier açai, qui donne de petits fruits jaunes, très appréciés localement, et depuis quelques années plus globalement au Brésil. Tous les 300 à 500 mètres, de petites maisons sur pilotis, parfois éclairées au générateur, parfois non, marquent la présence de l'être humain dans cette contrée où la nature reste souveraine. Des petits enfants de 3 à 10 ans manœuvrent des pirogues, qui s'élancent par défi dans notre sillage.

Nous avons la chance de voyager avec l'ancien gouverneur de l'Amapa, M. Capiberibe, et Alain Ruellan, spécialiste des sols. Chacun d'entre eux nous explique la situation et les perspectives de cette population, les ribeirenhos. Si ceux-ci pouvaient accéder à un bien-être un peu meilleur, la perspective d'exode rural serait repoussée. Vivant en auto-subsistance de la cueillette des fruits et d'activités agricoles, ses deux grands défis sociaux sont l'éducation et l'accès aux soins. L'équipe de Capi avait mis au point un système de ramassage scolaire par bateau, qui malheureusement a été abandonné, comme nombre des innovations de son mandat. Quant à la santé, de nombreux postes sont sans médecins et médicaments. D'un point de vue économique, il serait possible d'organiser l'écoulement des produits forestiers, après avoir mis au point des plans de gestion durable. Mais les autorités présentes ne s'intéressent pas au développement durable de ces populations, mais seulement aux grands projets miniers et forestiers, qui détruisent la forêt.



Peu après notre entrée dans cette zone de "pas perdus" (suivant le roman d'Alejo Carpentier), le spectacle d'un front de pluie en émerveille plus d'un. La pluie tombe tout à coup en trombes. Des bâches tombent des bords du bateau pour protéger les passagers en hamac. Puis, la terrasse du pont supérieur est témoin d'une fête improvisée, malheureusement sans caïpirinha, Une nuit noire est tombée, seulement interrompue par les allers et retours d'un projecteur pour "assurer la sécurité".

Le lendemain, après quelques heures de sommeil dans des conditions plus ou moins bonnes, le paysage est plus ouvert, et nous sommes comme dans un bras de mer, constitué par la rencontre des deux fleuves, l'Amazone et le Tocantins. Nous croisons maintenant quelques cargos et des îles flottantes, avant de voir, au bout de quelques heures, Belem et ses grands immeubles à l'horizon. Forum Social, nous voilà.
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Interculturel
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /2009 22:37
L'Alliance financière pour le commerce durable (FAST), organisation internationale qui met en lien petits producteurs et institutions financières, vient officiellement d'inaugurer son secrétariat, à Montréal. Le rôle de l'organisme est de soutenir et développer la production et le commerce de produits "fabriqués de manière durable": un meilleur accès au financement et la création d'outils d'aide à la gestion seront ses principaux leviers pour aider les petits producteurs (agriculteurs et coopératives) dans les pays en développement.

L'organisme, présidé par Jason Potts, qui est également chargé de programme à l'Institut international de développement durable, a été mis en oeuvre par un regroupement d'entreprises et organisations, dont Citi Group, la Banque Mondiale et Starbucks. En activité depuis un peu plus d'un an, FAST compte déjà une centaine de membres dans 26 pays: outre des cultivateurs (notamment de café) dans les pays en développement, FAST a bâti un réseau avec de nombreux acteurs internationaux du développement durable, tels que Transfair et le Forest Stewardship Council. Au Québec, Développement International Desjardins, Commerce équitable Oxfam-Québec, le Chantier d'économie sociale, Equiterre... figurent également parmi ses collaborateurs.

"En faisant le lien entre un accès accru au financement et une production durable et efficiente, FAST entend jouer un rôle de premier plan dans la promotion d'une nouvelle économie verte au Canada comme à l'étranger", dit Jason Potts. L'une des prochaines réalisations de FAST sera la mise en ligne, le mois prochain, d'une plateforme Web permettant de mettre en lien prêteurs et producteurs.

Source : http://www.novae.ca/
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 14:10
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Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 23:51

Le groupe de travail des Nations unies qui se penchait sur la question vient de publier les critères internationaux pour la réalisation d'une Analyse sociale du cycle de vie (ASCV). Vous pouvez les consulter 
ici.

La gestion du cycle de vie devient un sujet de plus en plus incontournable dans tout processus de développement durable, car l'Analyse Sociale du Cycle de Vie s'ajoute à l'ACV environnementale (ISO 14040) et l'Analyse des coûts du cycle de vie (ACCV). Les différents volets du développement durable se trouvent ainsi couverts par l'Analyse du Cycle de Vie.

La publication des critères pour l'ASCV témoigne de la prise en compte croissante des aspects sociaux et sociaux-économiques dans les processus de décision des dirigeants. Le guide publié examine en détail l'apport de l'ASCV, et ses différences avec d'autres méthodes d'évaluation de la responsabilité sociale.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /2009 13:44
Nombre de citoyens ont pris conscience de l'ampleur des défis qui se présentent à nos sociétés. Qu'en est-il des entreprises ? Selon Bob Willard, celles-ci sont encore plus occupées que les citoyens urbains, et n'ont même pas le temps d'assimiler réellement l'expression "développement durable". Alors, que faire ? Leur parler leur langage : chiffre d'affaire, profits, gestion des risques, propose l'écrivain canadien.

Le rapport Stern a mis en chiffre, contestables, mais au moins indicatifs et parlant pour le monde des affaires, les services que nous rendent les écosystèmes, ainsi que le coût de l'action et de l'inaction sur le plan environnemental, au cours des prochaines années. Pour quelques pourcents du produit mondial, on peut éviter une catastrophe aux coûts incalculables, y compris pour les entreprises.

C'est là seulement un exemple du langage que l'on peut employer pour favoriser, non plus seulement une prise de conscience, mais le déploiement d'actions par les acteurs économiques.

Je vous recommande cette vidéo, en anglais. Elle est d'un format et d'un rythme adapté au Web et à notre "busy world" (malgré les cheveux blancs de l'auteur) :



Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 22:24

Il y a quelques années encore, une partie de l'opinion publique et des médias étaient réticents à reconnaître l'ampleur du changement climatique. Aujourd'hui, personne ne nie que la concentration de gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère augmente à un niveau et une vitesse encore jamais attente au cours des derniers centaines de milliers d'années. Les conséquences de ce changement commencent à peine à être visibles, dans le changement des régimes des vents et des précipitations, des courants sans doute, etc. avec les impacts de tout ceci sur la dynamique des écosystèmes, et des populations humaines.

 


Les océans eux, sont un monde souvent ignoré, occulté de notre perception. Nous savons que nous sommes entrés dans "le temps du monde fini", mais nous avons encore du mal à croire que cela vaut également pour les espaces marins, qui continuent à nous paraitre tellement grands qu'ils s'approchent de notre notion d'infini, et avec eux les ressources biologiques qu'ils abritent. Pourtant ces ressources sont l'objet de multiples dangers. Le consom'acteur commence à peine à réaliser que la surpeche est déjà une réalité pour la plupart des espèces commerciales de poissons, comme le thon rouge de Méditerranée, et même la morue, plat traditionnel de certains pays européens. N'en déplaise à une chronique sur cette plate-forme, si l'aquaculture s'est développée en conséquence au cours de la dernière décennie, pour devenir la principale source de saumon, de truite et d'autres espèces, elle n'a pas encore su assurer sa durabilité, et génère de nombreuses pollutions et dangers.



Des initiatives existent pourtant pour garantir au consommateur des produits de pêche plus durables. Le label Marine Stewardship Council vaut la peine d'être pris en considération. Outre-Manche, une marque comme Fish4ever se montre réellement engagée dans l'attention à la chaîne et aux méthodes de pêche.


Mais les scientifiques pointent aussi une menace plus insidieuse encore, une tendance de fond d'une grande intertie et d'un poid important : l'acidification des océans. Celui-ci serait dû, comme le changement climatique, aux concentrations accrues de CO2 dans l'amosphère. Au contact de l'eau, celles-ci créent de l'acide carbonique, une molécule acide, qui réduit la concentration de carbonate de calcium, importante source de calcium pour les organismes marins. Ainsi, les coraux sont parmi les principaux écosystèmes affectés par ce phénomène.


"The other CO2 problem", une vidéo faite pour et par des enfants illustre les problèmes de l'acidification des océans (en anglais), en faisant intervenir Poséidon et d'autres personnages, qui en appelle à la responsabilité des humains. Il se prépare également un documentaire grand public sur ce thème pour la rentrée "A sea change". Ce documentaire a été sous-titré en français, grâce à l'aide de..  
 

 



      Lisez un bon article sur ce documentaire et sur le sujet dans DD Magazine.
Article de Wikipedia sur
l'acidification des océans

 

 

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Choc & Chaos
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