Twitter - microblogging

Suivez l'essentiel de l'actualité l'écologie et du commerce équitable sur Twitter : pwjohnson

Follow the essential news of ecology and fair trade on Twitter : pwjohnson 

Références

Wikio - Top des blogs - Environnement
votez pour ce blog


réseau professionnel
vous inscrire (gratuit)

Partager

View pierrejohnson01's profile on slideshare

blogCloud
Ce blog respecte la
Nethique.info

Recommander

Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 12:48
Le magazine "Casseurs de pub" dénonce depuis des années (une décennie, semble-t-il) les méfaits de la publicité et de la consommation de masse à laquelle celle-ci nous incite. Dans son numéro du 15 juillet 2008, le magazine proche des idées de "décroissance" donne son point de vue sur l'appropriation du concept de développement durable par certaines personnalités de la vie économique et mondaine. En cette période estivale où les ventes des journaux people connaissent une augmentation saisonnière, laissons lui la parole :

«Qui va sauver la planète ? En tous cas, certainement pas les idées partageuses des « objecteurs de croissance », ou bien celles de ces écologistes à l’ancienne mode prônant la sobriété matérielle ! Et encore moins celles de quelques poètes humanistes révoltés face aux atteintes à la beauté du monde. Certes, ceux-là nous ont mis en garde depuis bien longtemps sur la survenue de la crise écologique actuelle, mais, c’est bien connu, ils veulent nous faire retourner dans les grottes habillés de peaux de bêtes, nous éclairant aux bougies de graisse de mammouth (dans le meilleur des cas) ! Non, soyons sérieux, et réalistes, les personnalités extraordinaires qui vont sauver la nature, et sans que nous ayons à descendre de nos automobiles, ce sont Paris Hilton, François Pinault, Miss France, Alain Juppé, Léornado di Caprio, Luc Besson, Yann Arthus-Bertrand, Jean-Marc Sylvestre ou encore l’immense philosophe Luc Ferry. Car par ces temps d’effondrement de la biodiversité, une espèce, elle, prolifère en suivant la courbe de l’explosion des cours du pétrole : ce sont les écotartufes. Convertis de fraîche date à une écologie bien particulière, ils envahissent les médias dominants. Fini l’écologie à papa ! Ces Adeptes du génial « développement durable » nous promettent que le sauvetage de la Terre est d’abord une merveilleuse opportunité de donner un nouveau souffle à la société de consommation, à la marchandisation du monde, à la Croissance et à TF1. Ils sont un reflet éclairant de notre merveilleuse époque. Découvrez-les dans le dernier dossier de Casseurs de pub, « Les écotartufes », en kiosque, en France (de Besançon à Tahiti), en Belgique, au Canada, en Suisse francophones et en Allemagne, à partir du 15 juillet 2008.»

Le site de Casseurs de pub
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 09:16
Je viens de recevoir d'un lecteur cette vidéo amusante...

Mais vous pouvez aussi offrir des bijoux ou des vêtements du commerce équitable...

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Commerce équitable - Fair Trade
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /2008 14:37
La hausse des prix des produits alimentaires (surtout), et la prise de conscience de l'incidence de certaines formes d'agriculture sur le rechauffement un peu), ont provoqué en une année un revirement complet de l'opinion plublique et des médias sur la question des agrocarburants (encore souvent appelés biocarburants). Après les organisations non gouvernementales, c'est cette fois la Banque Mondiale qui a enquêté sur l'impact de l'essor des carburants végétaux sur les prix alimentaires, comme le dévoile le quotidien britannique The Guardian.

Selon la Banque Mondiale, cet impact expliquerait 75% de la hausse des prix alimentaires, soit plus que ce qu'annonçait les économistes de la FAO et ceux de l'Union Européenne (de 30 à 35% d'impact respectivement). La Banque Mondiale serait-elle passée du côté des gauchistes ? Probablement pas, et d'ailleurs le rapport devait être tenu secret, sans doute pour ne pas déranger l'administration américaine : pour son département de l'Agriculture cet impact ne serait que de 3%...  L'étude de la Banque Mondiale prend fort justement en cause un ensemble de conséquences économiques liées à l'extension des agrocarburants : l'impact sur les stocks mondiaux de produits agricoles, la spéculation sur ces produits et les freins à l’exportation.

Bien sûr, les résultats de cette étude, tels qu'ils sont énoncés dans la presse, sont nécessairement trop généralisataires. Du point de vue économique, ils procèdent nécessairement de simplifications. Chaque filière (soja, riz, colza) obéit aussi à sa logique économique propre. Le riz par exemple a une des céréales qui a le plus augmenté sans qu'elle soit liée à la production d'agrocarburants. Et le point de vue écologique n'est pas abordé. Mais l'étude a le mérite d'attirer l'attention sur le lien entre des phénomènes qui ont tout de même un lien fort entre eux.

La Banque Mondiale a ainsi publié une synthèse sur ces questions en préparation du G8 (on peut la télécharger sur sa page d'accueil). Elle émet des recommandations dans un plan d'action en 10 points, qui recommande notamment de continuer à appuyer le Programme Alimentaire Mondiale et d'encourager sa tendance à se fournir auprès de marchés locaux, mais également un réexamen des politiques des pays du G8, dont les pays les plus riches, en ce qui concernent les biocarburants, et l'encouragement aux agrocarburants de 2e génération. Or les Etats-Unis continuent à subventionner la production de maïs, dont 40% sert maintenant à produire un agrocarburants, et l'Union Européenne s'est fixée un objectif de 10% d'agrocarburants en 2020 afin de pouvoir réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Cette modalité de réussite des objectifs doit sans doute être revue...

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 10:22

Les biocarburants (ou "agrocarburants", pour ceux qui veulent éviter toute connotation écologique) sont produits à partir de cultures végétales très diverses. De plus en plus de constructeurs proposent des moteurs de véhicules adaptés à ces nouveaux carburants d'origine végétale, le plus souvent en association à des proportions diverses avec les combustibles classiques, d'origine pétrolière, essence ou diesel.  S'il est relativement facile de mesurer les quantités moindres de gaz émis par les agrocarburants, il est plus difficile de faire le bilan des émissions évitées par rapport aux hydrocarbures, en faisant toute l'analyse du cycle de production de tels carburants. En effet, il faut compter dans ce bilan les émissions produites par les machines agricoles et par les intrants nécessaires à la production et à la transformation de ces produits. La même question se pose pour le bilan énergétique, qui mesure l'efficacité relative des différentes énergies pouvant être utilisées pour la locomation. Enfin, les agrocarburants sont également accusés d'entrer en concurrence avec la production alimentaire, au moment où les cours des céréales augmentent fortement, mettant en difficulté les populations pauvres.

La communauté européenne s'est engagée sur un objectif de 5,75% d'agro-carburants en 2010, sans connaître le ou plutôt les bilans énergétiques et de gaz à effet de serre (GES) des agro-carburants. Il se pose ici en effet deux séries de questions : l'une a trait à la diversité de l'origine et des méthodes de production des agrocarburants, la seconde sur les méthodes de mesure. Quant à la première, les agro-carburants peuvent être issus de cultures de canne à sucre, productrice d'ethanol, d'oléagineux, comme l'huile de palme en Asie du Sud-Est insulaire, de fermentation organique (méthanol). Des recherches se poursuivent pour la production d'agrocarburants de deuxième génération, à partir de résidus de bois, de micro-algues ou de plantes comme le jatophra. Les rendements et les émissions de ces méthodes de production sont très variées. Pour rendre les mesures plus complexes, les bilans énergétiques des agrocarburants ne bénéficie pas d'une méthode univoque et universellement acceptée. Il s'agit en effet d'un domaine de recherche nouveau.

Pourtant, le Grenelle de l'Environnement en France avait exigé une "expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des biocarburants de première génération".  L'Agence pour le Développement et la Maîtrise de l'Energie (ADEME) a coordonné une recherche pour avancer vers cet objectif, en coordination avec l'Institut français du pétrole, le ministère de l’Ecologie, de l'Energie, de l’Aménagement du territoire et du Développement durable, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche et l'Office national interprofessionnel des grandes cultures. Elle affirme, dans un communiqué de presse du 17 juin, être parvenu à "définir la nouvelle méthodologie à appliquer pour la réalisation de bilans énergie, gaz à effet de serre et polluants atmosphériques locaux des biocarburants de 1ère génération. Cette étude a en particulier analysé la sensibilité de la méthodologie aux 4 principaux facteurs déterminant les bilans, dont l’éventuel changement d'affectation des sols."  L'ADEME annonce qu'elle lance également avec les mêmes partenaires, "les études nécessaires pour connaître les bilans des différentes filières de biocarburants consommés en France". Les résultats sont annoncés pour la fin de l'année 2008.

Ces études permettront-elles, commme l'affirme l'ADEME, de "garantir le caractère durable des biocarburants, en lien avec les travaux en cours au niveau européen". Elles sont sans doute un pas décisif dans la bonne direction, car avant d'exalter les biocarburants ou de rejeter les agrocarburants, il est nécessaire d'en mesurer les impacts à différents niveaux. Les 4 facteurs mentionnés dans les études sont :

  • Le changement d'affectation des sols, avec la recommandation d'un suivi international
  • La répartition des consommations et des émissions de GES entre agrocarburants produits et coproduits
  • Les quantités de N2O émis à la suite de l'épandage d'engrais azotés
  • Les émissions de GES et des consommations d'énergie pendant la phase de construction des infrastructures et équipements

Si l'étude pour l'élaboration d'un référentiel méthodologique pour les biocarburants nous parait sérieuse (nous sommes néophytes en la matière), on peut se demander si le périmètre des études à mener dans ce cadre ne doit pas être étendu aux agrocarburants utilisés dans d'autres régions que l'Europe. En effet, une telle comparaison internationale permettrait d'évaluer l'intérêt de la plupart des agrocarburants utilisés. En prenant alors en compte les impacts des transports internationaux (cargos, etc.), il serait alors possible d'émettre un avis plus éclairé dans le débat opposant par exemple le Brésil et l'Union Européenne sur l'opportunité de mettre en place un marché international d'agrocarburants comme l'éthanol. Enfin, rappelons également qu'au Sud comme parfois au Nord se pose la question des conditions sociales de production agricole. Mon article précédent sur "l'énergie du désespoir ?" en donne une illustration au Brésil.

Le site de l'ADEME.

PS. Le site de l'ADEME est actuellement indisponible, celui-ci ayant subi un piratage récemment. Il devrait être remis en ligne très prochainement.
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 00:00
Chers lecteurs,

Je vous dois depuis quelques semaines un compte-rendu de la soirée du festival Brésils en mouvement consacré aux agro-carburants. Celui-ci fait suite à mon article sur l'Amapa : le développement durable en Amazonie brésilienne.
Je vous dloit donc le compte-rendu de la soirée du 3 juin : "Les agros-carburants : énergie du désespoir ?". Etant dans une phase de repositionnement professionnel, j'ai en effet laissé un peu de côté ce cahier dans les dernières semaines. Mais je le reprends maintenant pour me lancer dans cet exercice, au risque d'être incomplet, pour une soirée et un sujet aussi riches.  Voici donc...

Pierre Johnson



Les agro-carburants sont un sujet qui divisent les opinions, tant au Nord qu'au Sud. En ce qui concerne le Brésil, les oragnisateurs du festival ont fort justement initié la soirée par un film sur les travaillerus de la canne à sucre, puisqu'au Brésil l'éthanol issu de la canne à sucre est le principal agro-carburant, loin devant les autres tant en termes de production que d'antériorité. Dès les années 1970, le programme Proalcool du gouvenement militaire réagissait au choc pétrolier en encourageant cette forme d'énergie et de carburant. Aujourd'hui près de 40% des automobiles roulent avec un mélange plus ou moins fortement dosé déthanol.

Le film "Migrants" de Beto Novaes nous rappelle avec dignité et sobrieté dans le propos les conditions de vie très difficile des coupeurs de canne au Brésil. Près d'un million de travailleurs sont ainsi payés à la tâche, et doivent s'épuiser pour couper de 8 à 10 tonnes de canne dans la journée, parfois sous un soleil de plomb, et souvent sans protection aux mains ni parfois aux pieds. Les travailleurs du Nordeste ont des paies tellement dérisoires qu'ils choisissent souvent d'émigrer dans la saison basse de la coupe dans cette région, pour s'épuiser encore à contre-saison dans les plantations du Sud, plus moderne et industralisé techniquement, mais où les salaires sont similaires. Lorsqu'on bénéficie d'une main d'oeuvre bon marché, pourquoi la gacher ? Ce qui ressort de ce portrait d'hommes et des femmes, travailleurs ou au foyer (ce qui est aussi un rude travail), c'est une grande dignité, et l'absence d'autres options de vie, mais aussi l'espérance que leurs enfants pourront échapper à ce travail de misère.

C'est donc sur cette base sociale que s'est édifié depuis une trentaine d'années une industrie de l'éthanol au Brésil, plaçant ce pays en pionnier des agro-carburants. Il est vrai que si le caractère écologique de ces carburants est assez largement contesté (dont l'abandon volontaire du thème biocarburants pour celui plus objectif d'agrocarburants dans ce blog), l'éthanol de canne à sucre est encore celui dont le rendement écologique est le plus élevé. Le second film "Du Sucre et des Fleurs dans nos Moteurs", de JM Rodrigo, qui relève d'une enquête mondiale sur les agrocarburants, montre en effet que ceux issus de la betterave européenne ne doivent leur rentabilité qu'aux subventions de la Politique Agricole Commune. Mais c'est celles-ci qui ont permis aux coopératives regroupées dans le groupe Tereos d'acheter des plantations et une usine moderne d'éthanol au Brésil. Si les conditions de travail reste rudimentaire, le représentant de Tereos souligne que l'éthanol ne représente que 2% de la production de sucre. Le film survole également la situation à l'Ile Maurice, où le tissu social de la production sucrière est très différent. Des planteurs français s'investissent là aussi dans la production de l'éthanol...

Le débat qui a suivi ces projections s'est avéré tout à fait intéressant, car il relevait le caractère complexe des sujets traités. Une partie de la table insistait sur les dangers sociaux et environnementaux la production d'agro-carburants. Il est sûr que l'industrie de la canne à sucre reste une industrie de main d'oeuvre où règne la surexploitation. Pour certains, le boom des agro-carburants ne peut que déplacer par ricochet la production et empiéter un peu plus sur l'Amazonie. Les participants brésiliens, un expert technique de l'ambassade du Brésil fraichement arrivé, et André Pereira, chercheur au CIRED soulignent la complexité des questions en jeu au Brésil, et l'opportunité que représente malgré tout la canne à sucre pour la population du Nordeste. Si la mécanisation de la coupe au Sud s'étendait, des centaines de milliers d'ouvriers pourraient perdre leur emploi, sans qu'une reconversion soit garantie.  Le représentant de Greenpeace insistait lieu sur les spécificités du milieu du cerrado, au Nordeste, et sur les impacts précis sur la bioidversité. La canne à sucre générerait 17 ans de dette carbone sur ce milieu, contre 120 années pour l'huile de palme en Indonésie. Mais dette tout de même...

Alain Liepietz expliqua lui que l'Union Européenne a fixé des objectifs de 5,75% d'agrocarburants en 2010, mais la France notamment voudrait se fixer des objectifs plus élevés. Ces derniers sont contestés notamment par les Verts. Alain Liepetz aimerait qu'on parle des opportunités de bio-énergies et non pas seulement de biocarburants, et incite la population à la sobriété alimentaire, notamment par rapport à la consommation de viande. Un participant dans la salle croyait lui au miracle de la multiplication de l'énergie par le cupuaçu, nois de coco miraculeuse. Mais le modérateur journaliste Patrick Piro rappela alors que ce genre de solution miracle était régulièrement mise en avant, mais qu'elle oubliait non moins régulièrement les réalités sociaux-économiques dans lesquels elle se situait.

En bref, une soirée intéressante, pour un débat inachevé. Voci quelques références en guise de conclusion :

-> Un article sur les enjeux des agro-carburants.
-> Une campagne d'ONGs contre les agro-carburants
-> Au Brésil, le Mouvement des Sans Terre aussi s'y oppose
-> Un site présentant les avantages des "biocarburants"
-> Un communiqué de FIAN (Food First)
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 13:10
Le CD, objet de plastique, ne fait pas trop rêver...



Certains labels l’ont compris qui soignent la présentation dans d’épais cartonnages, tentative de retrouver les sensations des pochettes des 33-tours. La marque Lokanga pousse encore plus loin cette démarche pour Ka, premier album de la chanteuse
Seheno, née à Antananarivo (Madagascar).



Carton rond, livret papier en fibres de coton recyclées, reliure artisanale faite à Calcutta, le tout sous bannière du commerce équitable. Un emballage doux pour une belle voix, assurée, qui chante les couleurs et les parfums de l’île rouge, l’éternité des histoires d’amour. Pour accompagner la jeune femme, il y a des cordes de la guitare, beaucoup de percussions, dont celles du musicien indien Prabhu Edouard. Seheno va et vient entre les langages des musiques traditionnelles de l’île et une part plus contemporaine, folk, sans que cela semble forcé.


Source : Le Monde du 6 mai 2008


Le
site de Seheno

Site My Space
pour écouter...

Distribution :
Fairplaylist pour acheter...

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Culture - Cultura - Communauté : Les créatifs culturels
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 16:07
Après la guerre, heureusement (en partie seulement) passée de mode dans notre pays, la croissance économique à tout craint à ses objecteurs. Ce mouvement émergent dénonce la "course sans fin pour la croissance de pseudo-produits pour satisfaire des pseudo-besoins".  Dominé par des notions quantitatives, le développement est considéré en termes de quantité, son unité de mesure quasi universel (à l'exception notoire du Bhoutan et de son "bonheur national brut") étant le taux de croissance du PIB (Produit Intérieur Brut, indicateur qui mesure uniquement le niveau des échanges monétaires dans une société, mais pas leur nature ou leurs résultats).

Selon les Objecteurs de conscience, auxquels nous laissons la parole ici (l'autre point de vue s'exprime abondemment dans les pages des magazines, les spots télévisés ou radiodiffusés) :


Aujourd’hui, pourtant, la société et l’environnement sont arrivés à un tel degré de dégradation que « les dégâts du progrès » ne peuvent plus être cachés. Plus personne ne conteste que notre modèle de développement engendre des catastrophes environnementales à défaut d’y voir aussi la destruction de la société.

C’est dans ce contexte sombre que les Objecteurs de Croissance invitent tout un chacun à se réunir dans la joie de vivre et à préparer l’après-développement à :

« La Batailleuse », au village de Rochejean, dans le Doubs, les 12, 13, 14 et 15 juillet 2008

Nous espérons que, comme les fois précédentes, toutes les sensibilités du mouvement de la décroissance et de l’après-développement seront présentes à ces rencontres qui sont un moment unique de dialogue.

Les organisateurs signalent que les thèmes sont encore à définir, et toutes les contributions sont les bienvenues (proposition d'ateliers, aide logistique, contact presse, présence sur place avant pour préparer les rencontres et/ou après pour plier les gaules...).

Plus d'information sur le
Wiki du Rocade.
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 11:41
On nous fait part de la naissance d'un nouveau site de commerce éthique : Tootetik.
Celui-ci a été créé par la société Distriforce.  François Cazals, gérant de cette entreprise, est un spécialiste du cybermarketing. On retrouve la famille Cazals, semble-t-il, dans le domaine de l'édition (livre de Claude Cazals).

François Cazals est un spécialiste du domaine des produits naturels et diététiques, de l'agriculture biologique et du commerce éthique. Il a exercé des fonctions de direction dans des entreprises du secteur comme La Vie Claire, le groupe France Maïs, Dietarmony et Yves Ponroy.

Une offre qui pour l'instant reste limitée aux cosmé bio et quelques produits, mais qui est à suivre.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Commerce équitable - Fair Trade - Communauté : Les créatifs culturels
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /2008 11:32
Ringarde la pomme de terre ? Pas du tout. Cette jeune dame de 8 000 ans est excellente pour notre santé. Provenant des hauteurs andines, la "patate" nous offre gracieusement sa vitamine C, ses antioxydants, et ses sucres lents en abondance, et est presque sans gras. Le Centre International de la Pomme de Terre en conserve plus de 4 300 variétés.



Cette année, la pomme de terre entre par la grande porte dans les Musées et c'est un juste retour des choses, elle sans qui la face du monde serait autre. Les paysans, les porteurs de sacs, les transporteurs, les vendeurs, les cuisiniers et ingénieurs seront accrochés sur les cimaises de grands Musées nationaux. Ce sera aussi la découverte pour le public de cette culture, si ingrate, et qui, est pourtant le 4° aliment de base de l'humanité.

Un lieu de naissance éminent : le lac Titicaca

2008, est l' année internationale de la pomme de terre, un programme de la FAO. La pomme de terre est issue des hauts-plateaux andins, on note sa première apparition sur les bords du lac Titicaca, à 3200 mètres d' altitude il y a plus de 7000 ans. Aujourd' hui, le Pérou détient un conservatoire avec plus de 5000 variétés natives, c'est un véritable trésor pour l'humanité.

La pomme de terre photographiée dans "tous ses états"

En 2007, Jean-Louis a été contacté par le CIP de Lima pour effectuer une suite de reportages en Bolivie, Equateur et Pérou, sur la Papa Andina.
Jean-Louis a parcouru ces hautes terres, là où pousse la Papa, entre 2500 et 4200 mètres, et a engrangé de nombreux clichés retraçant toute la vie d' une pomme de terre, depuis le semis jusqu'à la gastronomie en passant par la récolte et les laboratoires où elle est reproduite et nettoyée de ses virus.

En France

Une retrospective a lieu au Domaine de Trévarez (Finistère), du 12 avril au 3 Novembre sur la recherche de Jan-Louis Gonterre de 1994 à 2008 et un reportage sur les hauts plateaux andins.

et si vous voyagez dans les pays andins :

en Equateur
Maison de la culture. Une série de 50 grands formats, Juin-Juillet et ensuite Tulcan Ambato, Riobamba, etc

en Bolivie
Musée national d' ethnographie,
Galerie de l' Alliance Française
et ensuite Cochabamba, Sucre, Potosi,

au Pérou
Musée Inka Cuzco
Galerie Garilaso, Lima
Bibliothéque nationale, Lima,
Musée Chavez,
Trujillo

Expo Pomme de Terre JL Gonterre

Année internationale de la pomme de terre

Contacter JL Gonterre pour une expo : jean-louis 'at' gonterre.com

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 12:55
Planeta Terra, le site de la revue Terra Economica, publie cette semaine la liste des 10 écologistes qui comptent en France. Ce classement a été établi par un jury de 28 spécialistes, d'après une liste établi par le magazine de 56 personnalités qui "favorisent la connaissance de notre environnement et/ou se battent pour le préserver ".



Le vote a permis d'établir le classement suivant:
  • 1er: Nicolas Hulot (23 votes)
  • 2e: Nathalie Kosciusko-Morizet (19 votes)
  • 3e: Pierre Rabhi (18 votes)
  • 4e: Hubert Reeves (17 votes)
  • 5es*: François Lemarchand et Serge Orru (16 votes)
  • 7e: Corinne Lepage (15 votes)
  • 8es*: Allain Bougrain Dubourg et Jean-Marie Pelt (14 votes)
  • 10e: José Bové (12 votes)
Pour Nicolas Dubreuil, guide en Arctique et en Antarctique, un écolo qui compte, c'est ceci. Je partage amplement son opinion :

Imaginons qu'un "écolo qui compte" soit le représentant d'une idée écologique. Alors, je crois qu’il faut un subtil mélange entre quelqu’un qui sache communiquer, un homme de média, et quelqu’un qui agit réellement, un homme de terrain. Notre société actuelle étant tellement liée à l’image, il me paraît important qu’un "écolo qui compte" soit capable de manier cet outil. Mais de manière tout aussi importante, j’ai profondément à cœur que cet écolo soit cohérent à 100% avec ses propos! Tenir compte du fait qu’il se déplace en vélo ou en train plutôt qu’en voiture ou même en hélico peut paraître un peu niais, mais pour moi, cela reste quand même lourd de sens!

Personnellement, je ne suis pas pour une identification de l’idée écologique à une femme ou à un homme en particulier. L’écologie est vraiment l’affaire de tous et non la responsabilité d’une seule personne. Donc pour moi, un écolo qui compte, c’est simplement une personne qui a pris conscience de la réalité des dégâts que l’on s’inflige et qui agit vraiment en conséquence. Et même si on doit prendre particulièrement attention à notre planète, je pense que la première écologie, c’est l’écologie de l’homme. Car même si l’on blesse notre planète, elle s’en remettra, elle en a vu d’autres! Par contre, c’est vraiment l’avenir de l’homme qui est en jeu.

Retrouvez le portrait de ces dix écolos sur
Planeta Terra.
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Intelligence collective - Collective intelligence - Communauté : Les créatifs culturels
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés