Le climat change - La gouvernance changera-t-elle ?

Publié le par Pierre W. Johnson

Les scientifiques le savaient depuis quelques années, ils en ont maintenant la certitude :
Le climat connait un changement sans précédent, et la principale cause en est les activités humaines.

Le rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, rendu public le 2 février, a motivé certains gouvernements et des entreprises à réagir. Les 500 scientifiques de ce groupe, le GIEC, se sont réunis à Paris pour leur dixième session, sous l’égide des Nations Unies, avec  les experts mandatés par les gouvernements d’environ 120 pays et rendu publiques les conclusions de leurs travaux à l’issue de plusieurs jours de discussions.

A partir de modèles informatiques et travaillant sur plusieurs scénarios, les climatologues ont calculé que la hausse des températures devrait se situer vers 2100 dans une fourchette comprise entre 2° et 4,5°, avec une moyenne de 3°, supérieure donc aux 2° à ne pas dépasser pour éviter que la machine climatique s’emballe.

Le réchauffement est pour l’essentiel dû à l’accroissement des émissions des gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone. De nombreux signes indiquent des principalement humaines à ce changement.

Accroissement des vagues de chaleur, augmentation des fortes précipitations seront quelques-unes des conséquences probables de ce réchauffement, avec d’importantes répercussions sur la faune, la flore et les conditions de vie de millions d’individus. Selon une étude des Nations unies, "50 millions de personnes pourraient devenir des "réfugiés climatiques" d’ici à 2020".

Le président Jacques Chirac a réuni la semaine dernière à Paris une conférence sur la gouvernance écologique. La création d'une Organisation des Nations Unies pour l'Environnement (ONUE) a suscité beaucoup d'espoir. Cette institution, si elle était créée, suffira-t-elle à inverser la tendance ? Rien n'est moins sûr, si elle est juste "une institution de plus". Ce qu'il nous faut, c'est une nouvelle façon de penser le rapport de nos sociétés à l'économie, au pouvoir et à la responsabilité. Nos gouvernants en sont-ils conscients ?

 

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