La Colombie se rabat sur les agrocarburants

Publié le par Pierre W. Johnson

Dans les zones rurales de Colombie, les choses paraissent aller de mieux en mieux.
L’huile de palme y emploie près de 80 000 personnes.  Les promotteurs des agrocarburants diront que cela œuvre pour l’écologie. Alvaro Uribe, le président du pays s’en félicite.
Sauf que les paysans colombiens font figure d’exclus, raconte le quotidien britannique The Guardian. Car la soif de ce nouvel or jaune pousse les factions paramilitaires colombiennes à chasser les petits agriculteurs de leurs terres.

Objectif ? Se réserver une part généreuse de ce marché fructueux et jouir de la tranquillité d’un commerce légal, contrairement à la culture de la coca. Quelques grandes compagnies en viendraient même à falsifier des baux pour réclamer les terres au nom des paramilitaires, rapporte le quotidien.

Résultat : près de 800 000 personnes auraient été amenées à fuir leur lieu d’habitation en quatre ans.

Information du magazine Terra Economica.

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Gisèle 13/02/2008 13:09

Il faut aussi dire que dans ces pays qui exploitent nouvellement les agrocarburants, comme le Brésil ou l'Indonésie, on n'hésite pas à brûler des pans entiers de forêt vierge, occasionnant ainsi des rejets de CO2 très importants, sans parler du désastre pour la biodiversité...

Pierre W. Johnson 07/07/2008 18:07


Vous avez raison, Gisèle. D'autant plus qu'on sait qu'avec l'huile de palme, les forêts et mangroves d'Asie du Sud-Est insulaire sont en train d'être détruites.  Et malgré cela, la Colombie a
un bon classement écologique.