En Belgique, des commerçants solidaires

Publié le par Pierre W. Johnson

guilde.jpgUn lieu commun concernant les petits commerçants est qu'ils sont tous poujadistes, c'est à dire finalement réactionnaires. Le petit commerçant defendrait une économie capitaliste, fondée sur le profit, parce qu'au fond de lui-même, il n'aurait pas renoncé au rêve de devenir riche dans le système de la libre entreprise, même si la réalité du petit commerce n'est pas souvent florissante.

Des commerçants de Belgique viennent de démontrer qu'on peut être commerçant et défendre une économie au service de l'homme, c'est-à-dire une économie sociale  et solidaire.  Ces commerçants ont formé, en Belgique francophone, une "guilde".

Voici comment ils présentent leur movement :


Autrefois, dans les villes, les commerçants se rassemblaient par type de métier : la guilde des bouchers, des drapiers, des tanneurs…
Aujourd’hui, des associations, sociétés ou indépendants de votre région se rassemblent autour d’une façon de pratiquer leur métier, autour de valeurs qu’ils défendent au jour le jour : la Guilde des commerçants pour le développement durable et solidaire.
 
Tous ces commerçants, membres de la Guilde, s’engagent à travailler dans le respect de valeurs inscrites dans une Charte commune. Ils garantissent ainsi à leurs clients qu’en dépensant leurs sous chez eux, ils encouragent un développement durable et solidaire.
 
SAW-B (Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises) développe, grâce au soutien de divers partenaires, le concept de la Guilde en Belgique francophone : Bruxelles, Namur, Ottignies, Chimay, Charleroi, Mons, Sud-Luxembourg et Liège.

Les trois axes dans lesquels cette guilde s'accorde à progresser, sont les suivants :

  • Développement environnemental  : activités centrées sur la production de biens et de services pour lesquels la préservation ou la promotion de la qualité de l'environnement ont un caractère central. Une attention particulière est accordée aux circuits courts.
  • Développement du commerce équitable  : activités centrées sur la production et la commercialisation de biens et de services garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud, afin de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial.
  • Développement social : activités centrées sur la finalité sociale : insertion professionnelle de travailleurs fragilisés, mesures particulières d'accompagnement, de participation et d'aménagement des conditions de travail.
Voici un lien vers leur site, pas encore totalement achevé.

Affaire à suivre, Mesdames, Messieurs...

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