Mercredi 3 octobre 2007
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Le Centre d'Information et de Ressources (IRMA) sur les musiques actuelles vient de publier ce mardi 2 octobre des entretiens de six acteurs d'une "musique équitable et
solidaire". Organisateurs de festivals, acteurs de la musique et de l'économie sociale et solidaire ou chercheurs, chacun d'eux répond à quatre questions, sur l’origine de leur
initiative, la possibilité de réplication l’intérêt ou non de la labelisation, et la perenité de la préoccupation éthique dans la musique.
Maryline Chasles, assistante de production des
Vieilles Charrues explique comment ce festival a été amené à concevoir son agenda 21, qui traduit un engagement vers le développment durable. Les démarches de Jacques
Monnier, directeur artistique du Paléo Festival et de Béatrice Macé co-directrice des Rencontres Transmusicales de Rennes sont
assez similaire. Tous deux évoquent les difficultés financières et les arbitrages nécessaires pour faire le pas vers des festivals plus écologiques. Le label « Green’n’Clean », qui
récompense les festivals soucieux de respecter l’environnement est cité par chacun de ces professionnels du métier. Mais au-delà de la labellisation, la mise en place de "festivals plus propres"
demandent de faire converger de multiples savoirs-faire.
Gilles Mordant, fondateur de FairPlayList expose les spécificités d'un projet qui prend en compte tous les
aspects de la production musicale, de l'artiste au distributeur, que ce soit sous la forme de ventes de CDs, de vente en ligne, de musique vivante, ou de diffiusion radio. Ce projet, lancé et
animé collectivement depuis plusieurs années, a abouti à trois réalisations en un an : une compilation "éthique et solidaire", qui plus est écologique : "Le Son de Ménilmontant", un festival
"Ménilmontant capitale de la musique équitable", et, en amont, la rédaction d'une Charte de Musique Ethique, en concertation avec des acteurs intervenant à tous les niveaux de la filière (artistes,
producteurs, disquaires, etc.).
Chercheurs, François Mauger, co-auteur avec Charlotte Dudignac de l’ouvrage Jouer Juste et
Arthur Gautier chercheur spécialisé en économie sociale et solidaire mettent en perspective l'émergence des préoccupations éthiques et écologiques du monde de la musique, principalement des
musiciens. François Mauger fait un rappel des conditions que suppose une véritable labellisation, ce qui devrait contribuer à éviter toute tentative de récupération, que craint
également Arthur Gautier.
Références
Articles de l'IRMA :
Le dossier Musique, Développement Durable, Solidarités
Les entretiens
Par Pierre W. Johnson
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Publié dans : Culture - Cultura
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