Jeudi 20 décembre 2007
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Le commerce équitable est-il réservé à l'exportation de matières premières, et d'artisanat plus ou moins bon marché ? Plusieurs décennies de ce mouvement qui promeut "des
partenariats commerciaux pour un développement durable des producteurs défavorisés et marginalisés" pourraient le laisser croire. D'abord confiné à des réseaux de distribution alternatifs, le
commerce équitable envahit dans les années 1990 et 2000 les rayons de la grande distribution, avec des produits labellisés de type : café, thé, chocolat, bananes... des produits certes
alimentaires, mais pas nécessairement des produits de base (quoiqu'il soit également possible de se procurer du sucre ou du riz équitable). Il y a quelques années, le coton labellisé
équitable fait son apparition, mais "le label du commerce équitable" manque le rendez-vous du tissage ou de la confection équitable.
Pas très moderne, donc, l'image du commerce équitable, sauf quand elle croise les tendances actuelles à des produits sains et biologiques. Mais que dit le commerce équitable du gros du
commerce international ? Jusqu'à présent encore peu de choses. Pourtant, de nombreuses initiatives originales existent dans ce mouvement, tentant de répondre par des solutions innovantes aux
problèmes d'un commerce aveugle aux droits de l'homme et de l'environnement. Ainsi, United Peppers a développé, à partir de la
Belgique, une filière équitable pour des produits technologiques.
Il s'agit ni plus ni moins de produits comme une webcam, Lili, ou un hub, Oscar, issus du commerce équitable ! Ces objets technologiques, indispensables au communiquant moderne, sont fabriqués au
Vietnam selon les critères du commerce équitable : une rémunération juste, des conditions de travail confortables, une représentation sociale des employés, une égalité entre les hommes et les
femmes et le refus du travail des enfants, la suppression des intermédiaires, la garantie d’un travail durable et une production locale. Ces produits respectent également l'environnement,
puisqu'ils utilisent du kapok, fibre naturelle imputrescible et imperméable.
Alors, continuez à surfer et à chater, mais faites-le équitable !
Par Pierre W. Johnson
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Publié dans : Commerce équitable - Fair Trade
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