Vendredi 12 septembre 2008
Pour répondre aux engagements internationaux de l’Union Européenne en matière de réduction de gaz à effet de serre (GES), une directive européenne oblige les pays
européens à avoir en 2015, 5% des carburants utilisés provenant d’énergies renouvelables. Cinq ans plus tard, en 2020, la proportion devra être double, 10% d'énergie renouvelable.
Depuis la formulation de cette directive les agrocarburants de première génération sont sur le banc des accusés, y compris dans les rangs de la Banque Mondiale. Ils sont perçus comme étant
largement en compétition avec la production alimentaire et une des causes de la hausse des prix des matières premières. La communauté internationale d’une méthode reconnue d’analyse et de mesure de
leur efficacité, mais il est certains que l’impact des agrocarburants de première génération (canne à sucre, huile de palme, betterave, etc.), de nature eux-mêmes très diverse, est différencié, et
souvent importante. Les agrocarburants de 2e génération (algues, biomasse) ne seront pas au point avant plusieurs années, mais leur rendement devrait être supérieure et leur impact plus
acceptable.
En attendant les développements de la recherche, on peut se réjouir de la décision des députés européens de contrôler le développement des biocarburants de première génération. Selon le magazine
Enerzine :
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Sur les 5% fixés pour 2015, 1% du devra être constitué de sources renouvelables non agricoles ou de biocarburants de seconde génération.
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Sur les 10% fixés pour 2020, les députés préconisent que 40% proviennent de ces énergies non concurentielles avec la production alimentaire.
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L'impact de cette intégration des énergies renouvelables dans les carburants devra être évalué en 2014.
Des critères précis sont prévus pour assurer une contribution de la biomasse à la réduction des GES, et plusieurs critères sociaux ont été incorporés au texte,
notamment le respect des droits des communautés locales sur leurs terres, et une rémunération équitable des travailleurs.
Les députés ont appelé la Commission a mettre en place un régime de sanctions à l'encontre des Etats membres qui ne respecteraient pas les objectifs communautaires.
La proposition de directive sera proposée en séance plénière du Parlement européen au début du mois d'octobre. Elle doit être adoptée d'ici la fin de l'année.
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