Du coton bio et équitable d’Afrique de l’Ouest pour la Bretagne

Publié le par Pierre W. Johnson


La région Bretagne nous informe qu'une filière textile biologique et équitable en provenance d'Afrique de l'Ouest a été montée, et qu'en décembre plus de mille tonnes approvisonneront en matière première de qualité, la filière textile bretonne. Cette récolte 2008 est le premier résultat d’un programme de co-développement sur 3 ans conclu entre la Bretagne et l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine), auquel s’associent aujourd’hui 5 grandes entreprises textiles de l’ouest.

Armor Lux, Ekyog, Dolmen, Fileuse d’Arvor et TDV ont signé le 18 septembre avec Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional, et Alain Yvergniaux, président de la commission développement économique, une déclaration commune d’intention dans laquelle ils s’engagent à respecter les principes éthiques de ce projet.

Face à la demande croissante des consommateurs des pays du nord, les entreprises de transformation rencontrent de plus en plus de difficultés dans leurs approvisionnements en coton biologique. D’où l’idée du Conseil régional d’aider à l’organisation d’une filière d’un genre nouveau qui associe développement économique et solidarité internationale en répondant aux attentes des pays africains : « trade, not aid », « du commerce, pas d’aides ». Du coton équitable
… et bio.

En accompagnant, à hauteur de 743 000 € sur 3 ans, l’ingénierie de 5 000 cotonculteurs maliens et burkinabés, ce sont 3 000 T annuelles qui devraient être récoltées en 2010 sur 4 000 ha, par des paysans bénéficiant des pratiques du commerce équitable, tant du point de vue des conditions de travail que des revenus.
Cotonculteur malien. Crédit : Chrystel Delaigue

Ces 5 000 hommes et femmes ont évolué de la culture du coton conventionnel, gros consommateur de pesticides, à celle du coton biologique qu’ils exploitent selon un mode de production respectueux de la santé humaine et de l’environnement ; une mutation qui s’est faite avec l’appui technique d’Helvétas, ONG présente de longue date en Afrique de l’Ouest. Bien au-delà de l’effet de mode Cette partie du continent africain, réputée pour la qualité de son coton, voit là une forte opportunité à saisir pour prendre position sur ce marché de niche, qui va bien au-delà du simple effet de mode.

Le renforcement du projet au Burkina-Faso et son extension à d’autres pays cotonniers de l’UEMOA (Sénégal et/ou Bénin) pourra être envisagée dès la campagne 2009, en fonction de financements d’autres partenaires. A l’étude également, la construction, sur place, d’un outil industriel de 1ère transformation qui permette de créer de la valeur ajoutée et des emplois.

Source : Agrisalon.

Commenter cet article