Dimanche 15 février 2009
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Voici les premières impressions de notre voyage en Amazonie
Après 8H20 de vol, nous voici en Guyane. Le premier contact que nous avons sur le territoire est la rencontre d'un village Améridien proche de Cayenne (vidéo). Après la présentation du chef
coutumier du village de Sainte Rose de Lima, celui-ci nous expose la dure réalité que vit son peuple à savoir une exploitation abusive de la forêt amazonienne et de la non reconnaissance de leur
identité.
En aparté et en refusant d'être nommé et filmé il nous confie que l'orpaillage est ce qui le détruit le plus les Amérindiens alors quoi faire? Que dire? Difficile de rester insensible et sans
réaction, mais un tabou intolérable demeure sur le sujet.
Malgré ces difficultés (chômage, regroupement dans des zones enclavés, isolés et en surpopulation) le village nous offre son meilleur sourire, avec une protection et une bénédiction du Chamane du
village, et des danses de bienvenue par une troupe de jeunes du village voisin de Cecilia.
Les chefs coutumiers de plusieurs villages nous présentent leur réalité, et la façon dont ils tentent d'articuler la culture amérindienne avec le contexte d'un département français.
Nous rencontrons également des jeunes amérindiens, qui ont pris l'initiative de lancer le premier magazine amérindien de Guyane, OKA Mag. Ils nous invitent à visiter son site http://www.okamag.fr et à nous y abonner.Une belle initiative locale.
Guyane 22 janvier 2009
Durant la journée, nous nous réunissions avec des chercheurs de l'Institut de la Recherche pour le Développement. Géographes, sociologues et anthropologues, ils nous font part de la complexité de
la situation et des particularités de la Guyane et de sa formation historique. Un sujet revient souvent : l'orpaillage et ses conséquences pour l'environnement et ses populations. Nous y
reviendrons prochainement, dans un article spécialisé.
Le soir, nous nous rendons au quartier des migrants brésiliens, BP 352, récemment baptisé "Arcoiris" (arc-en-ciel). Des présentations sont faites par des associations locales, et des habitants du
quartier. La situation des migrants dans ce département français nous semble dramatique. Les expulsions en provenance de la Guyane se chiffrent à 10 000 en 2008, et ne sont pas comptées dans le
bilan de l'exercice du ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Ce titre même interroge, dans une région dont la dynamique ne colle pas avec l'image de la République une et
indivisible. Les migrants n'ont souvent pas accès à l'eau potable. Mais ils peuvent montrer certains de leurs fils avec fierté, comme celui qui a fait des études brillantes en Guyane et en France.
La situation des droits de l'homme en Guyane est loin d'être idéale...
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