Flins contre la F1

Publié le par Pierre W. Johnson

Nous reprenons ici une information du Grand Ouest, qui nous parait importante pour notre région :

Dans les Yvelines, le président du Conseil Général décide d'aller à contre-courant du développement durable. En effet, Pierre Bédier, Président du Conseil général 78, a décidé de préempter les terres de Flins et des Mureaux, pour y construire un circuit automobile. Le département est prêt à débourser 122 millions d’euros en prélevant l’argent du contribuable, pour ce projet qui va à l'encontre des résolutions prises lors du Grenelle de l’Environnement. Mais pourquoi est-il soutenu par Christine Lagarde et François Fillon ?

De plus, les terrains choisis sont en partie non constructibles d’après le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) dernièrement adopté, et’ils sont situés en bordure de Seine et sur un champ de captage alimentant une des plus grosses usines d’eau potable participant à l’approvisionnement en eau de près de la moitié des Yvelines et de la moitié de Hauts-de-Seine.

Il y a un an, Pierre Bedier, Président de l’EPAMSA, a sollicité et obtenu des aides européennes (FEADER) pour le développement de l’agriculture sur le territoire constitué par les espaces ruraux de Chanteloup, Vernouillet, Chapet, Bouafle, Les Mureaux et Epône. Aujourd’hui, le président du Conseil général semble avoir changé son fusil d’épaule…

Enfin, cette décision arbitraire fait beaucoup de tort au développement local du bio. Après 7 mois de travail, de réunions et de négociations, la SAFER, organisme chargé de l’aménagement et du développement de l’espace rural, avait attribué mi-octobre les terrains à 1 céréalier et 2 maraîchers dans le cadre d’une dynamique régionale de développement de l’agriculture biologique. Cette décision avait été accueillie comme une excellente nouvelle en Ile de France où le foncier se fait si rare. Dans de telles conditions d’urbanisation, il sera difficile d’atteindre en 2012 les 6% de production bio prévus par le Grenelle de l’Environnement sachant que l’Ile de France n’en compte actuellement que 0.78%…



Parce qu’il a tout d’un non sens économique, écologique et social, le projet de circuit de Formule 1 a généré la création d’un collectif de protestation. C’est la voix d’une cinquantaine d’organismes (agriculteurs, associations environnementales, riverains, municipalités, organisations politiques, etc.). Ce groupe refuse de subir pollution atmosphérique et sonore pour ce qui s’annonce être un véritable gouffre financier. Contre ce chantier inepte, la résistance s’organise : déjà 8 recours gracieux et 1 contentieux déposés par le groupement qui a appelé la population à une manifestation, le samedi 17 janvier dernier, encadrée par les tracteurs des agriculteurs chassés par la F1.

mail : contact@collectif-flinssansf1.org

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