Jeudi 21 décembre 2006
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Le Réseau marocain de l'économie sociale et solidaire (REMESS) a organisé en partenariat avec l'ONG Oxfam Québec un atelier sur les enjeux de l'économie solidaire au Maroc les 15 et 16 décembre à Kénitra. "Dans cette ville, il existe déjà un début d'expérience avec la création d'une boutique solidaire qui vend exclusivement des produits issus de cette nouvelle voie de développement", précise le président du REMESS.
Avec la coopérative de conseil Tukki, j'ai participé à ce travail, visant à établir une charte nationale et un plan d'action pour l'économie sociale et solidaire. Les organisations du REMESS, un réseau constitué au début de l'année 2006, s'intéressent particulièrement au commerce équitable, au tourisme solidaire, ainsi qu'à la dimension culturelle, avec le lancement d'un CD "Cultures Solidaires" le dernier jour de l'atelier.
Quelques initiatives mieux consolidées se détachent, et ont été présentées, telles que la constitution de coopératives de femmes produisant de l'huile d'argan biologique, d'autres produitsant des tapis berbères, ou encore la boutique de Kenitra.
Le CD lancé le 16 décembre a été réalisé avec les "Issaoua" (confrérie religieuse) à Meknès et sera vendu pour 18 euros en Europe. "Cette opération d'intégration de la musique à l'économie solidaire a été initiée par l'association solidarité développement (SODEV) à Kénitra. Elle consiste à verser 20% du prix de ce CD pour financer des projets de développement durable.
Le débat sur l'économie solidaire ne fait que commencer au Maroc. Pourtant, l'économie sociale est déjà un thème de discussion entre l'Etat et la société civile. Alors qu'une délégation s'occupe de celle-ci, les organisations qui sont actives en économie sociale et solidaire demandent à ce que leurs actions soient mieux reconnues et appuyées.
Par Pierre W. Johnson
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Publié dans : Commerce équitable - Fair Trade
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