Economie solidaire : les initiatives brésiliennes vues de France

Publié le par Pierre W. Johnson

Vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 mars aura lieu la Troisième édition du Festival d’écologie urbaine et populaire au Centre Culturel Jean Vilar à l'Île-Saint-Denis. Parraîné par des personnalités engagées, comme José Bové, Pierre Rabhi, Patrick Viveret Marie-Christine Blandin ou Aurélie Trouvé, soutenu par une trentaine d'associations, ce festival est baptisé en trois lettres "Effet de CER - Cinéma - Ecologie - Résistances".

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Vous pouvez télécharger la présentation du festival sur cette page.

La programmation du vendredi est plutôt consacrée aux enfants et aux familles, tandis que le samedi et le dimanche sont vraiment deux beaux plats de résistance, dans la meilleure tradition. Samedi 19 mars, la carte blanche à l'association Autres Brésils a programmé deux documentaires du Brésil sur l'économie sociale et solidaire, que nous mettrons en perspective pour le public francophone, avant d'ouvrir le débat.

Le premier de ces films présente L'économie sociale et solidaire au Forum Social Mondial, l'année 2003, qui a été celle de la pleine participation de ce mouvement au forum de l'alter-mondialisme à Porto Alegre. Le second, intitué Du pain et un toit présente la création de deux coopératives par des hommes et des femmes construisant leurs propres conditions de vie. La première est "Le bureau du pain", la seconde "Construire facilement". On devine aisément derrière ces titres leurs spécialités. Pour reprendre une belle image du montage, le pain et les matériaux de construction sont des pates qui construisent la dignité de ces personnes modestes du Brésil. Le CEDAC, une ONG locale, est spécialisée dans l'appui à ce type d'initiative, et la formation de leurs porteurs de projet.


En France, la pauvreté est moins répandue, bien qu'elle s'étende de façon inquiétante, mais l'économie sociale et solidaire représente également un moyen d'"insertion" ou simplement une façon de vivre les relations de travail, qui offrent une alternative soit au chômage soit au salariat conventionnel. C'est ce qu'illustrera, en soirée, le film Entre nos mains, ou la conception in vivo d'une coopérative ouvrière de production dans notre pays.

Deux films à portée plus internationale ponctuent l'après-midi : Indices de Vincent Glenn questionne le Produit Intérieur Brut dans sa fonction de boussole quasi-universelle de l'économie, et La fin de la pauvreté cherche les racines de ce problème. Un débat suivra également cette session.

La journée de dimanche sera consacrée aux Réalisations du développement durable, aux Villes en Transition, et à d'autres aspects du renouveau urbain (au sens non technocratique du terme). Un bon week-end en perspectives !

 

 

 

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