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Commerce équitable - Fair Trade

Mardi 10 janvier 2006
            Fair Trade is defined as a series of socio-economic practices forming an alternative to conventional international trade, whose rules are universally unfair to Southern nations, and in particular to their rural producers. These practices have established relations between producers and consumers that are based on equity, partnership, trust and shared interest. They respect precise criteria, and pursue objectives from various directions: in order to obtain fairer conditions for groups of marginalized producers, and to develop the practices and rules of international trade with the support of consumers. During the last few decades, the Fair Trade movement has enjoyed a sustained development, notably in Northern Europe. Despite constant progression, differing strategies have emerged, and questions have been raised about the impact of these practices and their ability to present a real alternative towards sustainable and equitable development.  

 The action of Fair Trade needs to be set in the larger context of an economy that is in the service of human beings. Fair Trade practices have no meaning unless they go beyond the field of North/South commercial relations to become part of the field of local or regional action, which is particularly important for strengthening solidarity between urban consumers and rural producers. National structures of fair Trade have been set up in several Southern nations, and South-South as well as North-North exchange represents an undervalued issue. Creating the Fair Trade conditions at different levels would also allow a better understanding of the environmental dimension to develop. A number of innovations have also come to the fore for clarifying and converging the criteria of equity and sustainability.

 In this way Fair Trade can be seen as a group of practices in the North and South cultivating the solidarity for sustainable and fair trade and development, with many objectives, which is carried out under a framework of authentic partnerships, based on openness and access to information. Some of these have produced creative responses to the present challenges and questionings, notably the development of regional exchange and alliances in both the North and South, and through innovations in the area of certification and distribution.

 

Par Pierre W.Johnson
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Mardi 31 janvier 2006

            Le commerce équitable se définit comme un ensemble de pratiques socio-économiques alternatives au commerce international conventionnel, dont les règles sont globalement injustes pour les pays du Sud, et notamment pour leurs producteurs ruraux. Ces pratiques établissent des relations entre producteurs et consommateurs basées sur l’équité, le partenariat, la confiance et l’intérêt partagé. Elles obéissent à des critères précis, et poursuivent des objectifs sur plusieurs plans : obtenir des conditions plus justes pour des groupes de producteurs marginalisés, et faire évoluer les pratiques et les règles du commerce international avec l’appui des consommateurs. Au cours des dernières décennies, le mouvement du commerce équitable a connu un développement soutenu, notamment en Europe du Nord. Malgré une progression constante, des divergences stratégiques se font jour, et des questions se posent sur l’impact de ces pratiques et leur capacité à représenter une alternative réelle pour un développement durable et équitable.

 
        L’action du commerce équitable doit être située dans le contexte plus large d’une économie au service de l’être humain. Les pratiques de commerce équitable n’ont de sens que si elles dépassent le champ des relations commerciales entre le Nord et le Sud de la planète pour se situer aussi dans un champ d’action local ou régional, particulièrement important pour renforcer les solidarités entre consommateurs urbains et producteurs ruraux. Des structures nationales de commerce équitable se sont mises en place dans quelques pays du Sud, et les échanges Sud-Sud et Nord-Nord représentent un enjeu sous-évalué. Créer les conditions d’un commerce équitable à différentes échelles permettrait aussi une meilleure prise en compte de la dimension environnementale. De nombreuses innovations ont aussi été mises en évidence pour l’élaboration et la convergence de critères d’équité et de durabilité.

Le commerce équitable peut ainsi être vu comme un ensemble de pratiques au Nord et au Sud cultivant la solidarité pour un développement et un commerce durables et équitables, donc avec des objectifs multiples, et qui s’exercent dans le cadre de partenariats authentiques, basés sur la transparence et l’accès à l’information. Certaines d’entre elles apportent des réponses créatives aux défis et questionnements actuels, notamment par le développement d’échanges et d’alliances régionales au Nord et au Sud, et par des innovations dans le domaine de la certification et de la distribution.

Par Pierre W.Johnson
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Mercredi 15 février 2006
International trade can be a powerful tool for eliminating poverty, if it answers to criterias derived from justice and equity. But Africa suffers from the dumping of products from industrialised countries, rather than any increase of its exports. The situation could worsen with the negotiation of new trade agreements.

Fair Trade represents an opportunity to revert this tendency, by bringing closer producers and consumers at different levels, and because it proposes other trade rules than those that are currently applied. But the African continent is badly represented within Fair Trade at international level (about 15%).

This is why the Fair Trade workshop of the Workgroup on a socio-economy of solidarity has taken the initiative to organise in April 2006, with networks operating in Africa, this first African Fair Trade Symposium, which will bring together for the first time the African actors in Fair Trade.

It will be an unprecedent opportunity to consider the following issues:

  • Balance of 30 years of Fair Trade in Africa: exchange of experiences and analysis.
  • The impact of FT on local development of Africa
  • The potential of Inter-African FT in the perspective of the Regional Integration processes
  • FT and international trade negotiations (Cotonou agreements and WTO)
Visit the Web site of the African Fair Trade Symposium
Par Pierre W.Johnson
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Mercredi 15 février 2006
Le commerce international peut être un puissant outil pour éliminer la pauvreté, à condition qu'il réponde à des critères de justice et d'équité. Mais l'Afrique souffre notamment du dumping de produits des pays industrialisés, plutôt que du développement de ses exportations. La situation pourrait s’aggraver avec la mise en place des nouveaux accords commerciaux.

Le commerce équitable représente une opportunité d'inverser cette tendance, en rapprochant les producteurs et consommateurs à différentes échelles, et parce qu'il propose d'autres règles commerciales que celles qui sont couramment appliquées. Pourtant, le continent africain est mal représenté dans le commerce équitable au niveau international (15% environ).

C'est pourquoi le Chantier Commerce Equitable du Pôle de Socio-Economie Solidaire a pris l'initiative d'organiser, en avril 2006, avec des réseaux agissant en Afrique, ce premier Symposium Africain du Commerce Equitable, qui réunira pour la première fois en Afrique les parties prenantes d’un commerce équitable.

Il sera l’occasion de traiter des thèmes suivants :

  • Bilan de 30 ans de commerce équitable en Afrique : échanges d’expériences et analyses
  • L’impact du commerce équitable sur le développement local durable de l’Afrique
  • Le potentiel du commerce équitable Inter-Africain dans la perspective des processus d’Intégration Régionale
  • Le commerce équitable et les négociations commerciales internationales (accords de Cotonou et OMC)
Visitez le site Web du Symposium Africain de Commerce Équitable
Par Pierre W.Johnson
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Samedi 1 avril 2006

Le Chantier Commerce Equitable du Pôle de Socio-Economie Solidaire a pris l'initiative d'organiser, du 6 au 9 avril à Cotonou (Bénin), avec des réseaux agissant en Afrique, ce premier Symposium Africain du Commerce Equitable, qui réunira pour la première fois en Afrique les parties prenantes d’un commerce équitable.

Il sera l’occasion de  :

  • Faire un bilan de 30 ans de commerce équitable en Afrique, et de son impact sur le développement local durable 
  • De mesurer le potentiel du commerce équitable Inter-Africain dans la perspective des processus d’Intégration Régionale
  • Définir une stratégie pour le renforcement du commerce équitable en Afrique, et le plaidoyer dans le cadre des négociations commerciales internationales (accords de Cotonou et OMC)
Avec environ 50 participants de 16 pays africains au moins, francophones et anglophones, ce symposium s'annonce déjà comme un évènement d'importance majeure sur ce thème sur le continent.
Par Pierre W. Johnson
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Dimanche 20 août 2006
Une initiative intéressante du monde des afffaires, Nature and More propose des informations complêtes sur les conditions sociales et environnementales de production, à partir d'un système de code-barre.

Il suffit d'entrer le code du produit sur le site pour avoir des informations concrètes sur qui sont les producteurs.
Difficile de tester tant qu'on n'a pas un code produit Nature and More ! Je vais essayer d'en obtenir. Si vous avez un code produit de Nature and More, merci de l'ajouter en commentaire.



An interesting initiative from the business world,
Nature and More proposes complete informations on social and environmental production conditions, through a code-bar system.

Just enter the code of the product to have concrete information on the real world of growers. Hard to test without a Nature and More code. I'll try to get one for you. If you do have one, please add it as a commentary.
Par Pierre W. Johnson
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Jeudi 21 décembre 2006
Le Réseau marocain de l'économie sociale et solidaire (REMESS) a organisé en partenariat avec l'ONG Oxfam Québec un atelier sur les enjeux de l'économie solidaire au Maroc  les 15 et 16 décembre à Kénitra. "Dans cette ville, il existe déjà un début d'expérience avec la création d'une boutique solidaire qui vend exclusivement des produits issus de cette nouvelle voie de développement", précise le président du REMESS.

Avec la coopérative de conseil Tukki, j'ai participé à ce travail, visant à établir une charte nationale et un plan d'action pour l'économie sociale et solidaire. Les organisations du REMESS, un réseau constitué au début de l'année 2006, s'intéressent particulièrement au commerce équitable, au tourisme solidaire, ainsi qu'à la dimension culturelle, avec le lancement d'un CD "Cultures Solidaires" le dernier jour de l'atelier.

Quelques initiatives mieux consolidées se détachent, et ont été présentées, telles que la constitution de coopératives de femmes produisant de l'huile d'argan biologique, d'autres produitsant des tapis berbères, ou encore la boutique de Kenitra.

Le CD lancé le 16 décembre a été réalisé avec les "Issaoua" (confrérie religieuse) à Meknès et sera vendu pour 18 euros en Europe. "Cette opération d'intégration de la musique à l'économie solidaire a été initiée par l'association solidarité développement (SODEV) à Kénitra. Elle consiste à verser 20% du prix de ce CD pour financer des projets de développement durable. 

 Le débat sur l'économie solidaire ne fait que commencer au Maroc. Pourtant, l'économie sociale est déjà un thème de discussion entre l'Etat et la société civile. Alors qu'une délégation s'occupe de celle-ci, les organisations qui sont actives en économie sociale et solidaire demandent à ce que leurs actions soient mieux reconnues et appuyées.
Par Pierre W. Johnson
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Mercredi 21 février 2007
Tourisme équitable, tourisme solidaire, tourisme responsable...

Le tourisme est une des principales industries mondiales, mais ses fruits sont très mal répartis. De nombreuses "fuites" empêchent les pays en développement de bénéficier des investissements faits dans ce domaine. Et moins un pays est développé, plus les bénéfices de cette activité fuient le pays, pour retourner vers les pays les plus industrialisés, par le biais des agences de voyage, des actionnaires des hôtels, voire de la restauration...

La terminologie dans le domaine du tourisme, dernier domaine dans lequel la notion d'"équité" s'est investi, est proliférante et variable.

Comment s'y repérer ? Y a-t-il des critères précis pour reconnaître ce type de tourisme ?

Selon Bernard Schéou, de Tourisme et Développement Solidaire, le tourisme équitable suppose le respect des principes suivants :

- rapports équitables entre investisseurs techniques et communautés locales
- salaires et conditions de travail durables
- partage des bénéfices
- utilisation équitable et durable des ressources naturelles

Existe-t-il quelque part des critères qui garantissent qu'un voyage soit "équitable".

Selon ses initiateurs, le label Fair Trade in Tourism South Africa (FTTSA), lancé le 13 Juin 2002 est le premier label pour le tourisme durable dans l'histoire du mouvement du commerce équitable. Ce label encourage et publie les exemples de bonnes pratiques engagées par des prestataires d'Afrique du Sud en matière de tourisme équitable et responsable.

Il provient du travail de mise en réseau de 'Fair Trade in Tourism' de 'Tourism Concern', une organisation basée à Londres, depuis 1999.

Cette marque est attribuée aux prestataires de tourisme qui respectent strictement les critères suivants:

* Salaires équitables et conditions de travail raisonnables, opérations équitables, collecte et redistribution des bénéfices.
* Pratique de commerce équitable
* Respect des droits de l'homme, des cultures et de l'environnement
.
Les candidats à la marque FTTSA sont reconnus par exemple s'ils s'engagent dans l'achat de produits locaux, le développement local de compétences, l'aide en matière de santé et de prise de conscience en ce qui concerne le sida; mais encore la formation en matière d'environnement et le soutien aux communautés.

Les prestataires touristiques mènent tout d'abord une auto-évaluation, puis a lieu une évaluation sur site par une tierce partie indépendante. Les résultats de cette évaluation sont ensuite discutés au sein d'un panel d'experts qui attribuera la marque ou pas. L'utilisation du label est rigoureusement contrôlée par l'équipe de FTTSA afin de maintenir des standards élevés et maximiser son efficacité en tant qu'outil marketing.

Ce sytème parait similaire à celui d'IFAT, la Fédération Internationale du Commerce Equitable, basé lui aussi sur l'auto-évaluation, avec une proportion de 10% d'évaluation tierce. Mais il semble que la réalité du label FTTSA concerne des agences et une clientèle plutôt aisée.
Par Pierre W. Johnson
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Jeudi 19 avril 2007
Du 3 au 6 mai 2007

Dans le cadre de la Quinzaine du Commerce Equitable 2007, l'association Fairplaylist organise un festival de musique équitable et écologique à Ménilmontant.

Quatre jours de fêtes et de rencontres sur le thème de la musique équitable et écologique ! Pendant quatre jours, Ménilmontant devient le lieu où l’on produit, diffuse et aime la musique autrement…

 Riche de son histoire d’hier et d’aujourd’hui, Ménilmontant offrira les couleurs métissées du Paris culturel et sera le théâtre d’un parcours musical inattendu. Avec ses animations audiovisuelles, ses « vidéo chat » en direct de Brixton (Royaume-Uni) et Molde (Norvège), ses débats  publics sur l’équitable et la culture, ses expo-ventes, ses concerts et son grand bal, Ménilmontant promet d’offrir du 3 au 6 mai 2007 de belles émotions …

A cette occasion, FairPlayList lancera la première compilation équitable et écologique des musiques actuelles de Ménilmontant.

LA QUINZAINE DU COMMERCE EQUITABLE
Le commerce équitable propose une alternative efficace pour réduire l’iniquité résultant du commerce conventionnel, en remettant l’homme au cœur du dispositif économique.

La Quinzaine du Commerce Equitable est un moment privilégié qui mêle actions citoyennes, information du grand public et mise en valeur commerciale de la gamme des produits équitables afin d’inciter tout à chacun à consommer responsable. Depuis la première édition en 2000, le nombre croissant et la grande diversité des organisations qui se mobilisent à cette occasion créent une dynamique attrayante pour le grand public qui expérimente de nouveaux sens.

La prise de conscience spectaculaire qui est associée à la consommation responsable dépasse de plus en plus l’achat de matières premières telles que le sucre ou le café. Aujourd’hui, le commerce équitable est susceptible de concerner tous les biens ayant une valeur marchande.
Nous pensons que la septième édition de la Quinzaine du Commerce Equitable doit être l’occasion d’attirer l’attention sur le commerce juste des biens culturels !


LE PARCOURS MUSICAL A LA CAPITALE MENILMONTANT

Jeudi 3 mai : FANTAZIO, Andrew Sharpley (A&E) et JUICY PANIC
A La Bellevilloise, première coopérative parisienne, après la Commune, ayant pour projet de permettre aux gens modestes l’accès à l’éducation politique et à la culture.
19.00 : Lancement de la compilation et présentation de la charte musique équitable et écologique
20.00 : Vidéo- conférence en live avec l’Opus Café de Brixton (Royaume uni) et le réseau Min Boutiques de Molde (Norvège)
21.00 : Concert
19-21 rue Boyer, 20ème
Métro : Ménilmontant


Fantazio 
On surnomme Fantazio "l'homme aux doigts défoncés" tant ses doigts sont abîmés à force de frapper les cordes de sa contrebasse. Rafistolé avec du scotch ou customisé avec un cintre en fer, entre ses mains, son noble instrument devient une guitare pour punk unplugged, un sound system pour traveller sédentaire, un micro pour MC prophétique. Tout simplement hypnotique.


 A&E
 A&E fait une musique délibérément hybride, à la fois électronique et      
 acoustique, live et enregistrée, traditionnelle et moderne. Véritable
 collage musical, il se balade librement au gré des sons, pour une  
 destination inconnue !


Juicy Panic
Juicy Panic à la bonne humeur pétillante raconte des histoires à danser, et de la chanson électronique à base de lapins bucoliques et de vaches normandes des mélodies printanières et gourmandes et de la beatbox de karaoké. Juicy Panic propose un petit voyage      
rafraîchissant !

Vendredi 4 mai : LES CHEVALS
A La Forge de Belleville, lieu de résistance, lieu de vie, ancienne usine désaffectée devenue une résidence d’artistes éclectiques.
20h00 : Concert
23-25 rue Ramponeau, 20ème
Métro: Belleville


Les Chevals
Nés de la rencontre d’un troupeau de cuivres et d’une famille de coquillages, LES CHEVALS est l’une des fanfares les plus atypiques de la scène parisienne.
Audacieux, ils ont une particularité organique pour le moins      
inhabituelle : les conques*, qu’ils utilisent comme des instruments.
Jazz en roue libre, rock’n’roll sioux ou reggae vaudou, l’univers de
ces 9 musiciens se joue des étiquettes. Jouissif, classe et inventif, un
groupe d’exception à découvrir au galop !

Samedi 5 mai : FREEBIDOU

A La Passerelle, restaurant-bar ‘biologique’ à l’année, lieu de spectacle conviviale et de débats animés, engagé dans la défense du commerce équitable et biologique.
17h00 : expovente de produits de commerce équitable
19h00 : débat sur le commerce juste des biens culturels avec la participation de la
mairie de Paris, du réseau MINGA, d’artistes et de producteurs de musique.
21h00 : Concert
3 rue Saint-Hubert, 11ème
Métro: Saint-Maur


Freebidou
Free– Bi – Dou – Wap – Doo – Wap ! Voilà une musique qui se passe de paroles tant les images se bousculent. Puisant dans nos imaginaires et nos souvenirs d’enfant en faisant ressurgir les thèmes qui accompagnaient les séries télévisées, Freebidou nous entraîne dans une valse à perdre la tête!


Dimanche 6 mai : THEBOUM ! +  DJ VALENTIN JOLI CŒUR + Surprises !
A l’Alimentation Générale et son bal du dimanche soir, haut lieu des nuits de Ménilmontant et des aficionados de la danse à deux.
A 19h00 : Concert et bal moderne
64 rue Jean-Pierre Timbaud, 11ème
Métro : Parmentier


Boum !
Compositions originales et reprises de classiques de la chanson française, la musique de Boum !, nous amène aux croisements de l’absurde et de l’humour britannique, entre la joie de vivre et la touch française. Boum !, c’est aussi 4 personnages déjantés qui jouent, chantent ou s’interpellent sur scène comme Quatre Mousquetaires.
Par Pierre W. Johnson
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Vendredi 27 juillet 2007
En novembre dernier, le journal Libération avait publié une rubrique "30 idées pour réveiller la gauche". Parmi ces idées, une réflexion pertinente sur le commerce international et le commerce équitable. Une fois n'est pas coutume, nous en citons ici de larges extraits. Nous reviendrons sur le sujet, notamment à propos du rapport du PNUD.

Fixer un prix garanti aux producteurs
 
"Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur."

En exergue du dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement, ce proverbe africain résume bien les promesses non tenues du commerce international. Les pays développés prônent les vertus des marchés ouverts, mais conservent d'immenses filets de barrière protectionniste. Les barrières tarifaires moyennes des pays en développement sont passées de 25 % à 11 % en moins de vingt ans quand, dans le même temps, les libéralisations ont été unilatérales. Aujourd'hui, l'idée s'impose que l'ouverture des marchés ne favorise pas forcément la croissance et, surtout, n'entraîne pas arithmétiquement le développement humain.
Commercer, d'accord, mais comment ? Se développer, évidemment, mais comment ? «Les idées de gauche sur le commerce reviennent à savoir si l'on veut faire du libre-échange, du marché, un instrument au service d'une transformation sociale», résume Gustave Massiah, vice-président d'Attac.
Pour l'heure, la moitié de la population mondiale, des paysans, représente les deux tiers des personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour. Au banc des accusés : les accords agricoles de l'OMC, l'Organisation mondiale du commerce.

Souveraineté alimentaire. De plus en plus organisés, les paysans du Sud réclament de nouveaux droits que bailleurs de fonds et gouvernements ont fait sauter pour mieux libéraliser. Des droits articulés autour d'une idée de gauche qui fait son chemin : le droit à la souveraineté alimentaire. Le droit de protéger ses marchés contre les politiques de dumping. Le droit de se protéger, via des clauses de sauvegarde, des importations massives d'autres produits, comme le poulet par exemple, qui vient ruiner des filières. Le droit, plus généralement, de reconnaître aussi la valeur «non marchande» de la paysannerie : «On a oublié les fonctions écologiques, de liens social et culturel, d'aménagement du territoire des paysans...», dit justement Patrick Viveret, conseiller à la Cour des comptes. Surtout, oser s'attaquer à la crise du prix des matières premières, en chute libre de 70 % depuis vingt ans ! En commençant par réhabiliter les caisses nationales de péréquation.

Ou en acceptant de donner un prix garanti aux producteurs, comme le propose le commerce équitable, petit hublot d'un monde pour un commerce plus juste.  Cette idée certes pas vraiment neuve – dès 1834, à Lyon, on parlait d'un commerce «véridique et social» – mais plus structurée. Car le commerce éthique n'est pas un label flanqué sur un joli package, une niche humanitaire. Si certains de ses promoteurs se bornent à garantir un prix d'achat au seul producteur, d'autres associations veulent contrôler le traditionnel chapelet d'intermédiaires (exportateur, transporteur, négociant, distributeur).

«Néocolonial». «Les nouvelles idées, c'est aussi changer le côté paternaliste, limite néocolonial du Nord, du commerce équitable qui se contente d'acheter le produit brut, comme le café en grains, estime Michel Besson, directeur de Minga. Il faut modifier la culture de rente.» Minga reverse ainsi 33 % du prix du paquet à une coopérative qui le torréfie et l'emballe en Colombie, soit trois fois plus que les filières équitables traditionnelles.  Cache-sexe sur certains produits pour mieux pressurer les marges des autres producteurs ou conscientisation des masses consuméristes ? Poser la question, c'est aussi se pencher sur d'autres formes de commerce non marchand en plein développement.
Par Pierre W. Johnson
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