Quantcast

Recommander

Références

Wikio - Top des blogs - Environnement
votez pour ce blog


réseau professionnel
vous inscrire (gratuit)

Partager

View pierrejohnson01's profile on slideshare

blogCloud
Ce blog respecte la
Nethique.info

 

Commentaires

Développement durable - Sustainable Development

Vendredi 9 décembre 5 09 /12 /Déc 10:04

français Biodiversité : deux mondes en dialogue

chamane avec des lianes d'ayahuascaCC Howard G Charing 
 

Dans mon post précédent, j'ai évoqué les questions juridiques et éthiques relatives à l'usage des espèces natives et des savoirs indigènes sur celles-ci. Il a été question de la Convention sur la Diversité Biologique, de la notion de biopiraterie, et de la question de la propriété intellectuelle, notamment des brevets. Avant d'aborder les pratiques des entreprises en matière de partage des avantages relatifs à la biodiversité, je voudrais attirer l'attention sur une caractéristique du travail avec les peuples indigènes et certains peuples ruraux : la différence profonde d'approche de la nature, de l'humain, bref de l'univers, entre ces peuples et notre monde contemporain, qui domine les échanges économiques. Au cours des derniers siècles, le progrès technologique a permis un développement prodigieux des richesses matérielles et du bien-être de certaines parties du monde. L’organisation des échanges commerciaux et la pensée économique ont été les principaux outils de ce développement. Les facteurs techniques et financiers ont longtemps été les seuls à être pris en compte (travail, échanges, capital, profit, etc.), la nature ayant très longtemps été considérée comme une « externalité », c'est-à-dire un réservoir quasi-inépuisable de ressources, et un puits pour les déchets de tout type. Les industries de la nutrition, de la santé et du bien-être elles-mêmes ont été conditionnées par ce modèle.


                                       CC RDECOM

La video pédagogique "The story of stuff" d'Annie Léonard explique bien ce fonctionnement linéaire de l'économie, que l'on sait dépassé. Pourtant, le modèle a longtemps été appliqué par les industries cosmétiques, motivant une campagne de la pédagogue dans son pays, les Etats-Unis. Certes, celle-ci se réfère au marché nord-américain, moins protecteur du consommateur que le marché européen, mais la réalité mentionnée témoigne d'une réalité largement répandue dans le secteur : la plupart des produits cosmétiques contiennent un cocktail élevé de produits chimiques, dont seuls 20% ont été testés pour leur innocuité.

 


"The story of stuff" d'Annie Leonard  - avec sous-titres français

Pourtant, un grand nombre des substances utilisées dans les industries liées à l'alimentation et au bien-être, qu'elles soient issues de la pétrochimie ou des écosystèmes, sont brevetées par les entreprises qui en font le premier usage. Cette réalité est particulièrement décalée pour ce qui concerne l'usage des plantes et procédés connus de longue date par des populations locales. Mais le droit de propriété intellectuelle ne protège, à quelques exceptions près, que les connaissances écrites et reconnues comme scientifiques. Ainsi, toutes les connaissances traditionnelles sur l'environnement et son usage, transmises oralement de génération en génération, peuvent être facilement appropriées par des entreprises privées. Sauf lorsque les Etats, à l'instar de l'Inde, de la Chine ou du Pérou, ont mis au point des législations et des bases de données démontrant l'antériorité et décrivant ces connaissances traditionnelles. Cette réalité d'une économie linéaire (produit - consommation - déchets) est à l'opposé d'un modèle respectueux des écosystèmes et des personnes (producteurs et consommateurs).

A l'opposé de ce fonctionnement productiviste, et dirigé principalement vers la production, l'économie des peuples autochtones et encore de beaucoup de peuples ruraux est circulaire. Ces peuples ont gardé une compréhension du monde dans laquelle l'être humain et ses activités sont totalement intégrés aux forces de la nature et de l'univers. Pour celle-ci, il n’existe aucune coupure entre le monde physique, le monde naturel et le monde humain. La sphère des échanges inclut aussi bien les animaux, les plantes et même les minéraux que les êtres humains. Ce que nous percevons comme des rituels magiques participe souvent ainsi à la volonté de maintenir un équilibre entre ces différents éléments de l’univers, que chaque peuple traduit dans son mode de croyance. Cette approche, bien qu’imprégnée de symboles et de mythes, correspond beaucoup mieux à la dynamique réelle du monde vivant que la vision mécaniste qui domine le monde économique. Elle s'appuie sur une connaissance très fine du milieu naturel : espèces, sols, climat, etc.

Ainsi, certains peuples de la forêt connaissent l'usage de 200 à 450 plantes utiles. Ils ont appris à neutraliser le poison contenu dans le manioc pour en faire un aliment de base, ou au contraire à déclencher la substance active de l'ayahuasca, une liane amazonienne qui donne une boisson au pouvoirs psychotropes. Les peuples autochtones ne considèrent pas ces connaissances comme leur propriété, mais comme le résultat d'une transmission qui leur a été faite par des forces de la nature ou de l'univers. Malgré tout, la notion d'économie circulaire s'impose progressivement comme un cadre répondant aux impasses de l'économie linéaire qui domine le monde contemporain. Celle-ci vise à optimiser les flux d’énergie et de matière, en minimisant leur consommation, et surtout en optimisant les rejets. Les filières qui travaillent sur des produits naturels, ou mieux biologiques, ont une longueur d'avance dans la transition vers une économie circulaire. En effet, elles ne rejettent en principe pas de substance toxique dans l'environnement. Reste à prêter attention également aux transports et à l'emballage.

Mais on ne peut pas parler d'économie circulaire sans prendre en compte les communautés qui participent aux écosystèmes locaux. En effet, celles-ci ont souvent contribué à la préservation et même à l'évolution d'écosystèmes que nous percevons comme sauvages, comme les forêts primaires, les systèmes côtiers, les steppes ou la banquise. Et les connaissances que ces peuples ont des écosystèmes locaux a une valeur économique importante pour les entreprises qui l'utilisent, y étant autorisées ou non. Ainsi, une entreprise peut économiser de 300 à 400 tests sur des plantes prises aléatoirement afin de découvrir des propriétés intéressantes, si elle s'intéresse aux savoirs des peuples autochtones et locaux. On comprend dès lors que l'appropriation de ce savoir sans accord ni retour à la communauté est illégitime.

Dans les parties suivantes de cette série d'articles, nous examinerons quelques bonnes pratiques en matière de partage équitable, et questionnerons l'utilité des labels pour les identifier.

Rappel : Vous pouvez écouter deux interviews sur le sujet : L'une sur Aligre FM, à l'émission "Voix contre oreille" le 6 octobre 2010 (60 minutes) : Ecouter ici.

L'autre le 20 mars avec le Pasteur B. Stehr, sur Fréquence Protestante (30 minutes). Ecouter ici.

Pour l'une et l'autre interview, une nouvelle fenêtre s'ouvrira dans votre navigateur, que vous pourrez fermer après avoir écouté l'interview.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : La communauté des communautés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 décembre 4 02 /12 /Déc 07:00

The Vancouver Film School students produced an excellent film to explain visually Biodiversity, and its links to human society. It's less than 3 minutes long, and worth seing. Just look!

 

Les étudiants du l'école du film de Vancouver ont produit cet excellent film pour expliquer visuellement la biodiversité, et ses liens à la société humaine. Cela fait moins de 3 minutes, et ça vaut la peine d'être vu. Regardez !

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 12 octobre 2 12 /10 /Oct 14:11

 L'année 2010 est l'année de la Biodiversité. Quelle est la valeur de celle-ci pour les entreprises ?

Des réflexions récents peuvent nous aider à appréhender cette question, qui nous oblige à quitter un raisonnement linéaire.


Mais d'abord, quel est le sens précis du mot "biodiversité" ? Scientifiquement, il se définit comme "la variabilité des organismes vivants au sein d’une espèce, entre les espèces et entre les écosystèmes". Plus simplement, on peut dire qu'il s'agit de l'ensemble des organismes vivants d'un écosystème et de leurs inter-relations.

dscn0514.jpg

Mais qu'est-ce qu'un écosystème ? La définitions scientifique nous guide à nouveau : il s'agit d"un complexe dynamique de populations végétales, animales et de micro-organismes, associées à leur milieu non-vivant et interagissant en tant qu’unité fonctionnelle". Parmi les types d’écosystèmes les plus connus : les déserts, les récifs de corail, les zones humides, les forêts tropicales ou boréales, les prairies, mais aussi les écosystèmes dans lesquels l'être humain intervient, comme les terres agricoles cultivées. En réalité, il y a sur Terre peu d'écosystèmes non modifiés ou non perturbés par l'homme. Et un écosystème n'est jamais statique. Il survit en se modifiant continuellement en fonction de la dynamique de ses propres populations, du climat ou des écosystèmes proches.

Voici un texte de Dervenn du réseau Inspire, qui exprime la valeur de la biodiversité donc de la vie :

La biodiversité se résume souvent dans notre esprit à un panda, un dauphin ou un papillon. Mais malgré l’affection que nous pouvons leur porter, leur survie ne pèse pas lourd face aux réalités économiques, à la crise et au chômage. Cela peut paraitre légitime, sauf si l’on comprend que la biodiversité n’a rien à voir avec ces espèces au demeurant sympathiques.

La biodiversité est avant tout l’ensemble des écosystèmes et des relations entre les êtres vivants, qui nous fournissent les services indispensables à notre bien-être. Un récent rapport commandé par la commission européenne, et réalisée par un banquier Indien Pavan Sukhdev, montre que le coût de l’inaction pour lutter contre l’érosion de la biodiversité pourrait être de 2000 milliards d’euros par an d’ici à 40 ans.

La vie n’est pas un luxe : elle assure en effet l’essentiel des équilibres de la planète : cycle de l’eau, de l’oxygène, régulation du climat, lutte contre l’érosion, alimentation… et représente une véritable valeur économique, estimée à la moitié du PNB mondial. Nous le constaterons douloureusement lorsque les services rendus gratuitement par la nature ne seront plus assurés. Le remplacement des insectes pollinisateurs par des ouvriers humain dans certaines régions du monde en est le meilleur exemple.

Face à ce constat, il ne s’agit pas de culpabiliser, mais d’intégrer cette réalité dans les stratégies d’entreprises. Cela déterminera leur succès ou leur perte dans les futures années, en raison de la pression des consommateurs, de réglementations contraignantes, ou simplement de pénurie de matières premières naturelles, qui impactera l’ensemble de la chaîne de valeur. Les gestionnaires doivent donc anticiper ces risques et miser sur les opportunités. Pour cela, de nouveaux outils d’analyse bio-économiques sont en cours de développement. Ces indicateurs ne servent pas tant à mesurer des impacts que des liens d’interdépendance économiquement vitaux de l’entreprise avec le monde vivant, et remet ainsi l’humain dans sa réalité naturelle, qui ne peut être dissocié des autres écosystèmes.

La biodiversité ne représente pas un bien ou un mal, elle n’a aucune dimension éthique. Elle est juste indispensable, comme le sol qui nous porte, et représente une vraie valeur omniprésente dans tous les modèles économiques. La prendre en compte est simplement un acte de bonne gestion.

Les réflexions sur le vivant entraînent un changement de paradigme, véritable révolution positive, ou le moteur sera avant tout la valeur et le développement humain.

Pour en savoir plus sur les relations entre biodiversité et entreprises, en français :
Des référentiels permettant de mesurer l'interdépendance entre l'entreprise et la biodiversité sont en émergence :
  • L'outil ESR (Evaluation des Services Rendus par les écosystèmes), développé par le Conseil Mondial des Entreprises sur le Développement Durable (WBCSD) et traduit en français par l'Institut Inspire. Une session de formation à l'ESR aura lieu à Marseille fin juillet.
    Vous pouvez aussi rejoindre le 
    groupe ESR sur le réseau professionnel LinkedIn.
  • Le référentiel Lichen, en cours de développement par l'entreprise Dervenn

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 29 novembre 7 29 /11 /Nov 12:05
Parler d’écologie et de développement durable aux enfants, n’est pas simple. Dans son spectacle, Nathalie Théret-Grauss réussit, avec une simplicité extrême de moyens, un engagement physique certain, beaucoup d’intelligence et d’humour, à nous transmettre son amour et son inquiétude pour l’état de la Terre.

D’un point de vue artistique, l’actrice occupe la scène de façon surprenante, grâce à un art maîtrisé du mime, dans un costume conçu avec des matériaux de récupération. Elle incarne ainsi la Terre, notre planète, dont elle nous raconte à la première personne l’histoire, et celle de l’humanité, cette espèce qui la chatouille à la surface.

cliquez sur l'image pour aller sur le site du spectacle

Ce conte écologique est étonnement bien rythmé pour un sujet aussi vaste.
Sur scène Nathalie, dont le nom de famille composé apparaît prémonitoire, maintient une attention constante chez ses spectateurs, enchaînant monologues contés, chorégraphies et chansons accompagnées de musiques du monde.

Les problèmes les plus importants posés par l’humanité à la Terre sont abordés au cours de ce voyage, comme la pollution et la consommation excessive d’énergies. Mais le spectacle évoque aussi les pistes de solutions, pour une autre façon de vivre ensemble qui respecte la Terre et le partage équitable de ses richesses.

Ce spectacle pour enfants (à partir de 9 ans) interpelle également les adultes en résumant l’histoire de notre planète et en posant les bonnes questions. Il nous donne ainsi à réfléchir aux solutions possibles pour que le développement durable soit une réalité.

Alors courez voir Nathalie, vous serez émerveillés, parfois émus, interrogés !

Pour votre information, cette actrice qui a une formation de mime, se déplace dans les écoles ou lieux pouvant accueillir un public d’au moins 20 personnes. Elle va jusqu’au bout de son engagement, sa brochure étant notamment imprimée sur papier recyclé avec encres végétales.
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Les créatifs culturels
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 septembre 1 14 /09 /Sep 11:40
La nouvelle est d'importance. Afin de compléter le « sacro-saint » Produit Intérieur Brut (PIB) qui illustre depuis 1930 le développement et les progrès d'un pays, l'Union Européenne prévoit de publier à compter de l'année prochaine un indice environnemental complémentaire. 

Voici ce qu'écrit  Sabine Casalonga, journaliste environnementale, à ce sujet :

La Commission européenne a annoncé mardi qu’une version pilote d’un nouvel indice environnemental viendra compléter en 2010 les indicateurs économiques de l'UE.

«Pour changer le monde, nous devons changer la façon dont nous le comprenons, et pour ce faire nous avons besoin d'aller au-delà du Produit intérieur brut (PIB)», a déclaré Stavros Dimas, commissaire européen à l'environnement dans un communiqué du 8 septembre.

De fait, le PIB ne mesure ni le bien-être, ni la qualité de l’environnement ni la cohésion sociale.
Ce nouvel indicateur qui évaluera les progrès des politiques et de la protection de l‘environnement, prendra en compte les émissions de gaz à effet de serre (GES), le déclin des paysages, la pollution de l’air, la consommation d’eau et la génération de déchets.

La Commission ambitionne en outre d’accélérer la production des données environnementales et sociales, actuellement publiées après 2 ou 3 ans, contre seulement quelques semaines pour les indicateurs économiques. Stavros Dimas espère qu’à terme ce nouvel indice environnemental sera publié au côté du PIB.

La secrétaire d’Etat à l'environnement Chantal Jouanno a déclaré pour sa part à Strömstad (Suède) à l'occasion de la conférence Visions de la biodiversité au-delà de 2010 qu’«une véritable Organisation mondiale de l’environnement», aux côtés de l’OMC, est «incontournable».

«Année internationale de la biodiversité», 2010 verra pourtant l’échec de l’objectif que s’était fixé l’UE de stopper le déclin de la biodiversité. Le Conseil environnement de l’UE du 25 juin avait conclu à la nécessité d’élaborer, d’ici fin 2009, une vision pour la biodiversité au-delà de 2010 en vue des négociations internationales sur cette thématique.

A quand un indice "développement durable", prenant en compte les aspects sociaux et la responsabilité sociale des entreprises ? En effet, les directives de l'Union Européenne ont des impacts importants sur les conditions économiques et sociales dans les pays membres. 

Une avancée dans cette voie : L'ancien économiste, et aujourd'hui critique, de la Banque Mondiale, Joseph Stiglitz, vient quant à lui de remettre le rapport de la commission qu'il préside depuis 18 mois à la demande du président Nicolas Sarkozy. Selon Stiglitz, "la poursuite de la croissance économique, mesurée par le PIB, pourrait conduire à aggraver la situation pour la population. Cette voie n'est pas soutenable." Le rapport formule 12 recommandations. Trois principes sont retenus, nous dévoile le site Actu-Environnement : la prise en compte des ménages dans l'analyse économique, la mesure de la qualité de vie, et le développement durable.

De façon surprenante, le président de la République a évoqué la pertinence de la mesure des inégalités. Le rapport propose de mesurer également le travail domestique, et d'analyser les revenus et la consommation en fonction des catégories d'individus et non plus d'une moyenne nationale. Outre ces indicateurs objectifs, la commission propose de procéder à des mesures subjectives de la qualité de vie (perception du bien-être, du bonheur, inquiétude…). Signalons à ce sujet le travail de la New Economics Foundation. Allez faire un tour par exemple sur le site du
Happy Planet Index.

Jean Gadrey, professeur d’économie à l’université de Lille 3, membre du collectif FAIR (Forum pour d’autres indicateurs de richesse) a participé à la Commission Stiglitz. Il émet sur Terra Economica des réserves sur la façon dont cette commission a travaillée. Composée à 90% d'économistes, elle a fait très peu sinon aucune part à la société civile. Pourtant, ses conclusions sont malgré tout une avancée.
Des pistes à suivre, donc. En espérant qu'elles se traduisent rapidement par des mises en oeuvre, dans les systèmes de comptabilité nationaux, et dans la perception générale du bien-être dans la société.


 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 août 2 18 /08 /Août 22:24

Il y a quelques années encore, une partie de l'opinion publique et des médias étaient réticents à reconnaître l'ampleur du changement climatique. Aujourd'hui, personne ne nie que la concentration de gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère augmente à un niveau et une vitesse encore jamais attente au cours des derniers centaines de milliers d'années. Les conséquences de ce changement commencent à peine à être visibles, dans le changement des régimes des vents et des précipitations, des courants sans doute, etc. avec les impacts de tout ceci sur la dynamique des écosystèmes, et des populations humaines.

 


Les océans eux, sont un monde souvent ignoré, occulté de notre perception. Nous savons que nous sommes entrés dans "le temps du monde fini", mais nous avons encore du mal à croire que cela vaut également pour les espaces marins, qui continuent à nous paraitre tellement grands qu'ils s'approchent de notre notion d'infini, et avec eux les ressources biologiques qu'ils abritent. Pourtant ces ressources sont l'objet de multiples dangers. Le consom'acteur commence à peine à réaliser que la surpeche est déjà une réalité pour la plupart des espèces commerciales de poissons, comme le thon rouge de Méditerranée, et même la morue, plat traditionnel de certains pays européens. N'en déplaise à une chronique sur cette plate-forme, si l'aquaculture s'est développée en conséquence au cours de la dernière décennie, pour devenir la principale source de saumon, de truite et d'autres espèces, elle n'a pas encore su assurer sa durabilité, et génère de nombreuses pollutions et dangers.



Des initiatives existent pourtant pour garantir au consommateur des produits de pêche plus durables. Le label Marine Stewardship Council vaut la peine d'être pris en considération. Outre-Manche, une marque comme Fish4ever se montre réellement engagée dans l'attention à la chaîne et aux méthodes de pêche.


Mais les scientifiques pointent aussi une menace plus insidieuse encore, une tendance de fond d'une grande intertie et d'un poid important : l'acidification des océans. Celui-ci serait dû, comme le changement climatique, aux concentrations accrues de CO2 dans l'amosphère. Au contact de l'eau, celles-ci créent de l'acide carbonique, une molécule acide, qui réduit la concentration de carbonate de calcium, importante source de calcium pour les organismes marins. Ainsi, les coraux sont parmi les principaux écosystèmes affectés par ce phénomène.


"The other CO2 problem", une vidéo faite pour et par des enfants illustre les problèmes de l'acidification des océans (en anglais), en faisant intervenir Poséidon et d'autres personnages, qui en appelle à la responsabilité des humains. Il se prépare également un documentaire grand public sur ce thème pour la rentrée "A sea change". Ce documentaire a été sous-titré en français, grâce à l'aide de..  
 

 



      Lisez un bon article sur ce documentaire et sur le sujet dans DD Magazine.
Article de Wikipedia sur
l'acidification des océans

 

 

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Choc & Chaos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 juillet 5 10 /07 /Juil 13:44
Nombre de citoyens ont pris conscience de l'ampleur des défis qui se présentent à nos sociétés. Qu'en est-il des entreprises ? Selon Bob Willard, celles-ci sont encore plus occupées que les citoyens urbains, et n'ont même pas le temps d'assimiler réellement l'expression "développement durable". Alors, que faire ? Leur parler leur langage : chiffre d'affaire, profits, gestion des risques, propose l'écrivain canadien.

Le rapport Stern a mis en chiffre, contestables, mais au moins indicatifs et parlant pour le monde des affaires, les services que nous rendent les écosystèmes, ainsi que le coût de l'action et de l'inaction sur le plan environnemental, au cours des prochaines années. Pour quelques pourcents du produit mondial, on peut éviter une catastrophe aux coûts incalculables, y compris pour les entreprises.

C'est là seulement un exemple du langage que l'on peut employer pour favoriser, non plus seulement une prise de conscience, mais le déploiement d'actions par les acteurs économiques.

Je vous recommande cette vidéo, en anglais. Elle est d'un format et d'un rythme adapté au Web et à notre "busy world" (malgré les cheveux blancs de l'auteur) :



Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 22 mai 5 22 /05 /Mai 23:51

Le groupe de travail des Nations unies qui se penchait sur la question vient de publier les critères internationaux pour la réalisation d'une Analyse sociale du cycle de vie (ASCV). Vous pouvez les consulter 
ici.

La gestion du cycle de vie devient un sujet de plus en plus incontournable dans tout processus de développement durable, car l'Analyse Sociale du Cycle de Vie s'ajoute à l'ACV environnementale (ISO 14040) et l'Analyse des coûts du cycle de vie (ACCV). Les différents volets du développement durable se trouvent ainsi couverts par l'Analyse du Cycle de Vie.

La publication des critères pour l'ASCV témoigne de la prise en compte croissante des aspects sociaux et sociaux-économiques dans les processus de décision des dirigeants. Le guide publié examine en détail l'apport de l'ASCV, et ses différences avec d'autres méthodes d'évaluation de la responsabilité sociale.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 avril 6 18 /04 /Avr 14:10
Watch, click and scroll this timeline.

You can complete it and send me suggestions.



Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 mars 2 31 /03 /Mars 22:37
L'Alliance financière pour le commerce durable (FAST), organisation internationale qui met en lien petits producteurs et institutions financières, vient officiellement d'inaugurer son secrétariat, à Montréal. Le rôle de l'organisme est de soutenir et développer la production et le commerce de produits "fabriqués de manière durable": un meilleur accès au financement et la création d'outils d'aide à la gestion seront ses principaux leviers pour aider les petits producteurs (agriculteurs et coopératives) dans les pays en développement.

L'organisme, présidé par Jason Potts, qui est également chargé de programme à l'Institut international de développement durable, a été mis en oeuvre par un regroupement d'entreprises et organisations, dont Citi Group, la Banque Mondiale et Starbucks. En activité depuis un peu plus d'un an, FAST compte déjà une centaine de membres dans 26 pays: outre des cultivateurs (notamment de café) dans les pays en développement, FAST a bâti un réseau avec de nombreux acteurs internationaux du développement durable, tels que Transfair et le Forest Stewardship Council. Au Québec, Développement International Desjardins, Commerce équitable Oxfam-Québec, le Chantier d'économie sociale, Equiterre... figurent également parmi ses collaborateurs.

"En faisant le lien entre un accès accru au financement et une production durable et efficiente, FAST entend jouer un rôle de premier plan dans la promotion d'une nouvelle économie verte au Canada comme à l'étranger", dit Jason Potts. L'une des prochaines réalisations de FAST sera la mise en ligne, le mois prochain, d'une plateforme Web permettant de mettre en lien prêteurs et producteurs.

Source : http://www.novae.ca/
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés