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Samedi 27 juin 2009
Vous connaissez une association qui mène une action remarquable dans un des trois domaines Nature, Solidarité ou Culture, principalement en direction des jeunes (moins de 26 ans), qui mérite d'être connue et pourrait bénéficier d'un petit coup de pouce financier ? Cette information vous intéressera certainement.

Mardi 23 juin, j'ai été invité à la présentation des Trophées des Associations, à la Fondation EDF. Auparavant sous l'égide de la Fondation de France, la Fondation EDF est maintenant indépendante. Dans un magnifique espace d'exposition consacré au mécénat d'entreprise, l'équipe des trophées nous a présenté ce prix, dédié pour une fois aux petites associations.

Ryadh Sallem, triple champion de Basket en fauteuil et directeur de CAPSSA ; association de prévention sur la cible jeune, et Priscilla Telmon, photographe, écrivain voyageur et réalisatrice de documentaires sur l’environnement, étaient parmi les figures marquantes de cette soirée. 

Les trophées des associations lancées par la Fondation EDF récompenseront à l'automne 30 associations qui contribuent à développer la connaissance et l’émergence de nouveaux comportements à l’égard de la nature et de la société. Le budget total des trophées est de 300 000 euros.

La Fondation EDF Diversiterre a souhaité que cette opération mobilise le plus grand nombre : bénévoles, témoins, citoyens… Les Trophées des Associations reposent sur un dispositif participatif ouvert à tous et accessible grâce à internet. 

Jusqu'au 30 septembre, toutes les associations pourront se portercandidates sur le site dédié tropheesfondation.edf.com, rubrique « Je suis une association ». Chaque association disposera d’un espace d’expression personnalisé où elle pourra se présenter et décrire ses actions ou programmes d’actions menés. Les associations candidates seront ensuite mises en ligne :  opportunité privilégiée pour faire la connaissance d’autres associations et se faire connaître. 

Les supporters, qu’ils soient bénévoles, bénéficiaires, citoyens… inscriront l’association de leur choix directement sur le site tropheesfondation.edf.com, dans la rubrique « Je suis supporter ». L’association sera ensuite contactée et informée de sa possibilité de participation aux Trophées des Associations.  

Les Trophées des Associations se composent de trois catégories : 

  Nature : cette catégorie récompense les associations locales qui agissent avec des jeunes en faveur de la biodiversité, de la beauté des paysages, des ressources naturelles et énergétiques. 

Solidarité : cette catégorie récompense les associations locales qui agissent pour l’intégration sociale, l’autonomie des jeunes ou favorisent le lien intergénérationnel. 

Culture : cette catégorie récompense les associations locales qui facilitent l’accès des jeunes à la culture et au patrimoine, et les encouragent dans la pratique culturelle et la création.

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Brèves - Short news - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Samedi 13 juin 2009

Ces premières rencontres internationales, qui se tiendront lundi 15 juin, avec une ouverture samedi 13 par un programme de documentaire, se proposent d’ouvrir un espace de débat public et de faire évoluer le cadre juridique. Elles permettront de nourrir une réflexion sur les enjeux liés au commerce des ressources biologiques, d’exposer des cas concrets de biopiraterie, et d’identifier des pistes de ripostes et d’alternatives permettant de limiter cette pratique.

La biopiraterie est un problème d’une brûlante actualité pour la préservation des savoirs des communautés rurales et de la biodiversité. Mais il est d'une grande complexité et se pose à une échelle globale, de par la généralisation du régime des brevets américain, à travers notamment de l'Accord sur les Droits de Propriété Intellectuelle liés au Commerce. Par ailleurs, la communauté internationale a affirmé le principe d'un "partage équitable des bénéfices de l'utilisation de la biodiversité" par la Convention sur le Diversité Biologique rédigée dans le cadre du Sommet de la Terre de 1992. Les Etats sont garants de ce principe, mais comment est-il appliqué ?

L'objectif du Collectif pour une alternative la Biopiraterie a donc été de réunir des experts internationaux parmi les plus reconnus et de donner un espace de parole aux différentes parties prenantes : populations autochtones, experts gouvernementaux, scientifiques, juristes, entreprises, membres de la société civile…

Plus de 15 intervenants internationaux d’origines disciplinaires diverses seront réunis. Reconnus pour leur compétence, ils vont se succéder et échanger au cours de plusieurs tables rondes. L’Inde, l’Amérique du Sud et l’Afrique seront représentés à travers des cas concrets. Vandana Shiva, dont les actions de lutte contre la biopiraterie sont mondialement reconnues, ouvrira et accompagnera cette rencontre.


La biopiraterie selon India Together

Présentation du Collectif pour une alternative à la Biopiraterie

Programme des premières rencontres

- Samedi 13 juin de 14h à 18h, au Centre International de Culture Populaire (CICP).
Projections - Débats – Présentation de cas concrets de biopiraterie et du contexte juridique international.
Films : Les pirates du vivant, Marie Monique Robin (France-2005), Le jardin secret des bushmen, Rehad Desai (Afrique du Sud-2006), Les Fruits de la discorde, Anne Remiche-martynow (Belgique – 2004).
Adresse : CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 ; M : Rue des Boulets, ligne 9

- Lundi 15 juin de 11h à 18h35, à l’Assemblée Nationale : Colloque international contre la biopiraterie - sous le parrainage de Marie-Christine Blandin et Jacques Müller, sénateurs du groupe des Verts
11h-12h : conférence de presse
13h15 : Accueil des participants et introduction par les Parlementaires

• 1ère table ronde : La biopiraterie, une menace pour la diversité culturelle et biologique (Vandana Shiva, Jean-Dominique Wahiche, Patricia Gualinga, Marie Roué. Modératrice : Marie-Monique Robin)

• 2ème table ronde : Des cas de biopiraterie de plus en plus nombreux (Andrés Valladolid, Mariam Mayet, Magda Alvoet Modératrice : Corinne Arnould)

• 3ème table ronde : Lutte contre la biopiraterie et recherches d’alternatives (Patricia Gualinga, Manuel Ruiz, Matthieu Mellul, Pauline Lavaud, Daniel Joutard. Modératrice : Rachel Wynberg)

Entrée sur inscription : par mail : collectifbiopiraterie"at"gmail.com ou par téléphone au 01 53 25 10 40

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Choc & Chaos
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Dimanche 7 juin 2009

4 jours de rencontre. 700 participants de 59 pays des 5 continents, une centaine d’interventions en français, anglais, espagnol, portugais… sur une quinzaine de thèmes transversaux : un événement marquant pour le mouvement de l'économie sociale et solidaire.

Voici, avec la permission de l'auteur, quelques réflexions inspirés de l'article de Françoise Wautiez, secrétaire du réseau de recherche-action ALOE, sur cette rencontre, dans lesquelles nous nous reconnaissons pleinement :

L’économie sociale et solidaire a démontré, au 4e Forum Globalisation de la Solidarité - Lux09,  la richesse de ses propositions et initiatives. Ce genre d’événements est très difficile à relater, mélange de ressentis, de rencontres, de frustrations de ne pas pouvoir avoir participé à plusieurs ateliers en même temps, de ne pas pouvoir avoir compris plus précisément le projet d’un tel ou un tel en Afrique ou en  Asie, expérience de plus de vingt ans qui doit se raconter en 5 minutes à peine.

Cependant, le format de la rencontre était bien pensé. Chaque atelier thématique se déroulait le matin pendant 1h30 sur trois jours : le premier « on illustre », le deuxième « on débat », le troisième « on propose ».

Le jeudi, par exemple,  les intervenants se sont posé la question de la place de l’économie solidaire dans les lieux de décision et de son peu de visibilité malgré le poids qu’elle représente dans certains pays. Patrick Viveret a parlé du blocage de l’imaginaire en général qui a mené aux différentes crises que l’on connaît, ce blocage étant aussi présent dans les forces transformatrices de la société, y compris l’économie sociale et solidaire. Selon lui, l’ESS n’a pas l’ambition de ses moyens, elle ne s’inscrit pas de façon volontaire dans une approche transformatrice malgré sa vision systémique qui inclut une autre approche de la richesse,  du pouvoir, de l’argent, de nos modes de vie mais aussi une capacité à chercher des solutions innovantes aux différents problèmes posés dans l’économie et la société.

Paul Singer, le très attendu secrétaire d’Etat  à l’Economie Solidaire au Brésil, l’un des points du globe où l’ESS a un poids de plus en plus important, s’est posé la question de savoir si l’ESS représentait une alternative au modèle dominant. Son point de vue est qu'il faut renforcer l’Etat, entité élue démocratiquement, ce qui a soulevé de très nombreuses questions dans le public. Mais Paul Singer a enfin déclaré que l’ESS pouvait être une alternative, qu’elle avait acquis un poids de plus en plus important dans plusieurs pays d’Amérique Latine, le Brésil bien sûr, mais aussi par sa reconnaissance dans les constitutions de la Bolivie et de l’Equateur et dans ce qu’il a appelé « le socialisme du XXIème siècle de Hugo Chavez » au Vénézuela.

L'après-midi était dédié à des rencontres continentales du Réseau Intercontinental de l'Economie Sociale et Solidaire et à des plénières avec des personnalités engagées dans le mouvement. 

L’impression d’ensemble était que l’économie sociale et solidaire représente une richesse incroyable de pratiques mais aussi de théories, un maillage de réseaux difficilement compréhensible, mais souffrant parfois d'un manque de visibilité, sans doute  provoquée par un manque d’ambition collective. Les rencontres du RIPESS sont certainement un moment de référence dans cette construction collective, difficile mais nécessaire.

Ben Quiñones et les réseaux d’Asie seront les hôtes de la prochaine rencontre en 2013. Les conclusions et les résolutions du RIPESS, notamment en ce qui concerne le volet européen du RIPESS, seront bientôt disponibles sur le site.

Liens utiles

L'article de Fr. Wautiez sur le site d'Aloé

Revue de presse de l’événement

Télécharger et lire la déclaration finale de Lux09 (une page).

Télécharger et lire la synthèse des ateliers thématiques

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Economie solidaire - Solidarity Economy - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Vendredi 22 mai 2009

Le groupe de travail des Nations unies qui se penchait sur la question vient de publier les critères internationaux pour la réalisation d'une Analyse sociale du cycle de vie (ASCV). Vous pouvez les consulter 
ici.

La gestion du cycle de vie devient un sujet de plus en plus incontournable dans tout processus de développement durable, car l'Analyse Sociale du Cycle de Vie s'ajoute à l'ACV environnementale (ISO 14040) et l'Analyse des coûts du cycle de vie (ACCV). Les différents volets du développement durable se trouvent ainsi couverts par l'Analyse du Cycle de Vie.

La publication des critères pour l'ASCV témoigne de la prise en compte croissante des aspects sociaux et sociaux-économiques dans les processus de décision des dirigeants. Le guide publié examine en détail l'apport de l'ASCV, et ses différences avec d'autres méthodes d'évaluation de la responsabilité sociale.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : Vivre bien autrement !
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Vendredi 15 mai 2009
Voici une information pour tous ceux et toutes celles qui s'intéressent  à l'entrepreneuriat social.

Ashoka est une organisation internationale fondée en 1980 par Bill Drayton (ancien consultant de McKinsey&Co et ex-directeur de l’Agence de l’Environnement américaine), qui entend participer à la structuration et au développement du secteur de l’Entrepreneuriat Social dans le monde, afin qu’il amplifie son impact sur la société.

Bill Drayton est parti de 2 idées, pour lancer Ashoka :

1. "Il n’y a rien de plus puissant au monde qu’une idée nouvelle dans les mains d’un véritable entrepreneur"

2. Il faut doter le secteur social d’une structure équivalente aux "fonds de capital-risque", c'est-à-dire capable d’identifier et d’accompagner les entrepreneurs innovants pendant la phase de développement de leur activité.

L’approche choisie est donc celle du "capital-risque philanthropique" : Ashoka "investit" dans les Entrepreneurs Sociaux, qu’elle sélectionne pour leur projet innovant et leurs qualités entrepreneuriales, tout en attendant un "retour sur investissement" qui est social et non pas financier. Ce "retour" se cacule en fonction de l’augmentation de l’impact que les Entrepreneurs Sociaux ont sur la société.

Concrètement, Ashoka sélectionne chaque année, puis finance et accompagne dans leur développement, des innovateurs qui vont servir de modèle pour le reste du secteur (plus de 60% ont déjà vu leur idée reproduite). L'association les fait également travailler ensemble en finançant des collaborations, notamment thématiques. Elle contribue par ailleurs à l’évolution du secteur de l’entrepreneuriat social en développant toute une gamme de programmes et d’initiatives (voir ci-dessous).

Ashoka a été lancée en Inde en 1980, et s’est rapidement développée au niveau international en Asie, puis en Amérique Latine, en Afrique, en Europe de l’Est. Depuis sa création Ashoka fonctionne exclusivement sur des fonds privés (entrepreneurs, fondations familiales et fondations d’entreprise, entreprises ...) et développe des synergies entre le monde des entreprises et celui de l’Entrepreneuriat Social.

En 2000, Ashoka a commencé à ouvrir des antennes dans les pays dits développés : Etats-Unis, Canada. En 2006, les activités ont démarré à Paris, Madrid, Francfort, Londres et Dublin. Depuis, Ashoka travaille également en Autriche, Belgique et Suisse.

En tout, quelque 70 pays sont aujourd’hui concernés.


En France, Belgique et Suisse, Ashoka a déjà sélectionné 21 Entrepreneurs Sociaux innovants depuis le lancement de l’association à Paris en 2006. Ces entrepreneurs ont rejoint le réseau de plus de 2000 de leurs pairs dans le monde. En Suisse, Marie-Dominique Genoud-Champeaux, créatrice de la Fondation As’trame, et Christine Theodoloz Walker, d'Intégration pour Tous (IPT), ont été sélectionnées (liens vers les sites respectifs) respectivement en 2007 et 2008.

Parmi les autres programmes développés par Ashoka pour contribuer à l’évolution du secteur de l’entrepreneuriat social :
•    Le Concours Impact permet à des organisations à vocation sociale de mettre sur pied des bonnes pratiques de développement, et en fait bénéficier l’ensemble du secteur. Il consiste à :
• stimuler la créativité des concurrents sur les questions de mobilisation/pérennisation de ressources et de stratégie de développement,
• permettre aux organisations participantes de progresser sur les questions stratégiques en formalisant leur Business Plan,
• compiler les bonnes pratiques mises à jour et les diffuser vers l’ensemble du secteur.
Le concours Impact 2008-2009 a permis, après 4 mois de formation/coaching mis en musique par Ashoka et ses partenaires, aux 10 organisations sélectionnées de défendre leur Business Plan devant un jury, puis devant plus de 500 personnes réunies lors du Salon des Entrepreneurs, à Paris, le 4 février 2009... Les lauréats : Infirmiers de rue (Belgique) et Nes&Cité (France) pour le "Grand Prix ", EnerCoop (France) pour le "Coup de coeur du public".

•    Le Programme Jeun-E-S veut sensibiliser les jeunes à leur rôle d’acteur de changement social.
En outillant des jeunes porteurs de projets, en leur donnant accès aux Entrepreneurs Sociaux soutenus par Ashoka, et en les mettant en réseau, il participe à l’essor de l’ensemble du secteur. Des actions de sensibilisation sont également menées pour que toujours plus de jeunes lancent des initiatives sociales et environnementales.

Vous pouvez, en allant sur le site d'Ashoka en français :

- Affiner ou compléter vos connaissances sur l'entrepreneuriat social (volet "entrepreneuriat social")
- Connaître mieux l'action d'Ashoka en faveur de l'entrepreneuriat social, et trouver des informations utiles
- Recommander un projet / proposer la candidature d’un(e) Entrepreneur(e) Social(e) innovant(e) (colonne de droite "Actualités")
- Trouver des liens vers d'autres ressources sur l'entrepreneuriat social (volet "entrepreneuriat social")
Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Economie solidaire - Solidarity Economy - Communauté : Vivre bien autrement !
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