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Samedi 13 octobre 6 13 /10 /Oct 19:23

Du 2 octobre (anniversaire de la naissance de Gandhi) au 16 octobre (Journée Mondiale de l’Alimentation), l’Alliance Globale pour la Liberté des Semences (Global Alliance for Seed Freedom) a programmé un grand nombre d’actions pour une réponse citoyenne mondiale en faveur de la liberté des semences, dont les organisateurs espèrent qu’elle agira comme un appel au réveil pour les citoyens et les gouvernements.

Gandhi a dit “Aussi longtemps que perdurera la superstition selon laquelle on doit obéir à des lois injustes, l’esclavage continuera à exister”. L’Humanité et de nombreuses espèces sur cette Terre sont poussées à une nouvelle forme d’esclavage sur les semences (dont les manifestations sont, à travers la propriété intellectuelles sur le vivant, l'extension des cultures d'organismes génétiquement modifés et des hybrides que les agriculteurs doivent racheter tous les ans et qui favorisent la consommation de pesticides, par conséquent : endettement et intoxication des paysans...). Dans l’esprit de Gandhi, l'Alliance Globale pour la Liberté des Semences appele donc à la désobéissance civile contre des lois injustes.

 

Conférence de Presse à Paris et en Europe

 semence-1060448.jpg

Le 10 octobre 2012, la Fondation France Libertés accueillait la militante indienne Vandana Shiva, prix Nobel alternatif 1993, pour l’étape française de sa tournée européenne en faveur de la liberté des semences. Après avoir présenté le Rapport Mondial Citoyen sur la Liberté des Semences, « Seed  Freedom », un rapport élaboré par plus de 100 groupes, réseaux et organisations internationales, Vandana Shiva a  invité  la France à entrer en  désobéissance civile contre l’industrie semencière, « sur les pas de Gandhi » : la marche du sel en 1930 a permis aux paysans indiens menés par le Mahatma de s’opposer à la taxation que voulaient leur imposer les anglais « pour un produit, le sel, qui comme les semences est donné par la nature ! ».

Lire la suite de l’article de Clara Delpas sur le site de Novethic

Quinzaine des semences libres

De nombreuses organisations françaises participent à la quinzaine des semences libres : Kokopelli, le Réseau Semences Paysannes, la Confédération Paysanne, les femmes semencières, Fotosintesia, Graines de Troc, etc.

Retrouvez les informations sur la quinzaine des semences libres, et notamment l'enregistrement audio de la conférence de Vandana Shiva sur le site de cette quinzaine (lien ci-dessus).

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Vendredi 9 décembre 5 09 /12 /Déc 10:04

français Biodiversité : deux mondes en dialogue

chamane avec des lianes d'ayahuascaCC Howard G Charing 
 

Dans mon post précédent, j'ai évoqué les questions juridiques et éthiques relatives à l'usage des espèces natives et des savoirs indigènes sur celles-ci. Il a été question de la Convention sur la Diversité Biologique, de la notion de biopiraterie, et de la question de la propriété intellectuelle, notamment des brevets. Avant d'aborder les pratiques des entreprises en matière de partage des avantages relatifs à la biodiversité, je voudrais attirer l'attention sur une caractéristique du travail avec les peuples indigènes et certains peuples ruraux : la différence profonde d'approche de la nature, de l'humain, bref de l'univers, entre ces peuples et notre monde contemporain, qui domine les échanges économiques. Au cours des derniers siècles, le progrès technologique a permis un développement prodigieux des richesses matérielles et du bien-être de certaines parties du monde. L’organisation des échanges commerciaux et la pensée économique ont été les principaux outils de ce développement. Les facteurs techniques et financiers ont longtemps été les seuls à être pris en compte (travail, échanges, capital, profit, etc.), la nature ayant très longtemps été considérée comme une « externalité », c'est-à-dire un réservoir quasi-inépuisable de ressources, et un puits pour les déchets de tout type. Les industries de la nutrition, de la santé et du bien-être elles-mêmes ont été conditionnées par ce modèle.


                                       CC RDECOM

La video pédagogique "The story of stuff" d'Annie Léonard explique bien ce fonctionnement linéaire de l'économie, que l'on sait dépassé. Pourtant, le modèle a longtemps été appliqué par les industries cosmétiques, motivant une campagne de la pédagogue dans son pays, les Etats-Unis. Certes, celle-ci se réfère au marché nord-américain, moins protecteur du consommateur que le marché européen, mais la réalité mentionnée témoigne d'une réalité largement répandue dans le secteur : la plupart des produits cosmétiques contiennent un cocktail élevé de produits chimiques, dont seuls 20% ont été testés pour leur innocuité.

 


"The story of stuff" d'Annie Leonard  - avec sous-titres français

Pourtant, un grand nombre des substances utilisées dans les industries liées à l'alimentation et au bien-être, qu'elles soient issues de la pétrochimie ou des écosystèmes, sont brevetées par les entreprises qui en font le premier usage. Cette réalité est particulièrement décalée pour ce qui concerne l'usage des plantes et procédés connus de longue date par des populations locales. Mais le droit de propriété intellectuelle ne protège, à quelques exceptions près, que les connaissances écrites et reconnues comme scientifiques. Ainsi, toutes les connaissances traditionnelles sur l'environnement et son usage, transmises oralement de génération en génération, peuvent être facilement appropriées par des entreprises privées. Sauf lorsque les Etats, à l'instar de l'Inde, de la Chine ou du Pérou, ont mis au point des législations et des bases de données démontrant l'antériorité et décrivant ces connaissances traditionnelles. Cette réalité d'une économie linéaire (produit - consommation - déchets) est à l'opposé d'un modèle respectueux des écosystèmes et des personnes (producteurs et consommateurs).

A l'opposé de ce fonctionnement productiviste, et dirigé principalement vers la production, l'économie des peuples autochtones et encore de beaucoup de peuples ruraux est circulaire. Ces peuples ont gardé une compréhension du monde dans laquelle l'être humain et ses activités sont totalement intégrés aux forces de la nature et de l'univers. Pour celle-ci, il n’existe aucune coupure entre le monde physique, le monde naturel et le monde humain. La sphère des échanges inclut aussi bien les animaux, les plantes et même les minéraux que les êtres humains. Ce que nous percevons comme des rituels magiques participe souvent ainsi à la volonté de maintenir un équilibre entre ces différents éléments de l’univers, que chaque peuple traduit dans son mode de croyance. Cette approche, bien qu’imprégnée de symboles et de mythes, correspond beaucoup mieux à la dynamique réelle du monde vivant que la vision mécaniste qui domine le monde économique. Elle s'appuie sur une connaissance très fine du milieu naturel : espèces, sols, climat, etc.

Ainsi, certains peuples de la forêt connaissent l'usage de 200 à 450 plantes utiles. Ils ont appris à neutraliser le poison contenu dans le manioc pour en faire un aliment de base, ou au contraire à déclencher la substance active de l'ayahuasca, une liane amazonienne qui donne une boisson au pouvoirs psychotropes. Les peuples autochtones ne considèrent pas ces connaissances comme leur propriété, mais comme le résultat d'une transmission qui leur a été faite par des forces de la nature ou de l'univers. Malgré tout, la notion d'économie circulaire s'impose progressivement comme un cadre répondant aux impasses de l'économie linéaire qui domine le monde contemporain. Celle-ci vise à optimiser les flux d’énergie et de matière, en minimisant leur consommation, et surtout en optimisant les rejets. Les filières qui travaillent sur des produits naturels, ou mieux biologiques, ont une longueur d'avance dans la transition vers une économie circulaire. En effet, elles ne rejettent en principe pas de substance toxique dans l'environnement. Reste à prêter attention également aux transports et à l'emballage.

Mais on ne peut pas parler d'économie circulaire sans prendre en compte les communautés qui participent aux écosystèmes locaux. En effet, celles-ci ont souvent contribué à la préservation et même à l'évolution d'écosystèmes que nous percevons comme sauvages, comme les forêts primaires, les systèmes côtiers, les steppes ou la banquise. Et les connaissances que ces peuples ont des écosystèmes locaux a une valeur économique importante pour les entreprises qui l'utilisent, y étant autorisées ou non. Ainsi, une entreprise peut économiser de 300 à 400 tests sur des plantes prises aléatoirement afin de découvrir des propriétés intéressantes, si elle s'intéresse aux savoirs des peuples autochtones et locaux. On comprend dès lors que l'appropriation de ce savoir sans accord ni retour à la communauté est illégitime.

Dans les parties suivantes de cette série d'articles, nous examinerons quelques bonnes pratiques en matière de partage équitable, et questionnerons l'utilité des labels pour les identifier.

Rappel : Vous pouvez écouter deux interviews sur le sujet : L'une sur Aligre FM, à l'émission "Voix contre oreille" le 6 octobre 2010 (60 minutes) : Ecouter ici.

L'autre le 20 mars avec le Pasteur B. Stehr, sur Fréquence Protestante (30 minutes). Ecouter ici.

Pour l'une et l'autre interview, une nouvelle fenêtre s'ouvrira dans votre navigateur, que vous pourrez fermer après avoir écouté l'interview.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Développement durable - Sustainable Development - Communauté : La communauté des communautés
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Samedi 3 décembre 6 03 /12 /Déc 23:53

[En] How do the Cosmetic, Ingredients and Food industries ensure that their quest for novelty doesn’t create a gap in their relations with local indigenous and rural provider communities? The Convention on Biological Diversity creates new rules on access and benefit sharing. But there is more than compliance to create win-win relationships. Find out why and how by viewing the conference below.

[Fr] Comment les entreprises cosmétiques, d'ingrédients ou alimentaires peuvent-elles s'assurer que la recherche de l'innovation ne créé pas une faille dans les relations avec les communautés indigènes ou locales qui les fournissent ? La Convention sur la diversité biologique créé de nouvelles règles d'accès et de partage des avantages. Mais, pour créer des relations gagnant-gagnant, la conformité à ces règles n'est pas suffisante. Regardez cette conférence pour comprendre pourquoi.

 


Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : La communauté des communautés
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Samedi 17 septembre 6 17 /09 /Sep 15:29

Introduction à la notion de biodiversité et de partage équitable de ses ressources

Biodiversité tropicale
Biodiversité tropicale

Les scientifiques, comme les entreprises pharmaceutiques, cosmétiques et certaines entreprises agro-alimentaires, mais aussi les peuples traditionnels, savent que la diversité biologique est une source de richesses extraordinaire pour les sociétés humaines. Selon certains scientifiques, jusqu'à 94% des médicaments les plus vendus ont un principe actif qui trouve son origine dans le milieu naturel, généralement une plante, dont l'usage est connu depuis longtemps, ou bien a été identifié par l'industrie. Mais cette diversité biologique - celle des écosystèmes, des espèces et des gènes - est particulièrement importante dans les pays tropicaux, comme le montre la carte ci-dessous :

Or les peuples dits autochtones, ceux dont le mode de vie dépend étroitement depuis des siècles d'un équilibre subtil avec leur milieu naturel, ont développé une connaissance pratique approfondie de la diversité biologique, ou biodiversité et de ses usages pour l'être humain (alimentation, thérapeutique, cosmétique). Cette connaissance, transmise et enrichie oralement de génération en génération, a une valeur incommensurable, mais bien réelle lorsqu'elle est transférée sur le marché, lors du développement de certains produits pharmaceutiques ou cosmétiques.

Ce transfert peut être souhaité et contrôlé par la communauté qui détient cette connaissance, ou bien elle peut être subie et opérée dans des conditions illégales ou illégitimes. Dans ce dernier cas, les communautés indigènes et certaines ONG parlent de biopiraterie, qui est une forme d'"appropriation et exploitation commerciale, dans des conditions jugées illégales ou inéquitables, de ressources biologiques ou génétiques propres à certaines régions".

On peut distinguer trois formes de biopiraterie : celle qui vise l'exploitation de la ressource elle-même, comme dans le cas de l'appropriation du nom "riz basmati" par une entreprise américaine dans les années 1990, celle qui s'opère sur l'héritage et la propriété intellectuels et culturels d'un peuple sur ses ressources, dont les nombreux cas sont développés ci-dessous, et la piraterie économique, qui désigne la manque à gagner des peuples et communautés se voyant spoliés des opportunités de valoriser eux-mêmes leurs ressources et les connaissances associées. Les cas de biopiraterie se sont malheureusement multipliés après que fut octroyé pour la première fois dans les années 1980 un brevet sur une espèce vivante (un micro-organisme) aux Etats-Unis.

Parmi les cas emblématiques figurent le neem, une huile extraite d'un arbre, le margousier, dont l'usage comme pesticide naturel est connu depuis des siècles en Inde, et avéré dans des textes anciens et modernes. Malgré cette antériorité avérée localement, une entreprise américaine avait déposé dans les années 1990 plus de 80 brevets sur l'usage de cette plante comme biopesticide. Il a fallu dix ans de lutte d'organisations de la société civile d'Inde et d'Europe pour que ces brevets soient retirés. Plus récemment, des plantes d'Afrique australe, le Hoodia, une plante coupe-faim, et le Pelargonium du Cap, ont fait l'objet de dépôts de brevets abusifs, eux aussi finalement abrogés. L'Amérique latine n'est pas en reste, avec l'ayahuasca, une plante sacrée d'Amazonie, le sacha inchi, utilisé pour des peuples du Pérou, et plus récemment encore la maca, fortifiant sexuel connaissant un boom extraordinaire sur certains marchés.

Sur le plan légal, la Convention sur la Diversité Biologique (1993) fait de la valorisation de la biodiversité un moyen de sa préservation. Deux de ses principes fondamentaux sont conçus pour équilibrer les intérêts des entreprises avec ceux des « communautés autochtones et locales ». Il s'agit du consentement préalable en connaissance de cause (CPCC) pour l’accès aux ressources génétiques, et le partage des avantages (APA) découlant de leur exploitation raisonnée. La mise en pratique de ces principes s’est avérée assez complexe et progressive, la dernière conférence des parties à Nagoya (2010) ouvrant la voie à un régime international pour l’APA. Les Etats nationaux sont responsables pour la traduction des principes de la CDB dans leurs législations nationales.

La question des brevets sur le vivant est au coeur d'interprétations divergentes de la CDB et des pratiques s'en réclamant. Une partie des acteurs économiques voient dans les brevets un mode de création de valeur, pouvant être partagé ensuite par des accords APA. D'autres considèrent que les conditions d'inventivité requises par le droit des brevets sont peu souvent remplies dans le cas des produits naturels dont l'usage est connu depuis des siècles. Dans ce cas, la recherche et développement des entreprises ne ferait que confirmer modestement les résultats obtenus par les cultures autochtones. Seul un respect strict des conditions de consentement préalable en connaissance de cause et du partage des avantages permet d'envisager des relations commerciales avec les producteurs et les communautés ayant développé un rapport d'équilibre avec la biodiversité locale et des connaissances ayant des applications utiles.

A suivre : les bonnes pratiques en matière de partage des avantages relatifs à la valorisation de la biodiversité.

Nous avons réalisé deux interviews sur le sujet :

L'une sur Aligre FM, à l'émission "Voix contre oreille" le 6 octobre 2010 (60 minutes) : Ecouter ici.

L'autre le 20 mars avec le Pasteur B. Stehr, sur Fréquence Protestante (30 minutes). Ecouter ici.

Pour l'une et l'autre interview, une nouvelle fenêtre s'ouvrira dans votre navigateur, que vous pourrez fermer après avoir écouté l'interview.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Mardi 2 août 2 02 /08 /Août 19:26

"L'herboristerie est un métier qui consiste à délivrer des plantes médicinales, toujours de premier choix, récoltée dans l'année (...)." nous disait en 1979 M. Laruelle, un des derniers herboristes de Paris. Il consiste à acheter des plantes à pouvoir médicinal, les préparer et les commercialiser. Les spécialistes de ce métier en voie de disparition avaient, avant-guerre, un pouvoir de prescription.

 

Une exposition avait été consacrée cette année-là à l'histoire de l'herboristerie à Saint-Quentin-en-Yvelines (78), permettant d'évaluer les racines et l'importance de ce métier ancien. Les archives de l'INA nous permet d'avoir accès aux explications (voir vidéos ci-dessous).

L'herboristerie trouve son origine dans les jardins botaniques, avant même le développement de la médecine soignante. On découvre le pouvoir de nombreuses plantes, pouvoir médicinal, mais aussi dangers de certaines d'entre elles.

 

 

Histoire de l'herboristerie (partie 1/2)

 

 

On retiendra que le métier d'herboriste a été supprimé par décret par le ministre de la santé du régime de Vichy le 11 septembre 1941, alors que 4500 herboristes officiaient encore en France, contre une centaine réellement actifs en 1979, et une poignée aujourd'hui.  En Allemagne, il existerait plus de 15 000 herboristes, et plus d'herboristes que de pharmaciens en Suisse.

Pour certains observateurs, le savoir des herboristes a été ainsi confisqué de facto par les pharmaciens et les laboratoires. Seules 148 plantes médicinales sont autorisées à la vente en pharmacie (34 seulement jusqu'en 2008, lorsque leur nombre a été élargi) ou hors pharmacie, mais sans indication thérapeuthique. Les herboristes se fournissent actuellement davantage à l'étranger, dans les pays du Sud, qu'en France, même s'il existe des plantes aux principes actifs importants sur le territoire national.

Histoire de l'herboristerie (partie 2/2)

 

 

Dans la vidéo ci-dessus (2), l'herboriste commente un mélange fait sur ordonnance personnalisée d'un médecin avec ici du bouleau, de fume-terre, du gui, de l'aubépine, de la racine de fraisier, mélisse, etc.

 

pharma-herboristerie

Le pouvoir de prescription des herboristes a été supprimé en 1941, au profit des pharmaciens.

Aucune formation officielle d'herboriste n'existe en France. Auparavant, le diplôme d'herboriste était délivré par les facultés de pharmacie, sur un examen qui consistait à reconnaître entre 150 à 200 plantes, et au moins 110. Une "association pour le renouveau de l'herboristerie" prodigue une formation privée sur deux ans, supposément reconnue par le rectorat, mais cette allégation demande à être vérifiée et précisée.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods
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Lundi 27 juin 1 27 /06 /Juin 12:06

Two weeks ago, I was lucky to present my current research on business alternatives to biopiracy at the conference of the European Society of Ecological Economics in Istanbul in a speciall session on Business and Sustainability. The audience was quite knowledgeable on the legal aspects (the Convention on Biological Diversity), but interested by the cases and analysis presented.

This is part of a research I am doing on the relationship between carriers of traditional knowledge and private businesses.

While it is clear that the conceptions of knowledge carried by local or indigenous communities contrast heavily with the framework of intellectual property rights, as defined by the TRIPS agreement of the World Trade Organisation, and the patents model, innovation can emerge from the confrontation of those contrasting visions, as some of the example hereafter show.

 

I am currently writing a book on this same subject. I have an editor for the French version, to be published at the end of 2011. If you know or are an editor that may be interested for translating and publishing it in United Kingdom, United States of America or Canada, please contact me so that I will provide you more information.

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Jeudi 2 juin 4 02 /06 /Juin 12:36

La construction du barrage Belo Monte au Sud de l'état du Para, sur le rio Xingu, est étudiée depuis longtemps par les autorités brésiliennes, afin de répondre à la demande énergique de ce pays émergent en forte crossance

 

Il n’est pas étonnant que l’approbation de ce projet ait lieu au début de la présidence de Dilma Rousseff, dauphine de l’ex-président Lula. Avec Dilma, la politique "développementaliste" s'accélère (rappelons que la nouvelle présidente était ministre des infrastructures sous Lula). 

 

Quel est le bilan coût - bénéfices prévu par cet ouvrage ?

 

La vidéo ci-dessous en donne quelques éléments. Mais il est nécessaire, non seulement de transcrire et traduire les informations qu’elle donne, mais aussi de décripter ces informations. Nous proposons de le faire sous l’angle de l’économie écologique.

 

 

 

 

Le barrage de Belo Monte est conçu comme une réponse aux besoins énergétiques du pays, mais aussi comme opportunité pour les grandes entreprises.

Ce barrage est censé générer jusqu’à 11 233 mégawatts, soit 10% de l’énergie consommée au Brésil.

 

Des garanties ont été apportées quant aux conditions de travail et aux salaires pour les 20 000 ouvriers qui travailleront à sa construction. Les autorités veulent éviter les conflits du travail, présents à d’autres occasions.

 

Seul problème : ce barrage inondera 516 km2 occupés principalement par des écosystèmes naturels et 11 communes.

Selon le Conseil Indigène Missionnaire, 12 communautés indigènes seront affectées.

 

Certes, des compensations ont été demandées aux entreprises répondant aux appels d’offre qui marquent le premier pas de la mise en oeuvre de ce projet pharaonique, et les entreprises qui ont gagné les appels d’offre remplissent ou acceptent toutes les exigences demandées, et 23 exigences supplémentaires. Celles-ci prévoient, notamment, la construction de réseaux d’eau et d’asainissement pour les villages ou les populations affectées, pour un investissement total de 3,2 milliards de reais (1,39 milliards d’euros). Le coût total prévu pour la construction du barrage est de 19 milliards de reais (8,266 milliards d’euros). Mais on sait que les coûts de ce type de construction peuvent enfler fortement en cours de réalisation.

 

Curt Trennepohl, président d’Ibama, explique ainsi dans la vidéo ci-dessous qu’il y a des pertes sociales et environnementales d’un côté, et des gains de l’autre. C’est un argument assez étonnant pour quelqu’un dans sa position. Cet argumentaire, largement utilisé par les promoteurs du projet, a deux aspects : économique et juridique.

 

Sur le plan économique, il part de l’hypothèse dite de “soutenabilité faible” selon laquelle  le “capital naturel” peut être remplacé par un autre type de capital, par exempel ici du “capital social”. Outre le fait que cette hypothèse part d’un raisonnement économique néo-classique qui a montré ses limites, le postualt de substituabilité du capital naturel par une des trois autres formes de capital (économique, social, financier) est largement battue en brêche par toutes les autres disciplines scientifiques et par l’évolution de la prise de conscience dans nos sociétés.

 

Tout le monde s’accorde par exemple sur le fait que la catastrophe de Fukushima a causé des dommages qui ne sont pas mesurables économiquement, et qui s’ils l’étaient seraient incommensurables avec les avantages produits dans le passé par cette centrale. La non-substituabilité du capital naturel par le capital économique, social ou financier est l’hypthèse la plus raisonnable pour nos sociétés. L’hypothèse inverse revient à continuer à faire une confiance aveugle à la sphère technocratique et politique qui gouverne de nombreuses sociétés.

 

Or on sait bien que toute perte d'écosystème à l’échelle prévu par ce projet de barrage est irreversible, et représente une perte nette pour l'environnement et pour les pleuples qui y vivent. Cette relation entre les communautés locales et leur environnement est particulièrement étroite pour les peuples indigènes qui y vivent, et c'est une des raison pour laquelle il est important de souligner cet aspect.

 

Sur le plan juridique, les enjeux méritent d’être éclaircies.

Des représentants des autorités locales de l’état et des municipalités affectées, et des mouvements de la société civile opposés à la construction du barrage, comme “Xingu pour toujours”,  pointent un autre aspect, lié cette fait à une question de droit. Ils exigent en effet que les projets sociaux soient faits avant la construction du barrage.  Cet aspect n’est pas relevé par les journalistes brésiliens. En effet, les projets sociaux prévus en “compensation” du projet Belo Monte sont des obligations de l'état fédéral ou local, qui devraient être accomplies de toute façon. Elles ne peuvent donc pas être comptées comme gains fussent-ils sociaux du projet.

 

En conclusion, la réalisation du barrage de Belo Monte est un projet dont les coûts sociaux et environnementaux, probablement immenses, n’ont pas été discutés avec la population locale. Les bénéfices qu’il est supposé apporté représentent en réalité une dette sociale de l’Etat brésilien antérieure à la réalisation de ce barrage. On comprend donc la position des mouvements sociaux et indigènes qui s’opposent à sa construction. 

 

Sur le plan national, le bénéfice représenté par la production d’énergie serait incontestable, du moins dans le temps du rendement maximal de la construction. Par la suite il peut y avoir des problèmes d’ensablement, probablement des effets micro-climatiques non prévus pouvant provoquer de la sécheresse, etc. Comme en France, le Brésil est confronté à la hausse de la demande en énergie électrique, et à l’enjeu de financer les énergies pleinement renouvelables, sur des échelles petites et moyennes, plutôt que des formes d’énergie dommageables pour l’environnement.

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods
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Samedi 16 avril 6 16 /04 /Avr 01:14

 

Information on Bolivia is scarce in European newspapers and television. So I had to rely on other sources and documentaries to understand the situation there. It was worthwile, as I discovered the universal importance of the freedom movement that is happening there. Not only a Human Right's movement, as in the Arab World and other parts of the World, but also a movement of human freeing themselves from the illusion of dominating nature. A human and nature's freedom movement...

Evo Morales was brought up in 2005 as president by the peasants movement in Bolivia, counting for the poorer half of the population. It was the first time ever that an indigenous leader was at the head of the Bolivian state, even as the Aymara and Quechua account for roughly half of the country's population.  But soon, Evo and his government knew they had to balance the desire to respect Mother Earth, Pacha Mama, as the Campesinos know they should, with the realities of the country's unbalanced mining economy, which feeds, even marginally, its urgan poor population. 

David Choquehuanca, a member of the government, close to Evo Morales, confesses he and his colleagues don't have a roadmap or even a rough idea yet of how they will implement the promise behind their motto "industrialization that respects nature". And a huge gold mine which has been polluting for decades with cyanid the river that throws into the lake Titica had still not been closed. The government, however, has lowered private company's share of profit on the country's wealth from more than 50% to roughly 18% in all sectors. "Even like this, it must be a good deal, as those companies are staying in the country" says a member of the government in another documentary entitled "Campesinos", by two young French reporters.


A 24" documentary on Al Jazeera shows this contradiction quite well: in April 2010, Bolivia organized the World People’s Conference on Climate Change and the Rights of Mother Earth, which was a great symbolic success, at a moment where European flights were hindered by the explosion of an unpronounceable volcano from Island. David Choquehuanca speaks about mining, the differences between capitalism, socialism and Bolivia's movement, as well as of "balanced industrialization" :

 

 

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Modes de vie durables - Sustainable Livelihoods - Communauté : Je rêve d'un autre monde.
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Dimanche 13 mars 7 13 /03 /Mars 16:06

Vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 mars aura lieu la Troisième édition du Festival d’écologie urbaine et populaire au Centre Culturel Jean Vilar à l'Île-Saint-Denis. Parraîné par des personnalités engagées, comme José Bové, Pierre Rabhi, Patrick Viveret Marie-Christine Blandin ou Aurélie Trouvé, soutenu par une trentaine d'associations, ce festival est baptisé en trois lettres "Effet de CER - Cinéma - Ecologie - Résistances".

effetCER.png

Vous pouvez télécharger la présentation du festival sur cette page.

La programmation du vendredi est plutôt consacrée aux enfants et aux familles, tandis que le samedi et le dimanche sont vraiment deux beaux plats de résistance, dans la meilleure tradition. Samedi 19 mars, la carte blanche à l'association Autres Brésils a programmé deux documentaires du Brésil sur l'économie sociale et solidaire, que nous mettrons en perspective pour le public francophone, avant d'ouvrir le débat.

Le premier de ces films présente L'économie sociale et solidaire au Forum Social Mondial, l'année 2003, qui a été celle de la pleine participation de ce mouvement au forum de l'alter-mondialisme à Porto Alegre. Le second, intitué Du pain et un toit présente la création de deux coopératives par des hommes et des femmes construisant leurs propres conditions de vie. La première est "Le bureau du pain", la seconde "Construire facilement". On devine aisément derrière ces titres leurs spécialités. Pour reprendre une belle image du montage, le pain et les matériaux de construction sont des pates qui construisent la dignité de ces personnes modestes du Brésil. Le CEDAC, une ONG locale, est spécialisée dans l'appui à ce type d'initiative, et la formation de leurs porteurs de projet.


En France, la pauvreté est moins répandue, bien qu'elle s'étende de façon inquiétante, mais l'économie sociale et solidaire représente également un moyen d'"insertion" ou simplement une façon de vivre les relations de travail, qui offrent une alternative soit au chômage soit au salariat conventionnel. C'est ce qu'illustrera, en soirée, le film Entre nos mains, ou la conception in vivo d'une coopérative ouvrière de production dans notre pays.

Deux films à portée plus internationale ponctuent l'après-midi : Indices de Vincent Glenn questionne le Produit Intérieur Brut dans sa fonction de boussole quasi-universelle de l'économie, et La fin de la pauvreté cherche les racines de ce problème. Un débat suivra également cette session.

La journée de dimanche sera consacrée aux Réalisations du développement durable, aux Villes en Transition, et à d'autres aspects du renouveau urbain (au sens non technocratique du terme). Un bon week-end en perspectives !

 

 

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Droits économiques, sociaux et culturels - Communauté : Interculturel
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Dimanche 20 février 7 20 /02 /Fév 15:29

La Fédération Artisans du Monde a organisé un atelier sur le Commerce équitable Sud-Sud au Forum Social Mondial qui s'est tenu au début du mois de février à Dakar, au Sénégal.

 

Pour des questions d'organisation, l'atelier n'a pu être retransmis en direct comme prévu. Mais les questions posées sur le site d'EkitInfo ont bien été relayées pendant l'atelier. J'avais fait quelques commentaires, donné des précisions et formulé quelques questions sur le commerce équitable Sud-Sud sur Ekitinfo, en commentaire de cet article.


J'avais proposé la mise en place d'une terminologie précise pour le commerce équitable Sud-Sud, expression de plus en plus populaire, mais large et vague. Je proposais aux organisations de s'accorder sur différents niveaux de commerce équitable, en plus du commerce Sud-Nord, par exemple :

 

  • Commerce équitable domestique : producteurs et consommateurs d'un même pays (similaire au Sud à ce qu'on appelle commerce équitable Nord-Nord pour les pays du Nord).


  • Commerce équitable régional, permettant de créer des liens de solidarité entre pays voisins (par exemple entre producteurs et consommateurs d'Amérique Centrale, ou d'Afrique de l'Ouest), là où les accords d'intégration régionale n'ont pas montré leur efficacité sociale.


  • Commerce équitable inter-régional, entre producteurs et consommateurs de pays du Sud très éloignés les uns des autres, par exemple d'Amérique latine et d'Afrique de l'Ouest.

Et de ne pas oublier la dimension politique, fondamentale à toutes ces échelles.

 

Les réponses, précises, de la Fédération Artisans du Monde figurent dans ce nouvel article sur EkitInfo. Je me permets de reprendre certaines conclusions de la fédération, convergente avec ce que nous avions suggéré :

 

Bien conscients du décalage entre les initiatives, africaines, indiennes et sud-américaines, nous avons parlé de trois niveaux de commerce sud sud : local, sous-régional et international.

 

Nous [la Fédération Artisans du Monde] avions d'ailleurs des représentants d'organisations qui ont déjà travaillé en ce sens (...) [sur les trois continents du Sud].

 

Nous avons préféré travailler à partir des filières (alimentaires/cosmétiques, artisanat, textile) qui présentent également des problématiques différentes. Mais globalement, nous avons identifié les mêmes défis pour avancer sur le commerce équitable Sud sud :

 

Politique
1/ nécessité d'accompagner les citoyens-consommateurs au sud (sensibilisation/éducation)
2/ des actions fortes de plaidoyer auprès des gouvernements pour promouvoir les initiatives.

 

Commercial
3/ création de valeur dans la chaine commerciale
4/ travail en filières intégrées (y compris la transformation)
5/ accès au marché

 

Structurel
6/ accès aux financements
7/ infrastructure et logistique (routes, eau, électricité)
8/ création de réseaux/plateformes

 

Par Pierre W. Johnson - Publié dans : Commerce équitable - Fair Trade - Communauté : Chroniques du temps présent
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